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La pénétration Dans les régions du centre Africains

 

Congo Physique (anno 1941) publié sous les auspices du Comité spécial du Katanga

LA PENETRATION DANS LES REGIONS DU CENTRE AFRICAIN

L'histoire de la pénétration européenne en Afrique (*1), et plus spécialement dans les régions du centre africain, ne peut pas être étudiée, même sommairement, sans que se manifeste dans ce domaine l’influence prépondérante des caractères du milieu physique.

En somme, on peut dire que l'histoire de la pénétration vers l'intérieur' du vieux continent africain répercute les victoires successives qu'ont remportées les Européens en surmontant les barrières  que le milieu physique dressait devant eux.

Les terres du littoral méditerranéen et de la Mer Rouge, l’Égypte et les régions du Nil inférieur' étaient, grâce à leur situation géographique, bien connues depuis fort longtemps, mais il ne fut point possible de partir de ces bases pour pénétrer, au cœur du continent. Les immensités désolées du désert de l'Afrique septentrionale constituant un obstacle quasi infranchissable. Un  couloir de caractère exceptionnel apparaît cependant; il est dessiné par la vallée du  Nil. Celle-ci semble être une bonne voie de pénétration toute tracée, mais elle est barré par les chutes qui interrompent le cours du fleuve ainsi que par les îles flottantes qui, plus en amont, forment le SUDD (*2)  Sudd  Ces obstacles mis en travers de la voie du Nil  furent  si efficaces qu'ils ne purent être  surmontés  qu'au milieu du XVIII ième siècle. (voir aussi le document PDF suivant)

Photo : Ératosthène de Cyrène qui fut directeur de la bibliothèque d'Alexandrie et a eu a sa disposition pour ses recherches environ 500 000 ouvrages, est connu pour son calcul très fin de la circonférence de la terre, et l'invention d'un procédé de calcul des nombres premiers (le crible d'Ératosthène).

Photo : Ératosthène de Cyrène qui fut directeur de la bibliothèque d'Alexandrie et a eu a sa disposition pour ses recherches environ 500 000 ouvrages, est connu pour son calcul très fin de la circonférence de la terre, et l'invention d'un procédé de calcul des nombres premiers (le crible d'Ératosthène).

Il faut cependant rappeler, à ce propos, qu'Ératosthène de Syène (230 ans avant J.-C.) connaissait déjà l'existence de lacs à l'origine du Nil. L'empire romain s'étendait au Sud. dans la vallée du fleuve, jusqu'aux deuxièmes cataractes (Wadi Halfal). lorsqu'en l'an 66 de notre ère une expédition f ut ordonnée, pal l'empereur  Néron en vue d'atteindre les sources du Nil. Cette entreprise échoua, les explorateurs ayant dû renoncer à se frayer un passage au travers de la végétation marécageuse du Sudd.

Il faut signaler par ailleurs que Ptolémée au II ième siècle de notre ère considérait le fleuve comme étant issu de deux lacs situés respectivement par 6° et 7° de latitude Sud et par 25°30' et 33° de Longitude Est: de hautes montagnes, les Monts de la Lune, ou peut-être plus exactement les Monts Neigeux, étaient réputées s'élever dans la région des sources. Il s'agissait, sans doute, des lacs Albert-Édouard et Victoria et des Monts Ruwenzori.

Des renseignements aussi précis permettraient de supposer que la voie du Nil aurait pu être suivie dès le début de notre ère, mais  il est probable qu'ils proviennent plutôt de commerçants grecs-égyptiens, déjà installés en des points de stations commerciales de la côte orientale de L’Afrique au premier siècle de l'ère chrétienne. Ils y avaient supplanté les commerçants arabes et, comme ces derniers, employaient des auxiliaires métissés qui, parcourant les régions intérieures en vue de récolter l'ivoire, étaient fort capables de fournir des renseignements sur ces régions.

Ce n'est que beaucoup plus tard, au début du XIX" siècle, que L’on tenta à nouveau de remonter le fleuve et d'explorer le Nil Blanc, mais on n'atteignit le 4°parallèle de latitude Nord qu'en l'année 1858, lors du voyage de Peterick dans la région du haut Nil. Quant aux lacs où naît le Nil, ils furent découverts. non par des voyageurs venus de la base méditerranéenne par la route du fleuve, mais par des explorateurs partis de la côte orientale de l’Afrique. Le Victoria-Nyanza fut reconnu par Speke et, en 1862, Speke et Grant établirent qu'il était l’une des sources du Nil. Leurs travaux furent complétés, en 1864, par Baker, qui, remontant le cours du haut Nil, atteignit le Luta Nzige  appelé aujourd’hui, Albert Nyanza.

Observons que ceci ne résolvait pas complètement le problème du Nil, car on pouvait encore supposer, à ce moment, que le Tanganika était L’ultime source du fleuve.

Cette question fut élucidée lorsque Livingstone et Stanley eurent visité le Nord du lac Tanganika après leur rencontre en 1871. N'oublions pas, d'ailleurs, qu'à cette époque, Livingstone supposait que Le Luapula et son prolongement, la Luvua, faisaient partie du bassin du Nil, problème qui fut résolu lors de la grande expédition de Stanley en 1877.

Avant la splendide phase d'exploration inaugurée par les marins portugais sous l’impulsion du prince Henri de Portugal, plus connu sous le nom d'Henri le navigateur (1394-1460), et qui avait pour but la découverte de la route des Indes, on possédait assez peu de renseignements sur les côtes occidentales de L’Afrique. Le cap Bogador avait été doublé en 1434; les Portugais avaient abordé au cap Vert en 1447 et étaient arrivés jusqu'au cap Lopez, à l'embouchure de l’Ogoué, lorsque Diego Cam partit à la découverte en 1482.

Il n'est pas étonnant que les côtes occidentales africaines soient restées inconnues jusqu'à une époque relativement récente. Lorsque, venant du Nord, on parvenait dans les parages du cap Bogador, le régime des courants marins et des vents tendait à rejeter au large le navigateur qui se hasardait à suivre ces côtes allongées en bordure de vastes étendues océaniques, désertes et mystérieuses.

Il n'en allait pas de même pour les côtes orientales du continent africain qui bordaient, en réalité, l'immense lac constitué par l'Océan Indien et qui, grâce aux moussons dont il sera parlé plus loin, furent reconnues très tôt jusque loin au Sud par les Arabes et les Grecs-Égyptiens. On peut rappeler, à ce propos, qu'un voyage de circumnavigation de l’Afrique aurait été effectué vers l’an 600 avant J.-C. par les Phéniciens. Une flotte phénicienne, expédiée par le roi Secho, (je ne trouve aucune trace du roi Secho) régnant en Égypte à ce moment, serait partie de la Mer Rouge et aurait passé les Colonnes d'Hercule (Gibraltar) après deux ans de voyage consacrés à contourner le continent africain. C'est de ce voyage qu'il est fait mention dans les écrits de l'historien Hérodote né en l'an 484 avant J.-C. Certes, les Phéniciens étaient de hardis navigateurs ayant l’expérience des voyages au long cours, mais il est cependant peu probable qu'ils aient pu accomplir le périple de l'Afrique à une époque aussi reculée.

On sait que les côtes africaines de l’océan Indien furent anciennement reconnues et occupées par les Arabes. Au premier Ce padron, qui avait été jeté bas par les Hollandais en 1642 fut retrouvé en 1886 par un voyageur suédois; il se trouve actuellement au musée de la Société de Géographie de Lisbonne.siècle de notre ère, ils furent supplantés dans leurs stations commerciales de cette région par les Grecs-Égyptiens.

Plus tard, lors des invasions musulmanes du VII" siècle, les Arabes détruisirent le commerce grec de l'Océan Indien et reprirent possession de leur ancien monopole. Ils s'installèrent en de nombreux points de la côte orientale de L’Afrique, au moins jusque dans la région de Sofala, et l'on peut même supposer que leurs explorations côtières les avaient amenés dans des parages plus méridionaux. Il se pourrait que les Portugais eussent eu une vague connaissance de ces expéditions arabes (*3).

A la fin du XV" siècle, les Puissances maritimes sont à la recherche d'une route qui les conduise aux Indes. A cette fin, les Portugais essaient de contourner l'Afrique, et Diego Cam s'embarque en 1482. Après avoir doublé le cap Lopez, il découvre, la même année, l'embouchure du Congo ou Zaïre (du mot indigène « Zadi », qui signifie «  grande eau »). Il débarque à la rive gauche du fleuve et érige, à la pointe dénommée depuis lors « Pointe Padron » un monolithe, un « padron », portant le blason du Portugal surmonté d'une croix.

Ce padron, qui avait été jeté bas par les Hollandais en 1642 fut retrouvé en 1886 par un voyageur suédois; il  se trouve actuellement au musée de la Société de Géographie de Lisbonne.

Diego Cam revient en 1485-1486 et remonte le fleuve jusqu'aux premiers rapides, au delà de Matadi, à 2 km. en amont de la M'Pozo, où une inscription non datée figure sur un rocher de la rive gauche. ci contre foto a : Cliquer sur les photos pour agrandir

Diego Cam revient en 1485-1486 et remonte le fleuve jusqu'aux premiers rapides, au delà de Matadi, à 2 km. en amont de la M'Pozo, où une inscription non datée figure sur un rocher de la rive gauche. (fota a)

Diego Cam continue alors son exploration vers le Sud; il atteint le cap Cross, et sa mort, survenue en 1486, interrompt l'expédition. Bartholomé Diaz part de Lisbonne en 1486. Il touche tout d'abord Angra Pequena (Luderitz Bay), contourne le Sud de l'Afrique et atteint Algoa Bay, où il vire de bord. À son voyage de retour, il reconnait le cap des Tempêtes, qui, plus tard, est dénommé cap de Bonne- Espérance par le roi Jean II.

L'expédition de Vasco de Gama, qui devait tracer la route des Indes, en doublant le cap de Bonne-Espérance, partit en 1497.

Pedro Covilhao's secret report to the King of Portugal identified Zofala as the main gateway to the riches of the interior. Many other similar attempts were made to reach places like Blouberg and Mapungubwe but the results still remain a secret and probably led to the demise of those unfortunate individuals. What we do know is that the Portuguese were really serious about reaching the Indian Ocean and in 1498 Vasco da Gama visited the east-coast of Africa in search of a pilot to guide them across the Indian Ocean to India. Da Gama and his men were well received and they even named the area Terra da Boa Gente ("Country of the Good People"). Most of the sailors they met knew the way to India but was not keen to sail to India at that time of the year. He eventually found a pilot at Malindi in Kenya which reluctantly helped him and they got to India in just over three weeks. On peut supposer que les informations rapportées par le Portugais Pedro de Cavilhao ne furent pas étrangères à la décision d'organiser cette expédition. Pedro de Cavilhao, parti d'Égypte en 1486, avait atteint les Indes en passant par la Mer Rouge. Lors de son voyage de retour, il avait visité plusieurs colonies arabes de la côte orientale de l'Afrique, y compris Sofala au Sud, ce qui le mettait à même de fournir des renseignements sur ces régions.

Après avoir doublé le cap de Bonne-Espérance, Vasco de Gama arrive à Sofala, puis à Zanzibar, à Mombasa et à Malindi en avril 1498; accompagné d'un pilote arabe, il cingle de ce dernier point vers la côte occidentale des Indes qui était son véritable objectif ou il débarque en 1498. A son retour, il prend possession de l'île de Mozambique et visite la rivière Quilimane, près de l'embouchure du Zambèze.

De nombreuses expéditions suivirent celle de Vasco de Gama, ce qui permit aux Portugais e s établir en de nombreux points de la côte africaine, où des forts furent construits pour la protection de leurs installations commerciales.
Sur la côte orientale, les Portugais eurent à compter avec les Arabes: ils durent les déposséder ou fraterniser avec eux.

Les Portugais furent bientôt suivis par les autres puissances maritimes européennes, qui, à leur tour, établirent des colonies sur les terres côtières .

Toutes ces colonies égrenées sur les côtes africaines et constituant en réalité des escales ménagées sur la route des Indes n'acquirent point une bien grande importance, puisque à la fin du XVIII" siècle on ne connaît rien encore des régions intérieures. Il ne faudrait cependant pas être trop absolu à ce propos, car à cette époque il était d'usage chez les Portugais, de même que chez les autres colonisateurs, de garder le secret sur les nouvelles contrées qu'ils avaient pu reconnaître et de les considérer comme des zones réservées à leurs entreprises commerciales.  Nous savons, en tout cas, que dans le courant du XVI ieme siècle les Portugais firent de timides tentatives de pénétration en partant des côtes du Congo, de l’Angola et du Mozambique. Toutes eurent un caractère religieux et commercial, bien qu'étant stimulées par des espoirs miniers qui furent d'ailleurs déçus. C'est ainsi que la pénétration dans le royaume du Congo eut pour objet principal la recherche des mines; les métaux précieux y abondaient, croyait-on.

(Info suplémentaire)

Dans la région du Mozambique, ce furent les mines d'or réputées de la Manika qui constituèrent le point d'attraction. Ces mines, où l'on croyait trouver des richesses fabuleuses, furent atteintes par les Portugais en 1569, mais elles ne leur apportèrent que de lourdes désillusions. Celles-ci ne furent sans doute pas étrangères au peu d'intérêt que les Portugais accordèrent à leurs possessions de l'Est- Africain jusqu'au moment où le commerce  d'esclaves commença à se développer entre le Mozambique et le Brésil, vers 1645.

Il faut bien constater que, pendant longtemps , la pénétration en Afrique s'est arrêtée à la limite d'une étroite bande côtière. Ce fait n'a rien qui doive nous étonner, l'attention des Européens étant restée, durant des siècles, uniquement orientée vers le Nouveau Monde, riche, attrayants et .d'accès autrement facile que l'intérieur du vieux massif africain, dont l'abord était si inhospitalier et les richesses bien problématiques.

La pénétration vers les régions centrales de l’Afrique, souvent contrariée par la bordure plus ou moins escarpée du plateau intérieur et aussi par le désert du Kalahari et l’aridité exceptionnelle du  littoral de l'atlantique, au Sud de la rivière Cunene, ne pouvait guère être tentée qu'en suivant les vallées de s grandes rivières qui s'offraient comme des lignes d'accès plus facile, des couloirs de moindre résistance. Malheureusement, les vallées des fleuves, qui partout ailleurs sont d'excellentes voies naturelles de pénétration, se présentent en Afrique: de façon peu favorable. Tandis que l'Amazone et le Saint-Laurent permettent à la navigation maritime de pénétrer jusqu'au cœur de l'Amérique du Sud et de l'Amérique du  Nord, les fleuves africains ont leurs cours barrés par des chutes et des rapides à peu de distance de leur embouchure. Des quatre grands fleuves africains, trois permettent cependant de remonter assez loin vers l'intérieur : le Nil, dont les premières chutes se trouvent à 1.130 km. de l'embouchure, le Niger combiné avec la Bénoué et le Zambèze Nyassa. Par contre, la voie qu'offre le Congo ne conduit pas bien loin vers l'intérieur, puisque à peine 150 km. séparent son embouchure de Matadi. Immédiatement en amont de ce point, les premiers essais de reconnaissance vers les zones centrales se sont heurtés, sur le fleuve, à une barrière puissante constituée par d'importantes chutes et par des rapides. Ces obstacles rendent le fleuve impraticable depuis le voisinage de Matadi jusqu’a Stanley Pool, soit sur une distance d'environ 350 km. Par voie de terre, l'accès de cette zone est également bien peu commode, le bourrelet qui sépare la région côtière de la cuvette centrale y étant, comme on le voit et comme on le verra mieux encore plus loin, vigoureusement sculpté et accidenté par le fleuve et par ses affluents, surtout dans les régions voisines de son cours.

On se fera une idée de l'importance de l’obstacle physique qui s'est opposé à la pénétration vers les zones centrales du bassin congolais, par la voie du Bas-Congo, lorsque nous aurons parlé des caractères du cours du fleuve dans cette zone de cataractes et de rapides, comprise entre Matadi et le Pool. Disons tout de suite que trois sections distinctes peuvent y être reconnues. Une section, comprise entre Matadi et Isangila, est caractérisée par des chutes et des rapides qui se succèdent, A petits intervalles, sur un parcours de 88 km.; un bief relativement paisible, long de 129 km., se déroule ensuite depuis Isangila jusqu'à Manyanga; enfin, de Manyanga au Stanley, Pool, une section de 133 km. présente des rapides puissants et des chutes nombreuses qui s'étagent en degrés successifs et donnent au profil du fleuve une allure en escalier.

La barrière ainsi dressée entre le Bas-Congo et le bassin central était certes suffisante pour rebuter les meilleures volontés. Ce fait pourrait à la rigueur expliquer à lui seul pourquoi la base située à l'embouchure du congo n'a pas été utilisée avec succès pour la première pénétration vers l'intérieur du bassin.

1816 Tuckey Map of the Congo River (frist map of the lower Congo)Après la découverte de l'estuaire du fleuve congo ou Zaïre et la prise de possession par les Portugais des régions littorales avoisinantes, on ne peut guère signaler de poussée vers l'intérieur et il est certain que, jusqu'au milieu du XVI ième siècle, les Européens ne s'étaient point aventurés au delà de la première chute, la chute de Yellala. Les Portugais, au cours des XVI et XVII ième  siècles, ne semblent avoir. occupé effectivement que la baie de San Antonio, à l'embouchure du fleuve, et la région de San Salvador, située près des sources de la M'Pozo. San Salvador servait de résidence au potentat régnant sur ce que les chroniqueurs appelaient le royaume du Congo. L'occupation politique de ces régions par les Portugais ,prit d'ailleurs fin en 1627, époque à laquelle ils se retirèrent à Saint-Paul-de-Loanda, qui devin dès lors, la seule base des entreprises portugaises.

Jusqu'au début du XIX ième siècle, on ne peut guère signaler d'effort sérieux tenté pour remonter le fleuve en amont des chute de Yellala, à part l'expédition avortée de Tuckey, en 1816.

Envoyé en Afrique par le gouvernement britannique en vue d'explorer le fleuve Congo, d'en d'écrire les affluents et de rechercher si ses sources n'étaient pas les même que celles du Niger, le capitaine James Kingston Tuckey remonta le fleuve jusqu'un peu au delà d'Isangila c'est à dire qu'il parvint à surmonter les obstacles qui se dressent dans la premières section très accidentée du Congo, entre Matadi et Isangila. Ce fut certes un tour de force q'effectua l'explorateur anglais, à telle enseigne qu'a l'heure actuelle, en présence des obstacles que nous connaissions, nous somme amené à nous demander si l'évolution des chutes et des rapides n'aurait pas produit une accentuation de ces accidents, depuis l'époque où Tuckey fit sa remarquable tentative de percée

La figure 2 (Homann voir carte ci-dessous): qui reproduit les traits essentiels de la carte générale de l'Afrique de Homann, montre quelle idée se faisaient les géographes entre 1702 et 1716 et même jusqu'a la fin du XVIII ième siècle, de l'hydrographie du centre africain et de la région du Niger.Ceci explique les instructions données à Tuckey pour la recherche des sources du Congo et du Niger.

figure ci-contre : 1816 Tuckey Map of the Congo River first map of the lower Congo.

Cette question fut élucidée lorsque Livingstone et Stanley eurent visité le Nord du lac Tanganika après leur rencontre en 1871. N'oublions pas, d'ailleurs, qu'à cette époque, Livingstone supposait que Le Luapula et son prolongement, la Luvua, faisaient partie du bassin du Nil, problème qui fut résolu lors de la grande expédition de Stanley en 1877.Découragés par l'insuccès de cet explorateur, les Européens ne tentèrent plus d'effort sérieux, par la suite, pourpénétrer au coeur du continent en partant de la la base occidentale. Il fallut attendre que le bassin fût pris à revers pour pouvoir recueillir les premières données sur les zones intérieurs de l’immense cuvette, ce qui fut réalisé par John  Rowlands, alias Henri Morton Stanley, en 1877. Cet explorateur effectua la première pénétration en venant de l'Est, lors de l'expédition qui l'amena au Stanley Pool, puis à Boma, le 9 août 1877. Il revint au Bas-Congo en août 1879 et remonta au Stanley Pool en 1881, après avoir construit, de Vivi à Isangila, le premier tronçon de la route qui devait lui permettre d'amener au Pool le nombreux matériel et les bateaux à vapeur qu'il avait apportés d'Europe.

Rappelons, à ce propos, que Pierre Savorgnan de Brazza était arrivé à la rive droite du Stanley Pool quelques mois auparavant et y avait planté le drapeau français le 3 octobre 1880. Brazza explorait la région du haut Ogoué lorsqu'il apprit l'arrivée de Stanley sur le Congo inférieur. Il décida d'atteindre le -Stanley Pool par la voie de l'Ogoué, qui lui paraissait plus facile à parcourir que celle du bas Congo emcombrée d'obstacles difficiles à surmonter'. Il arriva ainsi le premier au Stanley Pool en partant de la côte de l'Atlantique.

La barrières physiques, dressées en traves de la voie congolaise dans la zone des cataractes, ne furent point seules à empêcher une première poussée de s'effectuer vers l'intérieur par la voie de l'Ouest. il convient de faire intervenir aussi un facteur politique résultant de ce que la base du Bas-Congo se trouvait aux mains des Portugais. Quelles que soient les sympathies que l'on éprouve pour ce peuple de fiers conquistadores, ont est bien forcé de reconnaitre que dans toute l’Afrique. la pénétration vers  l’hinterland au départ des côtes portugaises. est l’œuvres  sociétés étrangères. C’est ainsi que  dans la zone orientale, au Bas-Zambèse,  les portugais  n'ont guère profité de leur base pour progresser vers le centre africain : ils n'ont pas dépassé Zumbo, ou s'arrête encore aujourd'hui leur domination politique. Les Portugais établis dans cette région ne se préoccupaient[ guère que de la traite et seuls leurs agents, indigènes ou métis, s'enfonçaient vers l'intérieur avec l'unique objectif de la chasse au Noir. La pénétration des zones d'amont, du Zambèze fut  l'œuvre des Britanniques venus du Sud africain et opérant loin de leur base.

De même, dans le Bas-Congo, il est certain que les Portugais n'ont point fait d'effort suffisant pour essayer de gagner l'amont du fleuve et que leur établissement dans ces régions n'a eu d'autre effet que de contrarier les tentatives des autres Puissances.

Devant les obstacles tant physiques que politiques, barricadant la voie naturelle de l'Ouest, on comprend que la perrière pénétration vers le centre africain ait cherché, pour effectuer sa percée, un autre point de moindre résistance. Un semblable point fut reconnu sur la côte orientale; on y trouve en effet une voie indiquée par un facteur" initial physique, puisque l'occupation de cette côte par les Arabes est en -somme liée à l'existence des moussons; elle fut tracée à l'intérieur de l'Est-Africain grâce l’'influence que les Arabes, établis à Zanzibar, avaient  pu acquérir jusqu'au centre du continent.

Les vents soufflant dans la zone Nord-Ouest de l'Océan Indien permirent aux Arabes de Mascate d'établir aisément par mer une liaison avec la côte africaine; la mousson d'hiver les portait à Zanzibar et à la côte voisine, tandis que la mousson d'été soufflant en sens inverse, les ramenait dans leur foyers.

Nous savons déjà que, favorisés par ces conditions physiques avantageuses, les Arabes s'étaient établis très anciennement à la côte orientale de l'Afrique. Ils reprirent leurs anciens centres commerciaux dès ; le VII ième  siècle et les développèrent par la suite. Ils s'installèrent ainsi le long de toute la côte, depuis Sofala jusqu'au Somaliland, et notamment à Sofala, Serma, Quilimane, Mozambique, Kilwa, Zanzibar, Mombasa et Malindi. Leur souveraineté, basée sur le commerce et sur la chasse à l'homme, s'était étendue rapidement vers l'intérieur; ils s'étaient installés à Udjidji, sur le Tanganika, dès 1846.

A cette époque, le sultan de Zanzibar jouissait d'une autorité incontestable en Afrique orientale. il tenait effectivement la clef des régions intérieures et l'on sait que, lors du voyage  de Stanley, les lettres de ce potentat furent d'un précieux secours pour permettre au grand explorateur d'atteindre le Tanganika.

Il convient, en outre, de rappeler qu'on  a trouvé chez les Zanzibarites des auxiliaires dont la collaboration a puissamment contribué à la réussite des premières explorations; on rencontrait parmi eux des hommes dégrossis, rompus aux voyages dans les régions intérieures et aux conditions climatiques que l'on y trouve. Stanley apprécia l'aide que ces hommes pouvaient lui fournir et il n'hésita pas à s'assurer leur concours et à venir les recruter lorsqu'il voulut remonter vers le Stanley Pool, en partant de l'embouchure du Congo.

C'est de Bagamoyo, sur la côte située en face de Zanzibar, que les capitaines de l'armée britannique des Indes, Burton et Speke (1857- 1858), partirent à la découverte des sources du Nil. Ils atteignirent le Tanganika en février 1858, Speke ayant visité la rive méridionale du lac Victoria, qu'il considéra comme l'une des têtes du Nil. Cette manière de voir fut confirmée par l'expédition de Speke et Grant partie de Zanzibar vers Uganda pour y retrouver le Victoria. En juillet 1862, Speke atteignit le Nil et put le remonter jusqu’a sa sortie du lac Victoria. La mission descendit ensuite le fleuve jusqu’à  Gondokoro, où elle rencontra S.W. Baker, qui avait remonter le Nil depuis Khartoum. Ce dernier explorateur découvrit ensuite le lac Albert-Édouard, ou lac Édouard, sur l'autre branche du  Nil. On sait que c'est en 1889 que fut reconnu le lac Albert en direction de la Semliki.

Dans sa deuxième expédition, commencée en 1853, pendant laquelle il accomplit la première traversée du continent africain d'une côte à l'autre, et reconnut quelques districts du Bassin supérieur du Kasai, Livingstone était parti du Bas-Zambèze. Mais lors de sa troisième expédition (1866-1873), il partit lui aussi de Zanzibar'. C'est au cours de ce dernier voyage qu'il découvrit, comme on le sait, les lacs Moero (1867) et Bangwelo (1868) ainsi que le fleuve Luapula, qu’il crut reconnaître comme étant la branche orientale du Nil ;  il explora aussi le Sud du Tanganika (1869) ;il rencontra le fleuve Congo à Nyangwe (1871), mais sans se douter de sa véritable identité. Il se rendit ensuite à Udjidji.

Sur  le Tanganika, où il rencontra H. M. Stanley, l'envoyé du New-York Herald venu à sa recherche, puis il retourna dans la région du lac Bangweolo, où il mourut, près de Shitambo, en 1873.

La figure n° 3 reproduit les détails principale de la calte de E. G. Ravenstein publiée à Londres en 1862. Comme on peut le voir la région drainée par le Lualaba est vierge de tout renseigncment. C'est sans doute en se remémorant les détails qui se trouvaient sur les anciennes cartes comme celle qui est représentée (à la figure 2,) que Livingstone a été amené à supposer que le fleuve Lualaba, dont il avait reconnu un tronçon coulant vers le Nord, appartenait au Bassin du Nil.

Livingstone

Foto : Livingstone

Stanley, lors de la mission qu'il accomplit pour retrouver Livingstone, était parti de Zanzibar en 1871 et était arrivé au Tanganika fin   octobre (planche I b) de la même année. Après avoir exploré le Nord du lac avec Livingstone, qui l'accompagna ensuite jusqu'à Tabora, il regagna l'Europe.

Le lieutenant de marine britannique Verney Lovett Cameron, ayant été agréé par la Société de Géographie de Londres pour aller retrouver Livingstone et le seconder dans ses travaux, choisit à son tour Zanzibar comme base de départ.

Il part de ce point le 17 janvier 1873, quitte Bagamoyo le 2 mars et rencontre en cours de route les porteurs qui ramènent à la côte les restes du grand explorateur. Il continue néanmoins son voyage vers l’intérieur et arrive au Tanganika le 18 février 1874. Il découvre bientôt la Lukuga, l'émissaire qui rattache le lac au Lualaba et atteint cellui-ci à Kasongo le 3 août 1874. Il se propose alors de descendre le Lualaba, que les Arabes considèrent comme formant un seul et même fleuve avec le Congo de l'Ouest. Cameron va jusqu'à Nyangwe, mais se voit dans l'impossibilité de continuer sa route vers l'aval par manque de pirogues. C'est ainsi qu'il est amené à explorer le haut Lomami et les régions de l'Urua et du Lunda. Il passe ensuite près des sources du Zambèze et de celles du Kasai et aboutit enfin, le 9 novembre 1875, à Catumbela, petit port situé au Nord de Benguela, sur la côte occidentale.

Les renseignements qu'il rapporte présentent un très grand intérêt, car ils permirent aux géographes d'admettre comme Hypothèse probable l'identité du Lualaba et du Congo. (Pergameni, Ch.)

H M Stanley, lors du voyage qui devait  amener sa retentissante descente du fleuve Congo et sa traversée du grand bassin central, avait reconnut l'importance du point de pénétration dont la base se trouvait à la côte orientale, et c'est de Bagamoyo qu'il partit le 17 novembre 1874. Après avoir exploré les lacs Victoria, Albert-Édouard et Tanganika (1876), il parvint à Nyangwe, sur le Lualaba; il y rencontra le trafiquant arabe Tippo-Tip, avec lequel il tenta de descendre le fleuve. On connaît sa fameuse odyssée et l'on sait comment, abandonné par Tippo-Tip, qui jugeait la tâche trop ardue, Stanley descendit le fleuve malgré les difficultés dressées devant Iui; il ateignit les -Stanley Falls le 4 janvier 1877, parvint à Boma le 9 août  et à Banane le 16 août 1877. Il avait, en cours de route, perdu ses trois compagnons blancs (Barker et les frères Pocock) ainsi que les trois quarts de sa caravane.

La reconnaissance du fleuve par ce prodigieux exploit fit immédiatement apparaître quelle serait la nouvelle base sur laquelle on pourrait s'appuyer pour effectuer une pénétration plus complète dans les zones intérieures de la cuvette congolaise. La première exploration du fleuve avait pu être faite par une prise du bassin à revers, mais il ne pouvait plus en être de même lorsqu'il s'agissait de réaliser une pénétration effective. Il était évident que les Européens, une fois établis au Stanley Pool, à l’extrémité d'aval du vaste réseau navigable congolais, pourraient pénétrer aisément dans toute cette région. Il ne restait dès lors qu’à surmonter l'obstacle dressé en aval du Pool, car, en somme, ce dernier point ne se trouvait qu'à quelque 350 km. du bas Congo navigable. Il fallut bien, à l'origine, se contenter d'établir la liaison par une simple route de caravane, mais, dès le principe, le projet de construction du chemin de fer du Bas-Congo devait naître. Même établie par une simple route de caravane, la liaison une fois faite entre l'embouchure du fleuve et le bief du Stanley Pool où les Européens avaient pu se fixer, la première phase de la vraie pénétration pouvait commencer, en accord avec les conditions présentées par le milieu physique.

La phase de la mise en valeur effective du centre de la cuvette, constituant l'hinterland du Bas-Congo, ne devait d'ailleurs commencer qu'au moment où, par l'achèvement du chemin de fer, la solution de continuité entre le bas Congo et le réseau fluvial d'amont serait supprimée.

On connaît suffisamment l'histoire de ces reconnaissances rapidement effectuées en partant du Stanley Pool par des explorateurs qui, pour la plupart, étaient Belges. Tout le fond du bassin fut rapidement reconnu et occupé.

La première reconnaissance, la pénétration effective et la mise en valeur des zones qui forment le pourtour du bassin et plus particulièrement de celles qui sont situées au Sud, au Sud-est  et à l'Est, méritent d'être examinées avec quelque détail.

Les conditions physiques du milieu se prêtaient admirablement à une pénétration vers les hauts plateaux du centre africain, et notamment vers le Katanga méridional, en partant d'une base occidentale. Du haut plateau du Bihé, une excellente route naturelle se déroule vers l'Est, sur le large plateau constitué par la dorsale du Benguela. Cette route a été vraisemblablement suivie, à une époque très reculée, par les commerçants noirs de la région du Bihé qui s'aventuraient audacieusement jusqu'au cœur du Katanga. On peut même signaler à ce propos qu'une traversée de l'Afrique a été effectuée le long de cette voie, en 1810-1816, par un Noir parti de Loanda. Ce Noir était porteur d'une lettre envoyée à Mozambique par le gouverneur de l'Angola, Oliveira Barboza; il revint à Loanda chargé de laréponse. (Pergameni, Ch.)

On sait de plus que, vers 1802 et 1814, les pombéiros (voir annexe) ou marchands de demi-caste, D. T. Baptista et Amaro José traversèrent le continent en partant de l'Angola et en se dirigeant vers Tete, sur le Zambèze.

Il paraît donc certain que la route de la dorsale du Benguela était connue des anciens trafiquants portugais établis dans l'Angola, mais ils n'avaient point l'habitude de dévoiler les renseignements qu'ils pouvaient avoir recueillis au sujet des régions intérieures où se déployait leur activité commerciale. En réalité, la dorsale du Benguela a permis d'établir la liaison entre les vieux ports arabes de la côte orientale situés à proximité du Zambèze ct ceux de Benguela-Loanda de la côte atlantique.

Serpa-Pinto, lorsqu'il entreprit son expédition à travers le continent africain (Benguela, 12 novembre 1877; Durban, 19 mars 1879), suivit la grande route de commerce benguelienne et fut secondé par les indigènes du Bihé, les Bihénos, gens qui connaissaient admirablement les régions de l'intérieur.

D'ailleurs, tous les voyageurs qui ont parcouru les zones intérieures du Benguela et les régions occidentales du centre africain ont été plus ou moins aidés par ces trafiquants noirs du Bihé qui parcouraient régulièrement la grande dorsale benguelienne. Ce sont ces mêmes gens qui accompagnèrent et guidèrent les missionnaires britanniques Arnot, Folkner et Swan lorsqu'ils allèrent s'établir chez Msiri, ou Mushidi, au Katanga. (*Robert, M., 2.)

(image Serpo Pinto)

On sait quels sont les explorateurs qui ont fourni les premières données sur les zones du Sud et du Sud-Est du bassin congolais. Avant Serpa-Pinto, Livingstone y avait effectué déjà un voyage en allant du Bas-Zambèze à Saint-Paul-de-Loanda et en revenant à Quilimane. Les itinéraires de Böhm et Reichard, partis de Zanzibar, passent par la région de l'Upemba (1882-1884). Capello et Ivens, officiers de la marine royale portugaise, accomplirent une importante exploration en 1884-1885. Partis de Mossamédès le 14 rnars 1884, ils arrivèrent à Quilimane le 26 juin 1885, après avoir parcouru une partie du Katanga et avoir poussé une pointe jusqu'à Bunkeya. Quant à Wissmann, qui avait quitté Saint-Paul-de-Loanda en 1881, il découvrit la rivière Kasai et ses grands tributaires, notamment la Lulua; il descendit en partie celle-ci, puis le Kasai jusqu'à son confluent avec le Congo. Rappelons que Cambier fut le premier Belge qui atteignit le Tanganika. Il avait choisi comme point de départ la côte orientale et était arrivé au lac en 1880.

On pense bien qu'après l'établissement de la base occidentale au Stanley Pool, l'exploration ne fut point limitée à l’extrémité navigable des divers affluents du Congo; des pointes hardies furent poussées en amont vers les zones périphériques du bassin. Ce fut le cas, notamment, pour les explorations de  Van Gele et de bien d'autres, puis des explorateurs qui, prenant pour bases les postes fortifiés établis le long de l'Uele, franchirent la ligne de faîte du Nil. La poussée vers le Sud- Est, vers l'Urua et le Katanga, put s'opérer de même en partant de la nouvelle base de Lusambo, située à proximité des régions du Sud-Est et reliée, par une voie fluviale facile, à la base principale du Stanley Pool. C'est alors que commença la remarquable série d'explorations bien connues, dirigées par Paul Le Marinel, Delcommune, Bia- Francqui-.Jules Cornet, Stairs et Brasseur.

Pour le Katanga, aux premières reconnaissances, parties tout naturellement du Bihé, et aux expéditions entreprises plus tard en partant du Bas-Congo, a succédé la phase de la pénétration effective qui eut un tout autre point de départ ainsi que des caractères particuliers dont il a été traité longuement dans Le Katanga physique. (Robert, M., 2.)

Cette pénétration effective procède avant tout de la recherche minière et de la mise en valeur des richesses minérales que recèle le pays; elle a pour point de départ la base du Cap.

Le mouvement économique et industriel mondial, considérablement accru au milieu du XIX" siècle, provoqua la recherche de nouvelles ressources à mettre en valeur.

Des hommes entreprenants se livrèrent activement à la prospection des régions neuves et le succès ne tarda pas à couronner leurs efforts. Coup sur coup, des découvertes sensationnelles de gîtes aurifères sont faites en Californie, ainsi qu'en Australie, déclenchant la fièvre de I'or et la ruée des prospecteurs. L'Afrique elle-même, si peu attrayante cependant, ne tarde pas à voir affluer les chercheurs, car du diamant a été trouvé, en 1867, dans les alluvions du fleuve Orange et, dès 1869, dix mille Blancs sont au travail sur  los nouveaux placers diamantifères. Le flux de la ruée minière qui est partie de la base du Cap se propage vers les régions voisines et submerge le Transvaal, où l'on a découvert des gîtes d'or.

Les prospections sont poussées plus au Nord, vers le Mashonaland où se trouve cet ancien eldorado réputé de la Manika, vers le Matebeleland et enfin, plus loin encore, au delà du Zambèze, dans la région dénommée aujourd’hui  la Rhodésie du Nord.

En 1890, la vague minière partie du Sud atteint les confins -du Katanga, où des missionnaires britanniques étaient installés depuis 1885 et elle menace même de déferler par-dessus la frontière  algérienne.

C'est alors que le Roi Léopold II, avec l'aide de la Compagnie du Congo pour le Commerce et l'Industrie, envoie les quatre missions chargées , d'occuper effectivement le Katanga et de faire la première étude du pays.

L'expédition Le Marinel quitte Lusambo en décembre 1890, alors que celle de Delcommune était partie du haut Lomamie en novembre de la même année.

Les expéditions Stairs et Bia-Francqui-Jules Cornet, organisées par la Compagnie du Katanga, filiale de la Compagnie du Congo pour le Commerce et l'Industrie, partent, la première de Zanzibar, en juillet 1891, et la seconde de Boma, en juin 1891.

La prise de possession du Katanga par l'État Indépendant du Congo est réalisée et le géologue Jules Cornet reconnaît l'immense bassin cuprifère du Katanga et en effectue une première étude scientifique. La vague minière, financière et politique venant du Sud est endiguée à la frontière katanguienne, mais la prospection détaillée et la mise en valeur qui va suivre ne s'appuieront pas moins sur la base méridionale, d'où  est partie la vague minière qui a submergé toute l'Afrique Australe.

La prospection détaillée du Katanga est commencée en 1900 par le Comité Spécial du Katanga, qui charge de ce travail la «Tanganyika Concession Ltd ». L'Union Minière du Haut-Katanga est créée en 1906. La vague de recherches minières s'est propagée du Sud au Nord, sans tenir aucun compte des obstacles physiques qui auraient pu la ralentir ou l'arrêter'. Les conditions climatiques elles-mêmes, si défavorables, cependant, par le passage du climat tempéré de la base du Cap au climat franchement tropical des régions centre africaines, ne sont pas parvenues à enrayer sa marche.

Elle s'est d'ailleurs appuyée sur une ligne de chemin de fer qui s'est déroulée depuis le Cap jusqu'au Katanga, en surmontant toutes les difficultés de terrain qui auraient pu lui faire obstacle.

Partie du Cap et de Durban en 1860, la voie ferrée est arrivée à Kimberley en 1885 ct à Bulawayo en 1897. Elle atteint Wankie  puis le Zambèze, aux Victoria Falls, en 1904. En 1906, la ligne est construite jusqu'à  Broken-Hill; elle arrive à Sakania, à la frontière du Katanga, en 1909 et aboutit enfin à Élisabethville  le 2 septembre 1910. En octobre de la même année elle atteint la mine de l'Etoile, la première mine de cuivre exploitée au centre de l'Afrique par les Européens et à 11 km. de laquelle fut érigée Élisabethville.

Nous arrivons ainsi à la fin de la phase  de la pénétration effective. Rappelons que la voie ferrée a été prolongée jusqu'à Kambove en 1913 et qu'elle est arrivée à Bukama, sur le fleuve Lualaba, en 1918. Quant aux lignes de Bukama à Port-Francqui et de Tenke à Lobito, elles ont été achevées respectivement en 1928 et en 1931.

Après ce qui a été exposé plus haut à propos de la base orientale où se sont appuyées les principales expéditions de reconnaissance lancées vers les régions centrales africaines, après avoir vu les Arabes installés aux rives du Lualaba dès le milieu du XIX" siècle, on pourrait s'attendre à voir cette base jouer un rôle de premier plan pour l’installation européenne dans les régions congolaises voisines des Grands-Lacs, dans le Nord du Katanga et le Maniema. En réalité, les choses se sont passées tout différemment. La voie ferrée du Bas-Congo, terminée en 1898, l'organisation des transports fluviaux  depuis le Stanley Pool jusqu'à Stanleyville,  l’achèvement du tronçon ferré de Stanleyville à Ponthierville, en 1908. et de celui de Kindu à Kongolo, en 1910, ont établi tout d'abord la liaison des régions orientales avec le Bas-Congo et amené ainsi cette base de l'Ouest à jouer le rôle principal, le chemin de fer reliant le lac Tanganika à Dar-es-Salam n'ayant été terminé qu'en 1.914.

Quant à la région de Kilo-Moto, où l'or avait été découvert en 1903 et mis en exploitation en 1906, sa liaison s'est établie, dès le début, avec le fleuve et la base du Bas-Congo.

Congo 1960 The End of site

 

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Info : Je continue durant les vacances
un "document histoire" pour les petits enfants de 7 a 100 ans !
On parleras dans la rubrique "Espace d'Enfants" durant les vacances :
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* 1). "Province d'Afrique" de l'empire romain , fondée en l'an 145 avant Jésus Christ lors de la destruction de Carthage, correspondait a peu près de la destruction de Carthage, correspondait à peu près-s au territoire re la Tunisie actuelle. Le terme « Afrique », appliqué au continent pourrais dériver- du nom de populations berbères qui occupaient entre une région située au Sud de Carthage du temps de L'empire romain
*2). "Sudd" , mot arabe qui signifie bloc. obstacle.
*3). "expéditions arabes" Voir Robert M2 : Le Katanga physique Lamertin 1927
geduld de rubriek Provincie wordt dagelijks bijgewerkt tot eind 2017
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Tine en Eddy