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L'ART CONGOLAIS : DEVANTURE DE NOTRE COLONIE

par GASTON -DENYS PÉRIER dd 1948

 

Sous le vocable assez neuf  « d'échanges culturels », on multiplie en ce moment les expositions de tableaux et de sculptures; on a raison, rien plus qu'une œuvre d'art ne relève le caractère profond d'un peuple, d'une race. Notre devoir à nous, Belges, n'est-il pas dès lors de nous pencher sur ces ouvrages « sentimentaux » qui, inspirés aux artistes de notre Colonie par leurs traditions, expriment leur façon de voir et de sentir ? C'est un moyen des plus directs de pénétrer leur âme comme de gagner leur confiance, leur amitié. Ainsi que tous les peuples primitifs, les Noirs n'ont pas d'écriture propre; ils sont par contre étonnamment riches en ouvrages plastiques; ils décorent jusqu'aux plus humbles objets d'usage journalier. Les ornements en sont caractéristiques au point qu'une coiffure, un tatouage, l'ornementation d'un ustensile permettent d'en déceler le champ d'origine. Ces détails extérieurs, bien davantage qu'une ressemblance physique, facilitent la détermination des sculptures, très nombreuses et souvent très belles.

Car l'artiste noir (contrairement au blanc) n'a pas devant lui son modèle. Il s'élève presque toujours vers une stylisation du type, qui dépasse l'individu pour personnifier le clan, la tribu. De plus, il associe étroitement la figure à l’essence même de la matière dont elle est faite. Il respecte la masse et le grain du bois; cette taille directe demeure l'apanage presque exclusif des artistes de la brousse africaine. Et l'œuvre noire accuse, dans ses formes, une solidité expressive telle, qu'on y découvre une vie quasi surnaturelle...

Le terroir le plus intéressant au point de vue des arts indigènes se trouve au cœur même de notre Colonie, entre les rivières Kasaï et Sankuru; il est habité par les Bakuba (ou Bushongo). Certaines de leurs productions pourraient rivaliser avec les plus beaux spécimens du Bénin, voire de l'Égypte pharaonique.

Ici, de grands chefs ont été de véritables mécènes; ailleurs, le culte des ancêtres, les rites magiques furent à l'origine d'une production artistique. Il ne faut pas se hâter de baptiser, pour cela, toutes les figurines noires du nom de «fétiches». Leur valeur artistique démontre le contraire-un objet magique pouvant se passer de toute décoration, ainsi que la réalité en fournit la preuve évidente.

 

En vérité, la plupart de ces statuettes sont des monuments commémoratifs de l'un ou l'autre souverain. Elles ont un tel air de famille qu'on pourrait les attribuer à un seul et même auteur; mais l'attribut qui distingue chaque personnage signale l'identité de chefs ayant vécu à des époques bien distinctes.

Chaque effigie, assise sur un socle dans l'attitude d'un Bouddha, montre à ses pieds, tantôt une enclume, tantôt un panier, censé contenir les règles de sas  justice; telle autre, celle du chef Mikope Moula (au Musée de Tervuren) domine une petite figure de femme. Il fut en effet le premier à libérer une esclave, pour l'élever jusqu'à lui.

Les étoffes, célèbres sous l'appellation de « velours du Kasaï », sont l'œuvre des femmes des sous tribus Bambala. Ces nattes damassées (en rouge et noir sur un fond bistre) prennent une allure chatoyante, soutenue par la diversité des motifs géométriques; le doigt, les oiseaux, le genou, les
« pierres de la hutte », «  le tam-tam de Mikope », ainsi s'appellent ces motifs, particulièrement catalogués dans la mémoire de la brodeuse, et qu'elle exécute avec une certaine fantaisie, donnant un aspect personnel à la répétition de dessins traditionnels.

La plupart de ces décorations ont d'ailleurs une origine « littéraire », inspirées qu'elles sont de ces fables dont les indigènes sont friands et qui sont l'authentique trésor spirituel - non écrit – des tribus africaines. Le vocabulaire secret des sectes, jadis influentes, se traduit aussi dans ces dessins, aujourd'hui de pur ornement.

La gravité, le hiératisme, l'absence de mouvement peuvent entacher l'art congolais d'une certaine monotonie. Mais il n'est jamais vulgaire, il s'élève parfois à l'émotion la plus communicative. Ainsi, dans cette figure souvent reproduite, la Mendiante de l'Accouchée, à peine négroïde, au point d’évoquer le douloureux visage des « Mater Dolorosa ». Si la tête est énorme, par rapport au corps, c'est par une application des règles de la statuaire mélanienne. Ce chef- d'œuvre est d'origine Baluba. La sébile placée devant l'Orante devait recevoir l'offrande des passants, pour rémunérer les assistantes de la parturiente.

Les « fétiches » noirs ne sont plus un unique objet de curiosité; de petites industries indigènes (la poterie, la fabrication de nattes), ont repris vigueur durant la guerre. Les ivoiristes ont recommencé leurs patients travaux. Un musée de la vie indigène (à Léopoldville), des expositions « d'art congolais », connaissent un succès de bon augure. Une fois de plus se justifie ainsi la parole du grand colonial français, le Maréchal Lyautey : « Les arts indigènes sont comme l'étalage d'un grand magasin : ils attirent la clientèle et l‘invitent à entrer.

 

 

 

la création de sièges à cariatide au Congo, remonte
à plusieurs siècles. Celui-ci fut rapporté de l'État
Indépendant du Congo en 1899 par M. flarry
Bornbeeck. A figuré aux expositions de Rome 1932.
Kongo-Kunst à Anvers des Arts décoratifs
à Bruxelles 1938. De New-York en 1939 et pendant
la guerre 1940-1945  au Musée de Buffalo U.S