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Update : June 19, 2016

LIVRE D'OR

Sous le Haut Patronage de sa Majesté le Roi.

A nos héros Coloniaux mort pour la Civilisation.

Publié par la ligue du Souvenir Congolais.

La Campagne Arabe 1891-1895.

Extrait du livre ci-contre

Par la publication de ce « LIVRE D'OR» la Ligue du Souvenir congolais, instituée à l’initiative de M. Henri Jaspar, Premier Ministre, Ministre des Colonies, réalise un des points principaux de son programme. Celui-ci, en effet, vise à traduire les sentiments de la Nation à l'égard des pionniers de l'œuvre africaine. Ce but est atteint à l'heure même où la reconnaissance nationale se manifeste envers les fondateurs de l’indépendance de la Belgique. Une heureuse coïncidence unit ainsi, dans une pensée de gratitude, les héros de 1830 et ceux à qui notre pays doit sa colonie.

Le peuple belge a le droit de s'enorgueillir des résultats acquis en Afrique en un demi-siècle à peine. Il a réalisé, par un effort qu'on eût pu croire disproportionné à sa taille, la haute conception du Roi Léopold II « conception unique dans l'histoire » d’arracher  les populations indigènes à leur isolement millénaire et de les libérer du joug odieux de la traite. Dans sa patriotique sollicitude, le Souverain sut, en même temps, grâce à sa perspicacité, à un sens diplomatique aigu, à un labeur inlassable, saisir, pour Son pays, la dernière chance qui s'offrait d'acquérir une colonie. Pour accomplir la grande tâche qu'Il s'était imposée, Léopold II s'assura le concours d'hommes admirables d'audace, de vaillance et de désintéressement.

Ils apportèrent à l’œuvre nouvelle une foi ardente, une abnégation allant jusqu' au sacrifice suprême. Aussi, pour compléter les plus belles pages de l’histoire de la civilisation, l'épopée congolaise méritait-elle d'être écrite. Il fallait, en dressant Le bilan de l’œuvre accomplie, porter au tableau d'honneur les héros qui lui vouèrent, avec l'élan de leur jeunesse, le meilleur d'eux-mêmes. La Belgique s'était proposée de rendre hommage à ceux qui furent, en Afrique Centrale, les tenants d'un haut idéal et les artisans de son domaine colonial, mais à peine venait-elle d'accepter la charge de continuer l'œuvre du Roi-Souverain de l’État Indépendant du Congo, que, menacée dans sa propre existence par l'effroyable guerre, elle fut contrainte d'ajourner l'expression de sa gratitude envers eux.

Par la réussite de son œuvre coloniale, poursuivie sous l’impulsion éclairée et tenace du Roi Albert, elle est placée, aujourd'hui au des grandes nations auxquelles est dévolue la régénération de la race noire. Pleinement consciente du rôle qu'elle assume au centre de l'Afrique, elle veille à l'épanouissement moral et économique du vaste territoire dont les destinées lui sont confiées. Sa pensée reconnaissante s'élève vers ceux qui ajoutèrent ces fleurons à sa couronne et, en premier lieu, vers ceux qui reposent en terre Africaine. Les actes et les noms de ces compatriotes, tombés pour la cause de la solidarité humaine, sont désormais inscrits dans les fastes de la Nation. Ils proposent une leçon de réconfortante portée morale, d'énergie et de patriotisme. Nous n'oublions pas que des étrangers, tentés par l'idéal humanitaire et par la grande aventure congolaise, participèrent avec les nôtres à l'épopée, et que beaucoup d'entre eux succombèrent aussi. Ils appartiennent à plus de vingt nations au nombre desquelles figurent toutes les grandes puissances européennes et les Etats-Unis d'Amérique; Parmi les autres pays nous devons citer, notamment Le Danemark, le Grand-duché de Luxembourg, la Norvège, les Pays-Bas, le Portugal, la Suède et la Suisse. Dès le seuil de cet ouvrage la Ligue du soutenir congolais adresse à tous un hommage ému et reconnaissant.


Les Podromes d'un Sanglant Soulèvement

Au moment où les nations européennes avaient résolu d’abolir la traite des esclaves dans leurs colonies au prix des plus pénibles sacrifices, les voyageurs hardis et les missionnaires audacieux qui s'enfonçaient dans le Centre Africain dévoilaient un état de choses dont l'horreur et la désolation défiaient toute imagination.

Chassés de leurs États, les Imans de Mascate avaient peu à peu réoccupé leurs possessions durant le XVIIème siècle et le début du XVIIIème. L'île et la ville Zanzibar étaient le siège du plus puissant des sultanats qui s'étendaient en bordure de l'Océan Indien.

Il se fit que quelques marchands arabes, par esprit de lucre quittèrent les côtes etse rendirent à l'intérieur du pays pour y récolter l'ivoire. Ils avaient emmené avec eu des bêtes de somme chargées de marchandises d'échange. Au retour, elles porteraient l'ivoire acheté. Mais ces animaux succombèrent à la piqûre des tsé-tsé et à la fatigue. Les traitants firent usage de leurs armes pour se procurer des porteurs qu'ils ne trouvaient pas bénévolement et ils ajoutèrent à la récolte de l'ivoire qu'ils extorquèrent aux populations terrorisées, celle des esclaves dont les bras arrivaient à point à Zanzibar, qui se transformait précisément en pays agricole.

Ces expéditions furent trop lucratives pour n'être pas répétées, imitées et bientôt, de Bagamoyo s'enfonça vers le cœur de l'Afrique un long, très long et très étroit sentier dont les bifurcations nombreuses conduisaient vers les différents marchés d'esclaves du Victoria et du Tanganyika, pour aboutir, sur le fleuve Congo, à Kasongo et Nyangwe.

Ces expéditions fortes au plus de cent à deux cents hommes mais nombreuses et répétées ne trouvent le plus souvent devant elles, que des populations arriérées; grâce à l'efficacité de leurs armes, elles infligent l'esclavage aux nègres et mettent leur pays à feu et à sang, dans toute l'horrible réalité de l'expression.

Voici, pour ne citer qu'un seul exemple, ce qu'en dit Livingstone : « Les gens d'Hassari ont l'hyper-criminalité d'attaquer les villages inoffensifs. Dagambe m'â promis d'envoyer des gens porter l'ordre à ceux de Bagamoyo, qui sont de l'autre côté de la rivière, de cesser de tuer les hommes et de brûler les villages. Cette bande de meurtriers et d'incendiaires a passé toute la nuit et toute cette journée du 16 parmi les ruines qu'elle a faites, à se gorger de chairs et de volailles; le soir elle a repris son œuvre : vingt-sept villages sont détruits! ». Le lendemain, les incendiaires rentrent au camp en poussant des cris de triomphe. Les villages qui flambent haut er clair en de sinistres tourbillons donnent à Livingstone l'impression d'être dans la géhenne. Il est écœuré par tant de cruauté et bien que les chefs soient prévenants à son égard, bien que leur appui lui soit nécessaire pour atteindre le but qu'il a proposé à son voyage, malgré leur insistance : «Je ne peux plus rester dans une pareille agonie », répond-il.

Qu'on lise Livingstone, Stanley, Burton, Speke, Cameron, qu’on lise surtout les écrits émouvants de Mgr Lavigerie, à chaque page on y trouve d'horribles, scènes de meurtre, de pillage, de viol, d’incendie, de destruction. « Il est douloureux et horrible de constater, écrivait le pape Léon XIII au cardinal Lavigerie, en 1890, comme nous l'avons appris de rapporteurs véridiques, que 400.00 Africains sans distinction d’âge ni de sexe, sont arrachés violemment chaque année, de leurs villages, puis les mains enchaînées et sous les coups de fouets de leurs conducteurs, sont impitoyablement traînés jusqu'aux marchés, où ils sont exposés et vendus comme des troupeaux à l'encan. »

Cependant l’œuvre des Arabes n’était pas que pillages et meurtres. Dans les régions où ils avaient fixé leurs résidences régnait une aisance factice. Les populations qu'ils avaient asservies étaient employées à des travaux agricoles qui faisaient des postes arabes des villes florissantes. petit à petit, semant la ruine et la désolation au loin, des îlots prospères se constituaient autour des résidences des principaux chefs qui se plaisaient à recevoir les européens avec une politesse et un faste vraiment orientaux. Par ces apparences trompeuses il arriva qu'ils se concilièrent les sympathies de nombreux voyageurs tel Becker, tel encore Hodister, qui paya plus tard de sa vie la trop grande confiance qu’il avait mise dans la sincérité des marchands arabes. Quoi qu'il en soit, deux courants humains, totalement opposés, se rencontraient en plein Congo sur le Lualaba, le Lomami et le Sankuru, de Basoko à Lusambo : celui des Européens mu par des principes altruistes et celui des Arabes basé sur la force et la barbarie. La puissance arabe n'eut heureusement pas le temps de s'organiser, mais si quelques années de domination arabe avaient suffi à fonder plusieurs villes florissantes, elles avaient également suffi à anéantir les populations indigènes autour d'elles sur une aire immense. Ces villes n'étaient au demeurant que des caravansérails servant d'étapes et de bases à la longue route de misère qui reliait le Congo à l'Océan Indien.

L'un des deux antagonistes devait disparaître au cours d'une lutte sans merci qui parut dès les premiers instants inévitable. En effet, lorsque les agents de l’État Indépendant eurent occupé le Congo jusqu'aux Stanley Falls, les Arabes se montrèrent fort inquiets de cette prise de possession. Une conflagration fut bien près d'éclater au sujet de la station des Falls. Mais, grâce à l'habileté et à la diplomatie du second résident,  Wester, un traité d’amitié fut signé avec le fils de Tippo Tip, Moiniamani, stipulant que les Arabes ne dépasseraient pas cette station vers le Nord. Dès le mois suivant cependant, un premier accroc fut fait par le chef à l’accord.

Trop faible pour opérer des représailles, Wester se hâta de renforcer les positions de son poste. Fin 1884, Vangèle et Gleerup, remontant le fleuve virent des camps arabes aux confluents de l’Aruwimi et du Lomami. S'étant rendu compte des déprédations de ces bandes, ils prièrent le chef à une entrevue. Vangèle se rendit ensuite chez Tippo Tip qui promit trop facilement tout ce qu'on voulut : il était patent que la sincérité était absente de pareilles promesses. A son retour à Boma, Vangèle mit le Gouverneur au courant de la situation. Il reçut, par la suite, mission de Léopold II d'arrêter les Arabes. Arrivé à Léopoldville en décembre 1884, il n'y trouva, hélas, que 15 soldats et des cartouches avariées. Étant miné par la fièvre il ne put partir.

Le lieutenant Deane fut désignéle remplacer au poste des Falls. Il rassembla 40 Haoussa et s'embarqua sur Ie ss. Stanley. En chemin il s'adioignit 40 soldats Bangala et arriva aux Falls le 14 février 1886. Wester lui remit le commandement de la station. Dès lors, la situation se tendit de plus en plus. Tippo Tip promettait toujours, mais ne se donnait pas la moindre peine pour empêcher le pillage de ses bandes. Au mois d'avril, le chef, se rendant à Bagamoyo, remit le commandement de son poste des Falls à Mahomed-Ben-Said, appelé encore Bwana-Nzige, adversaire acharné des Blancs.

Ayant sauvé Deane, Coquilhat remonta le fleuve jusqu'aux Falls, mais attaqué par l'ennemi, il rebroussa chemin et sauva la situation par la voie diplomatique. Stanley se rendit à Zanzibar et le 24 février 1887 il conclut l'accord aux termes duquel Tippo Tip devenait vali ou Gouverneur des Falls, sous la suzeraineté de l'État et avec, comme il a déjà été dit, un adjoint ayant rang d'officier et titre de résident.

Dès lors la situation devait changer. On a pu lire précédemment le récit de la défense des Falls par Deane et Dubois, la fuite de ces vaillants quand toutes leurs munitions furent épuisées, la mort de Dubois et le sauvetage de Deane.

Ce n'était là, d'ailleurs qu'un intermède à la lutte qui s'avérait de plus en plus imminente et pour laquelle l'État se préparait avec une hâte fébrile. Les forces arabes étaient écrasantes et eussent été invincibles sans les rivalités qui divisaient leurs chefs. Tippo Tip, sultan de Kasongo et vali des Falls, en était sans conteste le plus puissant Mais il n'était pas seul. Il y avait, en outre, Kibonge, à Kirundu; Mahomed-Ben-Ami ci surnommé Nserera, à Lokandu; Munie- Mohara, à Nyangwe; Sefu, à Kasongo; Bwana-Nzige, à Kabambare; Rumaliza, à Udiiji, etc., etc.

Les Arabes venus de la côte avaient épousé les femmes qu'ils avaient volées aux indigènes. Une nouvelle race était ainsi formée : celle des arabisés qui ne cessait de croître. Ils trouvaient des auxiliaires parmi les grands chefs indigènes, tels un Lupungu ou un Gongo-Lutete. Ils disposaient de plus de cent mille hommes armés qui, en 1892, se trouvaient répartis sur plus du tiers du Congo.

la campagne arabe congo

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A cela que pouvait opposer l'État ?

Rien ou presque rien, quand le danger surgit pour la première fois. C'est la seule raison des temporisations et des mesures apparemment incompréhensibles, telle la reconnaissance de Tippo Tip comme gouverneur des Falls. Il fallait s'organiser avant de pouvoir entreprendre la lutte et on décida de préparer deux bases d'opérations : l'une au Sud, à Lusambo, point terminus de la navigation sur le Kasai-Sankuru, l'autre au Nord, à Basoko sur le fleuve : on défendrait aussi La ligne du Lualaba-Lomami au delà de laquelle les Arabes ne possédaient que des postes isolés.

Un troisième camp fut établi à Djâbir, destiné à maintenir dans leur attitude bienveillante les sultans Azande du Haut-Uele et du Bomu. Aux forces de l'État il faut ajouter celles de la croisade anti-esclavagiste qui, sous le commandement des capitaines Joubert, Jacques, Descamps s'étaient établies, de façon assez précaire il est vrai, sur les rives du Tanganyka.

Ces vaillants soldats avaient répondu à l'appel de Mgr Lavigerie. Lorsque le Primat d'Afrique eut envoyé vers les Grands Lacs ses premiers missionnaires, il eut tôt fait de s'apercevoir qu'il importait d'assurer leur protection; il s'adressa aux anciens zouaves pontificaux. C'est ainsi que la seconde caravane missionnaire qui quitta Bagamoyo était convoyée par des militaires parmi lesquels on se plaît à citer les belges Van Oost, d'Aerseele; Verhaert, de Beveren-Waes; Dhoop et Losvelt, de Thielt. Cependant ces quelques hommes eurent grand'peine à résister à Rumaliza, leurs voies de communications avec l'Europe étant entre les mains de l'ennemi.

C'est dans des circonstances aussi peu favorables que la lutte allait commencer et qui devait aboutir à l'anéantissement complet et définitif de l'un des deux antagonistes.

Les premiers envoyés ... a suivre plus tard

Secouée par la vibrante prédication du Cardinal Lavigerie, qui appelait l'Europe au secours de ses ouailles violées, razziées, assassinées, la Belgique fut la première à organiser la croisade anti-esclavagiste et à entrer délibérément dans la voie des réalisations pratiques.

Cette avant-garde de la civilisation était modeste, et, desservie par des circonstances adverses, elle eut une action fort réduite. Cependant, avec le recul de quelque quarante ans nous permettent déjà de donner à l'Histoire, nous pouvons y voir le début de l'action héroïque qui renversa le Croissant pour le remplacer par le drapeau d'azur étoilé d'or.

Le Roi, qui présidait en Belgique la Société anti-esclavagiste, fit choix de deux hommes d'élite pour organiser la première expédition, qui partit le 16 juin 1890. Hinck avait déjà cinq ans de Congo, et Van de Kerchove avait fait ses premières armes aux Zouaves Pontificaux.

Van de Kerchove, à peine arrivé à Léo, après un long et pénible voyage, dut rebrousser chemin, miné par la fièvre. Hinck eut la bonne fortune de pourvoir à son remplacement par Camille Ectors qui était parvenu en touriste à Boma.

Arrivés à Léo, ils y trouvèrent tous les services de transport réquisitionnés par l'expédition de l'Uele. Ils furent forcés d'attendre de longs mois avant de pouvoir se mettre en route. Le 2 novembre 1891, les deux voyageurs quittent les Falls.

Ils entrent en rapport avec les Arabes du Lomami. A Bena-Kamba, Hinck remet à de Bruyne un brevet de sous-lieutenant et lui transmet l'ordre de rejoindre Lippens à Kasongo.

Hinck et Ectors améliorent le poste de Bena-Kamba, groupent les indigènes et entretiennent avec les chefs arabes, Mohara, Nserera, Kilonge, Mohamed-ben-Amici des rapports en apparence courtois. Cependant, la lutte contre les Arabes allait entrer dans une phase plus active.

Les deux Blancs et leurs trente soldats n'eussent guère pu résister à la tourmente qui menaçait. Hinck reçut l'ordre de rejoindre Jacques, pour grossir les forces du Tanganyka, mais une maladie ophtalmique le força à rentrer en Europe. Cette première expédition, organisée par la Société anti-esclavagiste, fut bientôt suivie de plusieurs autres, dont on a souvent sous-estimé la valeur.

Elles eurent l'avantage de protéger la pénétration pacifique des missionnaires, de maintenir le prestige des Européens dans la zone occupée par les Arabes et de menacer les lignes de retraite de leurs forces, gênant ainsi considérablement leurs opérations.

Ayant passé par Rome, où, en audience particulière, il a fait bénir son épée par Léon XIII, le capitaine Jacques quitte Bagamoyo, le 12 juillet 1891, en compagnie du sous-lieutenant Renier et des sous-officiers Docquier et Vrithoff.

Il serait trop long de décrire ici les difficultés rencontrées par les caravanes gagnant le Tanganyka par la voie de l'Océan Indien, exposées à l'hostilité des indigènes autant que des Arabes. Le 16 octobre, Jacques arrive à Saint-Louis de Mirumbi, résidence du capitaine Joubert.

Ayant passé par Rome, où, en audience particulière, il a fait bénir son épée par Léon XIII, le capitaine Jacques quitte Bagamoyo, le 12 juillet 1891, en compagnie du sous-lieutenant Renier et des sous-officiers Docquier et Vrithoff.

Il serait trop long de décrire ici les difficultés rencontrées par les caravanes gagnant le Tanganyka par la voie de l'Océan Indien, exposées à l'hostilité des indigènes autant que des Arabes.

Le 16 octobre, Jacques arrive à Saint-Louis de Mirumbi, résidence du capitaine Joubert. Alors commence réellement la lutte contre Rumaliza, le puissant marchand d'esclaves, organisateur et bénéficiaire des razzias sanglantes qui dévastent les rives du Tanganyka. « Moi-même, j'aime mieux agir qu'écrire », - écrit Jacques - « mais je me fais violence et je m'évertue à vous fournir un peu de correspondance qui pourrait alimenter la curiosité du public ». Rien de plus saisissant que les rapports envoyés en Europe par le commandant Jacques, et que publie la Chronique de l'Association anti-esclavagiste.

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