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Le sculpteur Dupagne

 

Biographie :

Arthur Dupagne est né à Liège le 13 décembre 1895 et c'est dans cette cité, patrie de Jean Delcour et d'Arnold le Chartreux, qu'il a été formé, dans une de ces nombreuses écoles spéciales que la prospérité industrielle du bassin liègeois y a fait surgir et dont il sortit licencié et à l'Académie, sous la conduite de Georges Petit et d'Oscar Berchmans. Il semble bien, à juger de l'arbre à ses fruits, que la combinaison de ces deux disciplines soit à encourager, du point de vue de l'art plastique. Le réalisme du technicien, loin de clouer au sol le lyrisme de l'artiste, l'a fort heureusement servi dans un domaine où l'expression se trouve nécessairement conditionnée par une observation précise et le maniement de moyens particulièrement matériels.

Arthur Dupgagne  : Les danseuses 1895 Naissance d'Arthur Dupagne à Liège, Belgique.

1904 Dès l'âge de 9 ans, il commence à sculpter.

Pendant qu'il travaille à la forge avec son père, il suit des cours du soir en sculpture à l'Académie des Beaux-Arts de Liège sous la direction de Georges Petit et Oscar Berckmans et intégre toutes les notions indispensables à l'artiste qu'il deviendra lorsqu'il rencontrera sa source d'inspiration: l'Afrique et son peuple.

1927 Départ pour le Congo (région du Kasaï) où il est attaché en tant qu'ingénieur, son premier métier, à l'exploitation des champs diamantifères. Cette situation lui permet une étude approfondie des différentes ethnies, dont son oeuvre est imprégnée.

1935 De retour en Belgique, il s'adonne entièrement à son art.

1937 Exposition internationale, Paris, Grand Palais.

1939 Exposition de l'Eau à Liège, groupe du Génie Civil, granit, 3,5 m.

Exposition internationale New York, haut relief, grès cuit, 12 m. par 3 m.

1940 Dupagne est fait Chevalier de l'Ordre de la Couronne, rencontre la Reine Elisabeth et devient son professeur en sculpture.

1941 Galerie de l'Art Belge, 106 pièces exposées par Isy Brachot père et Yvonne Renette.

1942-1961 Travail sur divers projets d'Etat :

Au Congo:

Statue de "Stanley", Léopoldville,bronze, 4,65 m.;

Table d'orientation, Matadi, bronze, 2,5 m. x 1 m.;

Monument "au Portage", (sentier des caravanes, près du pont de la M'Pozo), bronze, 2,5 m.;

Monument commémoratif 50e anniversaire duchemin de fer du Bas Congo, (ex-Léopoldville), haut-relief de 1948, bronze,

7 m. x 2,5 m.

en Belgique:

Arlon: Monument à Stanley et à ses compagnons,"Esclavage et Civilisation",deux hauts reliefs, bronze, 1,7 m. x 1 m.;

Monument de Léopold II;

Bruxelles:

Musée Royal de l'Afrique Centrale, Tervuren: Mémorial des compagnons anti-esclavagistes;

1945 Exposition personnelle au Musée Royal de l'Afrique Centrale, Tervuren et réalisation de portraits, têtes, bustes, médailles et médaillons;

1952 Il obtient la distinction de Chevalier de l'Ordre Royal du Lion;

1958 Exposition internationale de Bruxelles,et présentation du Couple Bantou;

1961 Médaille d'Argent du Salon de Paris;

Arthur Dupagne meurt en octobre d'une crise cardiaque. Alors en pleine maîtrise de son art, il laisse derrière lui plus de 350 pièces diverses;

1995 Marc Milstain reçoit de la fille du sculpteur, Jacqueline Dupagne, l'autorisation de faire mieux encore connaître et prospérer l'oeuvre de son père.

 

Source hebdomadaire anno 1948 : En Dupagne, nous rencontrons le premier sculpteur belge mis en contact, sans aucun dessein d'utiliser ses rencontres, avec les milieux africains, s'étant vu assigner par quelque fée sagace un séjour dans une région où L’art est en honneur, ayant pu s'y tenir durant quelques années sans tâches dirimantes de l'observation et du rêve créateurs et nous en rapportant, plastiquement incarnés, les formes, les rythmes et les formes du cru. Car Dupagne est de ceux pour qui l'œuvre plastique est encore un moyen d'expression.

Pour avoir passé quelques années dans le sud du Kasaï, qui est une des collines inspirées de L’art nègre, y avoir fréquenté Batshokwe, Bapende et Basalampasu en pleine ingénuité, les avoir vus de près et d'un œil exercé, avec ce tempérament liégeois toujours tenté de surprendre un secret dans un regard, Dupagne a su magnifiquement saisir, pour nous les rendre, le caractère tendu de leurs anatomies et leurs âmes de loups, libres, ardentes et tenaces.

Riche d'une documentation authentique faite d'observations fraternelles et sagaces à la fois, et aussi variées que nombreuses, par un art extrêmement sain, sans aucun parti pris de canonisation ou de déformation, uniquement occupé à saisir « le sculptural » (formes et mouvements et lyrisme inhérent), et à le restituer dans L’œuvre de ses mains, L’artiste exprimait, pour ses modèles bantous, ce qu'ils avaient à nous dire pour grandir à nos yeux et nous faire rêver; la leçon d'énergie et de sobriété de leurs muscles bandés sur de fines ossatures et celle de patience et de maîtrise de soi des prodiges d'équilibre où nul ne les égale ou celle, encore, de leur ferveur si grave dans L’accomplissement de tâches coutumières, si souvent rituelles à leurs yeux. Je goûte fort son « Joueur d'isandju » tout entier à son jeu; son « Cordier indigène », dont la corde invisible nous est aussi sensible par la concentration des regards et la tension des muscles du très probe artisan, que si L’artiste eût tâché de la représenter moins « spirituellement »; sa « Danseuse Basalampasulu » , qui est pleureuse funèbre et pleure éperdument le fils qu'elle a conçu, mis au monde et nourri pour le voir, de ses yeux, fauché avant le temps par un fauve Destin; et ce « Joueur de Tamtam », vrai liturge guerrier, dont toute l'attitude chante L’appel aux armes sauvage que sa bouche haletante est lasse de répéter...

En 1937, il était appelé à contribuer à la décoration du Pavillon colonial belge à L’Exposition internationale de Paris; nous pouvions y apprécier, pour la première fois, Dupagne décorateur dans sa « Vierge à L’Enfant » et ses deux « Anges noirs », destinés à la porte d'une chapelle africaine, strictement ordonnés aux vues de L’adaptation missionnaire en matière artistique, et montrant L’artiste capable de toutes les stylisations et accommodations au support que supposent la frise, le bas-relief et les autres utilisations de la statuaire au service de L’architecture.

En 1939, à L’Exposition de Liège, Dupagne se signalait par une monumentale évocation du Génie Civil; cette œuvre affirmait le propos de L’artiste de ne s'en point tenir aux sujets coloniaux. En 1941, il montrait à Bruxelles, une quinzaine de bustes d'hommes blancs et de femmes blanches - et nombre de dessins, plâtres, terres cuites et bronzes, inspirés par le sculptural européen.

Parmi ces bustes, j'ai noté celui de la Reine Astrid, destiné à L’hôpital pour Européens de Léopoldville, celui du vainqueur de Redjaf, le colonel Chaltin, destiné à un mémorial ixellois ; et celui du commandant Bia, L’un des découvreurs du Katanga, destiné à une commémoration liégeoise. En ce même temps de son évolution créatrice, Dupagne se mettait à la médaille; tout de suite, on lui dut une série d'œuvres très personnelles commémorant des anniversaires congolais, des héros de la Guerre ou de la Résistance.

J'ai écrit quelque part, non sans témérité, que pour Dupagne, L’œuvre plastique tendait encore à L’expression. Mais celle-ci, pour Dupagne comme pour tous les plus grands, n'est aucunement celle des à-côtés littéraires dont s'accommoderait un sujet, ni celle des à-côtés politiques dont on pourrait L’embarrasser. Mais uniquement celle du lyrisme inhérent au sujet, révélé à L’observateur par L’harmonie des volumes, la hiérarchie des plans, les contrastes des parties éclairées dans leur prééminence ou ombrées dans leur retrait, les tensions ou les distensions des nerfs, les frémissements et les repos musculaires, les mouvements des membres et les jeux des regards.

Dupagne a échappé à l'anecdote aussi bien qu'au sermon, il est resté le plasticien pur. Et c'est pourquoi ces ouvriers de couleur cependant si unanimement vivants et par là même sculpturaux sont aussi, chacun dans son métier, si personnels et si divers.

Dupagne n'a vu en eux que le Beau inhérent à leur vie quotidienne faite d'efforts et d'ahans, de gestes et de rythmes devenus incantatoires et quasi religieux. C'est cela et rien d'autre qu'il voulut recréer dans la matière plastique, avec toutes les ressources d'un métier sûr de soi, que si on lui reprochait de s'être cantonné, jusqu'à présent du moins, dans le sujet vivant cher à nos grands anciens, au lieu de rechercher quelques valeurs nouvelles à goûter et restituer je répondrais sans hésitation qu'à mon sens la liberté de choix de L’artiste importe plus à la fin qu'il poursuit, la perfection de l'œuvre, qu'une vaine obéissance aux modes nées de L’instant et comme lui passagères.

Sculpteur, uniquement sculpteur, Dupagne entend bien être intégralement sculpteur. Son grand désir est de pouvoir œuvrer grand. C'est qu'aussi bien la Vie qui intéresse tout l'être ne se recrée pleinement qu'en plein air. Rodin le savait bien qui attachait tant d'importance à L’harmonie, à la concordance des plans considérés de tous les points de vue où se place le spectateur. Et c'est à juste titre, que le critique d'art, dans un roman de Vicky Baum, félicite le sculpteur de ce que son œuvre plaise de quelque endroit qu'on la contemple. Dupagne, un jour, pourra se consacrer à l'érection d'une œuvre où il puisse s'éployer sans plus de limitations. Nous le lui souhaitons pour l'honneur du Pays où il a vu le jour.

Arthur Dupagne est né à Liège le 13 décembre 1895;
il y a été formé dans une école spéciale dont il sortit
licencié, puis à L’Académie des Beaux-arts, sous la
conduite de Georges Petit et d'Oscar Berchmans.
En 1927, attaché à la Société internationale minière du
Congo, il fut envoyé à la colonie.

J. – M. Jadot

Arthur Dupagne le joueur de TAM TAM

Arthur Dupgagne : Couple

Arthur Dupgagne

Arthur Dupgagne : Tireur a L'arc