Les enfants de la colonie.

Canvas Serie: six lettres ouvertes concernant les enfants de la colonie par l'auteur P. Van Bost.

Logo Congo-1960

Canvas Serie: six lettres ouvertes concernant les enfants de la colonie par l'auteur P. Van Bost.

Voir la serie sur canvas elle est traduite en français pour vous par la vrt donc tout le monde a acces a cette serie à suivre le lien suivant: https://www.vrt.be/vrtnws/fr/dossiers/2018/11/les-enfants-de-la-colonisation.
L'héritage des «Banoko»
 Un bilan de la colonisation 
Auteur Pierre Van Bost Pour ceux qui ne seraient pas au courant, sur Canvas il y a eu six émissions consacrées aux "Enfants de la 
colonie". [Kinderen van de kolonie]  https://www.canvas.be/kinderen-van-de-kolonie (nl).  Je m'étais proposé pour participer à l'émission, mais après une entrevue  de 2 h ils ont jugé que ma vision de la colonie ne cadrait pas avec leur émission.   
Pierre Van Bost est l'Auteur du livre: L'héritage des «Banoko».   J'ai vu le débat au sujet de cette émission dans le programme ; "De  zevende dag". A table il y avait deux activistes anticoloniaux Belges  d'origine congolaise, un journaliste néerlandais, super progressiste, et le pauvre Herman de Croo qui se retrouvait seul contre trois. Je n'en  dit pas plus, mais avant de regarder l'émission, attachez vos  ceintures et prenez un calmant. Quand en début d'année la VRT avait annoncé vouloir faire une série  d'émissions sur les « kinderen van de kolonisatie » [enfants de la colonisation] à l'instar du reportage qu'ils avaient fait sur les «  kinderen van de collaboratie » [enfants de la collaboration], émission  que j'avais trouvée intéressante et bien faite, je me suis proposé pour  participer à l'émission. L'idée était de faire voir dans quelles mesures  le choix fait par nos parents de partir en Afrique ont influencé nos vies. 

Commentaires à chaud sur l'émission de la VRT du mardi 1er janvier 2019, 
consacrée aux «Enfants de la colonie». 
 

sixième épisode voir la video : Le passé colonial entouré de mythes  (acces pour l'Europe)

Attention les vidéo on line ne serons plus diponible a partir du 31 janvier !

Comme il fallait s'y attendre cette émission est le bouquet final du feu d'artifice que constitue cette série, de quoi bien commencer l'année nouvelle.

La semaine dernière j'avais annoncé : « un débat dont les participants sont un ramassis de professeurs plus anticolonialistes les uns que les autres, dont M'Bokolo, plus haineux que jamais ». Je dois corriger cette annonce, car il ne s'agit pas d'un débat, mais d'un collage d'extraits d'interviews avec un ramassis de pseudo-historiens plus anticolonialistes les uns que les autres.
Pourquoi me permets-je de considérer que ces honorables professeurs sont de pseudo-historiens ? Car tous, sans exception, portent un jugement sévère sur le passé colonial de la Belgique. Or, un historien est un scientifique qui rapporte des faits, sans prendre parti ni porter un jugement, pour la bonne raison que la morale et les valeurs d'autrefois ne correspondent pas à celles d'aujourd'hui. Ces professeurs sont avant tout des activistes avant d'être historiens. Je me permets de mettre en doute leur intégrité.

L'émission commence par rappeler qu'on a toujours donné une image idyllique de la colonisation où de bons Blancs allaient apporter la civilisation à des sauvages. Comme selon les réalisateurs, il n'y a pas eu d'analyse critique de la colonisation après 1960, pendant des décennies les mythes civilisateurs de la propagande coloniale sont restés vivants : Léopold II a créé le Congo, il y a apporté la civilisation, il a libéré le pays de l'esclavage,    … mais la réalité qui nous a toujours été cachée est toute autre. Il aura fallu attendre 1998 pour qu'Hochschild avec son livre, « Les fantômes du roi Léopold - Un holocauste oublié », dévoile la vérité.

L'émission qui stigmatise la propagande coloniale n'est rien d'autre que de la propagande anticoloniale. Elle applique à merveille le principe : « Faites ce que je dis, mais pas ce que je fais ! ».

Il est impossible de rapporter toutes les absurdités exprimées au cours de cette émission.
En voici un échantillon:
Prof. Dr. Idesbald Goddeeris, né en 1972, enseigne l'histoire coloniale à la KU Leuven, conseiller technique de la série :
-     Si la colonisation va au sujet de l'enrichissement économique, elle a assez bien réussi; si elle va au sujet de la christianisation, elle a en grande partie réussi, si elle va au sujet de la création d'une société nouvelle, elle a échoué, car 60 ans après son indépendance le Congo est un état raté. Bien sûr, cela n'est pas seulement du à la colonisation, mais le passé colonial joue un rôle, ainsi que la politique de la Belgique, après 1960.
-     Le passé colonial reste sensible car beaucoup d'événements ne s'accordent pas avec nos valeurs, car il s'est passé des choses qu'on ne peut défendre, auxquelles on ne peut donner une place, comme l'exploitation, le racisme, les pillages… les millions de morts. 

Commentaires:

Si le Congo est un état raté, c'est à cause d'une décolonisation inconsidérée. En 50 ans de colonisation il était impossible de faire passer les Congolais de l'âge de la préhistoire à l'âge moderne des fusées interplanétaires, la période d'écolage était bien trop courte. L'indépendance du Congo est un accident historique. Contrairement à ce qu'affirmait Lumumba, elle n'a pas été conquise de haute lutte par le peuple congolais, mais elle est le résultat du contexte international de la Guerre Froide. Le Congo en 1960 était un pays moderne, parfaitement équipé, l'indépendance à tout détruit et il ne reste plus que des ruines de ce qui fut. On peut comparer le Congo en 1960 à un avion qui décolle, en plein décollage des inconscients ont coupé les moteurs, le crash était inévitable et de l'avion il ne reste que des débris et on ne peut reconstruire un autre avion avec ces débris. On peut dire que pour le Congo l'acquis de la colonisation a ainsi été perdu ! 

J'aimerais que ce professeur nous explique comment les quelque 2.000 individus formant le contingent des Blancs au Congo du temps de l'E.I.C. ont pu causer la mort de millions de Congolais. De la part d'un professeur, soutenir la thèse de l'élimination de millions de Congolais par les pionniers de l'E.I.C. est une monstruosité intellectuelle.

Prof. Dr. Guy Vanthemsche, né en 1958, enseigne à la VUB, conseiller technique de la série.

-     On peut dire que la colonisation est le viol d'une communauté par une autre. Dire que la colonisation a aussi des aspects positifs revient à dire que l'enfant issu d'un viol à quand même de beaux traits.
Commentaires:

C'est un comble pour un professeur d'université qui semble ignorer que le monde s'est développé grâce à des colonisations successives. Nous sommes alors tous des enfants de viols et nous sommes donc tous logés à la même enseigne  !.
 
Prof. Dr. Elikia M'Bokolo, né à Léo en 1944, Lumumbiste et anticolonialiste notable, enseigne l'histoire à l'Université de Kinshasa:

-     Vous avez quand même fait des saloperies au Congo.

-     Le discours de Lumumba était le refus du système injuste que les Congolais ne pouvaient plus supporter. Face audescendant de Léopold II, Lumumba a dit : ce que vous avez fait ici, cette parenthèse est fermée. Nous allons faire autre chose.
-     Nous avons découvert que la propagande coloniale était d'une habilité extraordinaire… les Belges avaient le Congo surleur table à manger, ils avaient le Congo dans leur chambre, ils avaient le Congo dans leur  salle de bain et donc ce matraquage fait qu'ils n'ont jamais compris ce qui s'est passé au Congo. En 1960, les Belges dans leur grande majorité étaient totalement acquis à l'idée coloniale.

-     La vraie histoire du Congo, c'est à partir du Congo qu'il faut l'écrire et pas à partir du point de vue des Belges.

-     Est-ce que la Belgique, telle qu'elle est aujourd'hui serait la Belgique si elle n'avait pas eu le Congo?

Commentaires: M'Bokolo dit vraiment n'importe quoi. Contrairement à ce qu'il raconte, il y a toujours eu en Belgique une forte opposition à la colonisation. Déjà du temps de Léopold II les socialistes étaient opposés à son entreprise coloniale. Emile Vandervelde a soutenu la campagne anticoloniale anglaise de Morel. Plus tard, l'idée d'indépendance a jaillie en Belgique [Van Bilsen] et les Congolais qui visitèrent l'Expo 58 à Bruxelles furent endoctrinés par des conférences organisées par Van Bilsen et son Groupe Mazorati et par le groupe de Présence Africaine animé par Van Lierde. 
Je suis d'accord que c'est aux Congolais d'écrire leur histoire nationale, mais je ne suis pas d'accord que nous Belges la fassions nôtre. Notre révolution de 1830 est vue différemment de part et d'autre de la frontière belgo-hollandaise et il n'y a pas de raison de changer cela. L'Histoire est toujours différente selon l'optique avec laquelle on la regarde.
Quant à sa réflexion : « est-ce que la Belgique… si….», avec des si on mettrait Paris en bouteille.

Prof. Dr. Isidore Ndaywel, né en 1944, historien, Prof d'université, membre correspondant de l'Académie royale belge des sciences d'outre-mer

-     Les populations locales n'étaient pas des êtres humains, on pouvait taper dessus:

-     L'agriculture qu'on a développée est une agriculture d'exportation, ce sera le coup de massue sur l'agriculture, parce que ce sera une agriculture forcée et ça va discréditer jusqu'à aujourd'hui le travail agricole.  L'agriculture est une punition et c'est un des points faibles qui nous rattrape aujourd'hui… la misère congolaise ne serait pas essentiellement alimentaire, comme nous le constatons aujourd'hui.

-     Pour les Congolais, Lumumba a été tué par les Belges :

-     Parlant des Congolais qui regrettent l'époque coloniale, il rétorque ; ils ont oublié la chicotte… je peux dire que j'ai vu, c'était très dur rien que de voir, affreux de voir un homme, un chef de famille qui est attrapé, on        lui fait descendre le pantalon, on le tient par terre et on le fouette, et on dit 35 coups.

Commentaires: Il y avait au Congo deux sortes d'agriculture, une agriculture européenne basée sur de grandes exploitations destinées au traitement industriel ou à l'exportation, et une agriculture indigène centrée principalement sur les productions alimentaires. Cette dernière a été développée de façon scientifique afin d'éviter les disettes pour nourrir les Congolais à leur faim. Avant 1960, la production alimentaire permettait même d'exporter des surplus de denrées alimentaires. Après l'indépendance, les Congolais ont retrouvé leurs atavismes et ne produisirent plus que pour leurs besoins personnels à court terme. Six mois plus tard, le monde devait apporter une aide alimentaire au Congo et il en est encore ainsi aujourd'hui.  
Pour ce qui est de la chicotte, vu l'année de naissance du professeur, s'il a jamais assisté à une séance d'application de la peine corporelle, ce doit être dans les années 1950 ; à l'époque la peine maximale applicable était de 12 coups de fouets. Notons encore que cette peine n'était applicable par des juridictions indigènes. Elle était aussi utilisée comme sanction dans des prisons et à l'armée. 

Dr. Bas De Roo, licencié en histoire, spécialiste de l'histoire de l'Afrique et de la colonisation belge, conseiller technique de la série, travaille pour le « Geheugen Collectief », organisme dont le but est de vulgariser l'histoire.
Je n'ai rien relevé de ce qu'il disait, car il parlait très mal et je ne le comprenais pas
 
Dr. Jean Omasombo, docteur en science politique (ULB 1987, doit être né vers 1960), chercheur au Musée de l'Afrique Centrale à Tervuren :

-     Parlant des discours du Roi et de Lumumba, il dit : en réponse au Roi qui signalait que Léopold II avait tout donné, Lumumba a répliqué: moi je n'ai connu que des blâmes, on a violé ma mère, on a tué mon père, vous avez tout rasé, vous avez tout pris, j'ai été humilié parce que j'étais Nègre.

-    Léopold II n'a pas hésité a utiliser dans son entreprise les ex-esclavagistes. Pour mon grand-père et mon arrière grand-père les Arabo-swahili prenaient les gens de leur village pour aller les vendre, ils étaient des esclaves. Léopold II a fixé ces gens dans leurs villages pour les soumettre au même type de travail.

On a trop souffert ! On a trop souffert !

-    N'oublions pas que c'était pratiquement de l'apartheid au Congo Belge et n'oublions pas que la plupart des gens qui ont eu a gérer le Congo, avant d'aller au Congo ils passaient par l'école d'Anvers et beaucoup même passaient par l'Afrique du Sud avant d'aller au Congo. C'était des gens qui étaient moulus (sic) dans un contexte où ils n'arrivaient plus à voir ce qu'ils faisaient…

-    Quand j'entends aujourd'hui dire : voila la situation du Congo, si on serait resté ça aurait été meilleur. Qu'est ce que ils savent de ce que a été le colonisation ? Ce que moi je ressentais ? Ca ne va pas, il faut le dire, mais hier c'était mauvais.

-    Nous devons souligner que l'indépendance du Congo a surpris et les belges et les Congolais. C'est dans l'histoire du monde l'indépendance la plus rapide, c.-à-d. au moment où on la voit arriver, elle est déjà là..

Commentaires: Omasombo a une façon bien particulière de présenter l'histoire… ce doit être propre aux chercheurs de l'Afrika Museum de Tervuren.
Sa façon de décrire l'endoctrinement à l'apartheid des futurs agents du Congo en leur faisant faire un séjour en Afrique du Sud… est du plus haut ridicule.
Omasombo prétend avoir souffert de la colonie alors qu'il ne l'a pas connue.
Concernant l'indépendance, d'après Omasombo, les Congolais n'ont pas vu l'indépendance arriver, ce qui dément les belles théories de luttes pour l'indépendance développées par ses confrères congolais.… 

Conclusions

Les réalisateurs de ces émissions ont fait un beau reportage de propagande anticolonialiste et anti-belge. Avec l'aide d'un ramassis de professeurs, dont plusieurs furent conseillers technique de la série, les organisateurs ont tenté de démontrer aux Flamands que la colonisation belge fut un calvaire pour les Congolais.

Pour ce faire, ils ont mis l'accent sur deux périodes particulières : la période de l'E.I.C. et celle de l'Indépendance et de la mort de Lumumba. Pour ce dernier sujet, Ludo De Witte fut bien sûr consulté.

Mais, qu'il y ait eu ou non des atrocités commises au temps de l'E.I.C. et que les Belges aient ou non tué Lumumba, ces deux épisodes ne caractérisent pas la période coloniale qui s'étale sur les cinquante années qui séparent ces deux épisodes.
Quand bien même cette colonisation fut une entreprise mercantile, cela n'empêche pas qu'avant l'arrivée des Belges les populations indigènes de l'Afrique Centrale étaient des êtres primitifs, courant nus ou presque,  aux mœurs sauvages, la plupart étaient cannibales, ils ignoraient l'écriture, ne connaissaient pas la roue, ni la citerne, ni la poulie, ni l'engrais, elles n'avaient ni bête de trait, ni bêtes de selles, ni bêtes de somme. Leur espérance de vie était fort limitée.
En 50 ans, la colonisation a changé cela. Elle a soigné ces populations, les a vêtu, les a instruites, leur a apporté la civilisation occidentale. M'Bokolo, Ndaywel, Omasombo, ne seraient jamais devenus ce qu'ils sont aujourd'hui sans la colonisation. Le moins qu'on pourrait attendre d'eux, si ce n'est pas de la reconnaissance, c'est d'admettre qu'il en est ainsi. Mais, ce qui se pardonne le plus difficilement ce sont les services rendus, dixit Voltaire.
Cette série, réalisée avec le soutien de l'Aide belge au développement, fait partie d'un vaste complot orchestré par les plus hautes instances du pays. Elle fait suite à l'exposition « Votre/Notre Congo - la propagande coloniale dévoilée », organisée en 2014 au Musée Belvue avec le soutien de la Fondation roi Baudouin, exposition depuis itinérante proposée aux écoles de Belgique et du Congo. Vint ensuite, en 2017, un tournoi d'éloquence organisé par l'Académie Royale de Belgique, puis en dernier lieu, la transformation du musée colonial de Tervuren en un musée africain anticolonial. Le leitmotive de ces manifestations est le même, dénoncer la propagande coloniale qui a infusé les esprits de générations entières en Belgique et au Congo. Elle a créé des stéréotypes qui ont forgé les esprit dont seraient victimes actuellement les Congolais de la diaspora en Belgique. Pour combattre ces stéréotypes il faut combattre la propagande coloniale, et pour combattre la propagande coloniale il faut combattre la colonisation. Je maintiens et je signe que si les Congolais de la diaspora ont un complexe d'infériorité ils doivent faire un travail sur eux-mêmes, plutôt que d'exiger que le monde autour d'eux change et que l'on réécrive l'Histoire à leur manière.

Veldhoven, le 3 janvier 2019

© Pierre Van Bost 

Vers les autres lettres ouvertes

Source VRT sixième épisode : Le passé colonial entouré de mythes

(Video on line Europe jusque le 31-01-2019)

Sixième épisode : Le passé colonial entouré de mythes
Au fil des cinq premiers épisodes de la série documentaire "Les enfants de la colonisation" de Canvas, une vingtaine de témoins en Belgique et en RDC ont évoqué le Congo à l’époque coloniale, l’indépendance et la manière dont l’héritage colonial a influencé leur propre vie.

Le sixième et dernier épisode de la série donne la parole à six experts congolais et belges, à savoir le professeur Idesbald Goddeeris de l’Université catholique de Louvain (KU Leuven), le professeur Elikia M’Bokolo de l’Université de Kinshasa, le professeur Théodore Ndwadywel de l’Université de Kinshasa, Bas De Roo du Geheugen Collectief, Jean Omasombo du Musée d’Afrique de Tervuren, et le professeur Guy Vanthemsche de l’Université Libre néerlandophone de Bruxelles (VUB).

ces six experts analysent les images et les mythes qui entourent le passé colonial de la Belgique et pourquoi nous pensons ce que nous pensons au sujet du Congo belge.

Pendant les dix premières années qui ont suivi l’indépendance du Congo (30 juin 1960), le monde académique s’est peu intéressé à l’histoire coloniale. La population connaissait surtout une histoire reposant sur la propagande. Aujourd’hui encore, de nombreux mythes subsistent encore à propos du passé colonial : le Congo belge aurait été une colonie modèle, tout y allait bien et les Congolais étaient ravis de la présence belge dans leur pays. Les soins de santé et l’enseignement primaire y étaient les meilleurs d’Afrique et l’on pouvait faire route en voiture de l’Océan Atlantique jusqu’à l’extrême sud du Congo. Mais la réalité était nettement plus nuancée.

Les premières fissures dans le récit colonial sont apparues dans les années 1980-90, à la suite de la parution d’écrits qui critiquaient le règne de Léopold II au Congo et le rôle que la Belgique aurait joué dans le meurtre du Premier ministre Patrice Lumumba, en janvier 1961.

Ces nouvelles conclusions n’ont cependant pas occasionné un grand changement dans la façon dont le public belge considérait le Congo. Lorsqu’on célébra en 2010 le 50e anniversaire de l’indépendance du Congo, c’est avant tout un sentiment de nostalgie qui se manifesta. Ce n’est qu’aujourd’hui qu’on parvient à jeter un regard réellement critique sur le passé colonial de la Belgique.

Sur flandreinfo.be, les six épisodes vous sont proposés avec sous-titres en français


Zesde aflevering : Beeldvorming en Mythe
(video online europa) beschikbaar tot 31 januari 2019

30 juni 1960. Onafhankelijkheidsdag in Congo. België likt zijn wonden na het verlies van de kolonie. In de decennia die volgen, is er vanuit academische hoek maar weinig interesse in de koloniale geschiedenis. Het verhaal dat de meeste mensen kennen, dateert nog uit de koloniale tijd en is vooral gebaseerd op propaganda.

Allerhande foutieve beelden en mythes zijn ingeburgerd en leven tot op vandaag door: Belgisch-Congo was een modelkolonie, alles ging goed en de Congolezen waren ontzettend blij met de Belgische aanwezigheid. De gezondheidszorg en het lager onderwijs waren de beste van Afrika en je kon met de wagen van de Atlantische oceaan naar het uiterste zuiden van het land rijden.

De werkelijkheid was veel genuanceerder dan dat. De eerste barsten in het koloniale verhaal kwamen er pas in de jaren tachtig en negentig, toen kritische werken verschenen over het bewind van Leopold II in Congo en over de rol van België bij onder meer de moord op premier Lumumba.

 Toch zorgden deze nieuwe bevindingen niet voor een grote ommekeer in de beeldvorming bij het publiek. Toen in 2010 de vijftigjarige onafhankelijkheid van Congo werd gevierd, overheerste de nostalgie naar de kolonie. Vandaag is dat anders, pas nu kan er met een echt kritische blik naar het koloniale verleden worden gekeken.

Deze laatste aflevering van Kinderen van de kolonie gaat over de mythes rond ons koloniale verleden. Ze onderzoekt waarom we denken wat we denken over Belgisch-Congo en hoe die beeldvorming in postkoloniaal België tot stand kwam.

Diverse Congolese en Belgische experts komen daarover aan het woord: prof. dr. Idesbald Goddeeris (KU Leuven), prof. dr. Elikia M'Bokolo (Université Kinshasa), prof. dr. Isidore Ndwadywel (Université Kinshasa), dr. Bas De Roo (Geheugen Collectief), dr. Jean Omasombo (Afrikamuseum Tervuren) en prof. dr. Guy Vanthemsche (VUB).