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Colonialisme et Anti colonialisme Un vain débat ?

Auteur : OG Libotte bULLETIN DE L'Otraco 1990 nr 39

 

 

vervaarlijke krijger volgens stanleyCommencée avec la découverte à peu près simultanée de de L’Amérique (1492) et de la route Maritime des Indes (1497), la suprématie européenne a duré moins de cinq siècles, moins d’un dixième des temps historique et moins d'un millième du passé de l'homme. Brève au regard du temps, elle a toutefois constitué par son extension géographique à toute la planète, le phénomène le plus universel de l'histoire de l'humanité. Rayonnement dans tous les sens, puis déclin rapide, la colonisation européenne a eu les

caractères d'une explosion.

Explosion qui aurait fait beaucoup de dégâts :  extermination des population du Mexique et d’Amérique du Sud par les conquistadores espagnols, extinction du peuplement aborigène d’Australie, guerres indienne et partage des survivants dans ces réserves en Amérique du Nord, introduction forcée de l’Opium en Chine et en Asie Centrale, traite des noirs, etc. Outre cers crimes contre l’humanité , on l’accuse aussi des crimes conte l’esprit : destruction sauvage des civilisations des Aztèques, et des Incas, Déliquescence des civilisation Indoue et Chinoise. Appauvrissement, partout, de la culture humaine par l’écrasement des diversités dans les conceptions intellectuelles, artistiques, philosophique et morales , l’effacement des styles de vie différentes des nôtre et l’imposition à touts les esprits du « prêt-a-penser » des confection occidentale.

Même sur le plan des activités économiques, la ruine de l'industrie textile et de l'artisanat indiens, le pillage universel des matières premières, le sous-développement économique de la plus grande partie du monde lui sont imputés. Nous aurions cassé tous les ressorts de développement que les sociétés « autres » recelaient sans que nous nous en doutions, par la destruction des cadres sociaux traditionnels, le freinage de la mobilité sociale et de la promotion des élites, et l' instauration d'un ordre bureaucratique et monétariste.

L’occident, écrasé à tort ou à raison sous le poids d’aussi lourdes culpabilités, a voulu semble-t-il, au moins dans un premier temps s’en décharger en les imputant  à une doctrine politique, le colonialisme, et à un catégorie sociale, les coloniaux, qui auraient en quelque sorte existé en marge de sa substance intrinsèque humaniste et généreuse. Ces boucs émissaires leur avaient , il est vrai été désigner souvent par des dirigeant du tiers monde en quête d’idéaux pour les mouvements de libération ou d’alibis pour les difficultés qui allaient suivre. Il était moins compromettant d’accuser un colonialisme dans lequel personne ne ne se reconnaissait que des conceptions politiques libérales ou communiste.

En réalité, l'expansion européenne a répondu à des mobiles impérialistes, mercantiles, militaires, idéologiques, politiques, religieux etc.. extrêmement divers. et qui se mêlaient. suivant les pays et les époques. de façons très différentes. on a pu attribuer l'expansion musulmane au prosélytismes religieux, les colonies des anciens grecs à leur vocation maritime et commerciale

Les conquêtes romaines à une volonté impérialiste. D’autre ont voulu s’assurer des frontières sûres ou reculer sans cesse les leurs vers l’est ou vers l’Ouest , accéder à des matières premières ou contrôler des voies de communication. L’expansion européenne, elle, a confondu tous les motifs,  tout les mobiles. Se sont mélangés saints et pirates, missionnaires et Brigands, hommes d’affaire ambitieux et émigrants en fuite, aventurier fous et puritains rigides. Toute l’Europe, animée par la foi dans ses idées religieuses et morales, ses capacités industrielle et commerciales , ses moyens militaire et technique, l’appât du gain ou la curiosité scientifique, s’est lancée à la conquête du monde. La ruche a essaimé. Elle a expulsé vers l’extérieur ce qu’elle avait de meilleur et de pire et ce qu’elle avait d’excessifs, plutôt que de moyens ou de médiocre.

L'explication des mots fournit souvent l'explication des choses. dans son sens actuel, qui n'est plus celui des anciens, le mot « colonies »  n'apparaît qu'au XVIII e   siècle. suivi, bien plus tard encore par ses dérivés»  « coloniser –colonial » etc.
Le mot « colonialisme » , lui, n'apparaît qu'au XXe siècle, et prend rapidement une coloration péjorative. Il s'est trouvé ainsi bien à point, au moment des indépendances, pour occulter dans les pays du tiers monde, les accusations embarrassantes et les responsabilités à prendre. En réalité, il n'y a jamais eu de doctrine , de penseur ou de prophète du colonialisme, mais il y a eu indéniablement des " coloniaux ".

Mais qu'ont donc fait ces « coloniaux », depuis qu'ils ont été perçus comme une catégorie sociale distincte, c'est à dire depuis qu'il s'en est trouvé pour s'expatrier durablement (et non pas seulement pour le temps d'une conquête ou d’une entreprise), s'établir outre-mer, en marge ou à la frange des sociétés autochtones et y exercer des activités permanentes à la charnière entre celles-ci et leur pays d'origine ? Car tels sont bien les caractères qui les différencient des conquistadores , des traders et des émigrants qui ont sillonné le monde depuis la fin du XVe siècle.

La supériorité occidentale, établie au départ par les progrès décisifs dans les techniques maritimes, militaires et commerciales, a rapidement structurelle monde. la nécessité d'assurer partout la sécurité des expéditions , des convois, des flottes et des caravanes a imposé de mettre fin à la piraterie, au banditisme, aux razzias, aux guerres de tribus et de roitelets. Des établissements durables ont imposé autour d'eux un ordre stable, assuré les escales, le ravitaillement et la protection des voyageurs. Ce pouvoir, distinct à la fois des lointaines administrations métropolitaines et du commandement des expéditions militaires et navales, a dû généralement assurer  l'instruction et l'entraînement de forces locales et de créer une police. Il a fallu aussi stabiliser les populations voisines, et pour cela, leur assurer un minimum de prospérité et de tranquillité, en éliminant les fléaux sociaux comme le cannibalisme les infanticides, la sorcellerie, la torture ... et en organisant leurs moyens d'existence, essentiellement les marchés, la monnaie et les champs. armée, police, justice, finances, économie, administration, les noyaux des états ont ainsi été constitués progressivement par des établissements permanents publics et privés, en marge des sociétés locales, qu'on voulait structurer de l'extérieur, sans trop les pénétrer. On retrouve là, l'origine des villes coloniales, avec leurs cités européennes et indigènes séparées, l’économie « duale », les discriminations perçues maintenant comme insultantes etc.

Les besoins de l'armée, de l'administration et des affaires ont imposé la nécessité de valoriser les ressources humaines par l'enseignement. Le développement des moyens d'expression orale et écrite, la substitution de langues communes, souvent internationales aux innombrables parlers locaux. Se sont ainsi créés des espaces culturels, au dessus des régionalismes et des traditions, qui ont constitués autour des états en formation l'aura d'une certaine identité culturelle qui, jointe au sentiment d'une communauté de destin. contenait en germe l'idée de nation, et de son unité. s'il est donc exact de dire que les frontières de l'Afrique.par exemple, ont été tracées sur les cartes en Europe, en voulant signifier parla qu'elles sont artificielles. il faudrait compléter cette affirmation en ajoutant que l'action des colonisateurs, suivie par celle des pères des indépendances , leur a donné un contenu national. maintenant bien réel. dans cette évolution, les réseaux d'enseignement et les clergés locaux, œuvre des missionnaires.ont joué un rôle fondamental.

Les élites scolarisées, occidentalisées (bien que souvent elles s'en défendent) et urbanisées ont pris au niveau des pouvoirs le relai des autorités traditionnelles. Des conceptions plus universelles ont pu ainsi façonner les institutions et les organes du pouvoir politique et économique : partis ,  syndicats, gouvernements, parlements, églises se retrouvent partout, même si les étiquettes ne recouvrent pas toujours des valeurs de même qualité. Les conceptions humanistes de l'occident servent partout de référence et de norme. bien que leur application soit souvent viciée ou entravée.

S’il est indéniable que malgré les conceptions chrétienne mise en avant par beaucoup de conquérant et d’émigrant, l’expansion européenne , a fait périr par les armes, les épidémies, l’alcool, l’opium, ou de déracinement, beaucoup d’êtres humains, combien de ceux-ci ou bien d’avantage seraient décédés par le fait d’autres contacts – inévitable – avec d’autre homme, d’autre conceptions.  L’histoire ne cesse de retrouver trace de peuples submergés, de civilisations disparues. Mais il est maintenant certain que l’organisation sanitaire mise en place dans les colonies a sauvé beaucoup plus d’homme  que tout les massacres et les épidémies en ont tués depuis les débuts de l’humanité. Le boom démographique des pays du tiers monde est tel que dans ces pays des voix se font entendre pour reprocher à l’occident de l’avoir provoqué, et pour lui demander les moyens de l’enrayer

Enfin il faut mettre a l’actif de la colonisation, l’établissements des voies de communication qui ont désenclavé les groupes humains et les économies locales, ouvert les espaces vides et les zones inaccessible, permis la mise en valeur des terres et du sous-sol par les entreprises locales ou étrangères, et rendu possible les échanges d’idées et de biens entre tous les hommes . Cette structure du monde moderne a été opérée a une vitesse stupéfiante. En moins d’un millième de la durée de l’humanité, celle-ci a été organisée dans se territoires et ses relations, encadré par des institutions, des principes, et des règles, au départ d’un petit groupe isolé sur un cap d’Eurasie.

Cette organisation n’est pas le résultat d’un dessein « colonialiste » prémédité, ni l’œuvre des seuls coloniaux. Ils n’étaient pas les inventeurs des modèle des modèles et des idées dont ils étaient dont ils étaient porteurs, pas plus que le leurs outils et de leurs techniques.

De leurs mains, ils ne pouveaient non plus faire grans chose : ils étaient si peu nombreux, une écume sur un océan d’homme sortant de la nuit des temps ! Sans les métropoles et sans les populations locales, ils auraient été impuissant ! Mais toujours à la limite qui séparait les unes des autre, ils ont catalysé les réactions de part et d’autre de la membrane.

On pose souvent les question : vous, qui revenez de « la bas », dites nous, que pense-t-on de la période coloniale ?
La réponse est difficile à formuler. La grande majorité de la population a moins de 40 ans, et n’a donc vraiment connu que la période post-coloniale. Parmi les plus « plus de 40 ans », ceux qui travaillaient au contact des Européens constituent eux-mêmes une minorité. Ils sont maintenant noyés dans une société à laquelle nous sommes étrangers et dont eux-mêmes ne peuvent et ne veulent se désolidariser. Leur accueil toujours prévenant et souvent chaleureux plaide cependant mieux que ses discours. La discrétion impose alors de ne pas les interroger sur ce qui pourrait inutilement les gêner, en les mettant à porte-à-faux par rapport à leur environnement.

Des réflexions spontanées entendues au hasard des conversation, les sentiments traduits dans des écrits, même caractère purement administratif, ce qui se dit en rue, à la radio, a la Télé reflètent cependant des opinions très diversifier suivant les sujets traités. Il est certains que les cultures obligatoires (coton) et les travaux imposés d’intérêt public (routes) ont laisser de mauvais souvenirs, bien que la nouvelle administration en ait repris l’idée, sous la forme du « Salongo » (participation hebdomadaire obligatoire à certain travaux communautaires), qui alternativement tombe peu à peu en désuétude, puis est réinstauré plus ou moins vigoureusement. On se sent davantage frustré par la perte des richesses que le régime colonial aurait sorti du pays, ce qui pour certains serait une des causes du sous-développement actuel. La questions ne soulève cependant pas beaucoup de passion, même lorsque les autorités en font état dans la présentation qu’elle font du contentieux Belgo-Zaïrois. De celui-ci, on parle beaucoup moins à Kinshasa qu’à Bruxelles.

Dans les villes, la séparation des cités, l'inégalité, devenue bien plus grande qu'à l'époque du Congo, entre les revenus et les chances de promotion sociales, sont encore considérés comme des héritage de la décolonisation. Partout , l'enseignement de base dispensé en langue indigène, plutôt qu’en français, la préférence marquée par le colonisateur pour certaines ethnies, des comportement considérés comme fondamentalement racistes, comme l’attitude vis-à-vis  des évolués, restent des facteurs d’incompréhension. La chicotte, les fers des prisonniers, le Tipoye, que personne n’a en réalité connus, conservent une certaine valeur symbolique , mais le souvenir du portage, des grandes épidémie et de la récolte forcée du caoutchouc naturel, qui ont été les grands fléaux infligés par la pénétration européenne, s’estompe de plus en plus. La hierarchie des griefs, vue du côté des supposées victimes est donc bien différente de celle que les contempteurs occidentaux du « Colonialisme » ont échaffaudée.

A l’inverse, la dégradation considérable des revenus qui ne représente plus que 4 à 5% de ce qu'ils étaient en 1960, l'abandon presque total de l'intérieur du pays où voies de communication, dispensaires, cantines, écoles disparaissent, le favoritisme et la prévarication dans les corps politique, judiciaire et administratif, la corruption généralisée, rehaussent le prestige de l'ancien ordre des choses, mais uniquement pour ceux-là seuls qui s'en souviennent encore.

Assez bizarrement , si la colonisation comme système politique et social conserve au total une image assez négatives, les grands corps de ce système, comme l’administration, les missions, les sociétés sont perçus très positivement, ainsi que les acteurs qui les animaient, les coloniaux et leurs collaborateurs, pour le plus grand bien de la Belgique et du Zaïre.

© OG Libotte

Kuifje-aanbidding in Belgisch Congo; laatse pagina uit het stripboek van Hergé [pseudoniem van George Remi], De avonturen van Kuifje. Kuifje in Congo. Eerste druk Antwerpen, 1947, Uitgeverij Casterman.

Kuifje-aanbidding in Belgisch Congo; laatse pagina uit het stripboek van Hergé [pseudoniem van George Remi], De avonturen van Kuifje. Kuifje in Congo. Eerste druk Antwerpen, 1947, Uitgeverij Casterman.

Reklamekaart van Haust beschuit uit de serie 'Dwars over den Aardbol, de wonderlijke avonturen van Loekie en Jan'. Illustrator M. Güthschmidt.

Reklamekaart van Haust beschuit uit de serie 'Dwars over den Aardbol, de wonderlijke avonturen van Loekie en Jan'. Illustrator M. Güthschmidt.

 

une autre histoire du 20e siècle - Acte 1 (1885 - 1944)