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LES PREMIERES EXPLORATIONS DU CONGO - (1798 à 1876)

Aux approches du XIX" siècle, l’Afrique restait en majeure partie une « terra incognita »

 

Les Portugais s'étaient bornés à explorer la côte; le Nord était la proie des Arabes; plus au Sud s'étalait l’immensité sableuse du Sahara; le centre était couvert. d'inextricables forêts vierges et les plateaux recouverts de végétations luxuriantes étaient coupés à La côte par des falaises à pic; l'embouchure des fleuves était souvent ensablée et leur cours ultérieur coupé de torrents et de chutes d'eau. Aussi l'Afrique n'était-elle qu'une étape sur la route des Indes et le resta-t-elle au cours de la période la plus florissante de La traite.

C'est en Angleterre que s'éveilla d'abord l'intérêt pour les questions africaines. Il y avait à cela, certes, des raisons humanitaires, la traite et ses abominables excès commençaient enfin à émouvoir l'opinion publique, mais aussi des motifs économiques : il fallait, après la perte des colonies américaines, rechercher de nouveaux débouchés. Pour atteindre ces buts, une exploration systématique était indispensable et c'est ainsi que naquit en 1788 l'African Association, qui s'attacha surtout à résoudre d'abord la question du Niger, ensuite La séculaire énigme des sources du Nil. Bientôt dans tous les pays les problèmes géographiques commencèrent à susciter un intérêt général qui se traduisit d'abord par la création de sociétés savantes : la Société Géographique de Paris (1821), la Geographische Gesellschaft de Berlin (1828) et La Royal Geographical Society à Londres qui absorba l'African Association, Le Portugal aussi commençait à s'attacher davantage à ses possessions africaines depuis la perte du Brésil (1822). Ce fut un Portugais qui donna le signal des expéditions : José Lacerda e Almeida. Il voulut, en 1798, traverser l'Afrique d'Est en Ouest, Parti de Ntete en Mozambique, il atteignit le principal affluent du lac Bangweolo, le Tshambezi mais fut massacré par des indigènes.

Un peu moins de vingt ans plus tard, en février 1816, le capitaine anglais James Tuckey s'embarquait à Londres sur le voilier « Congo » Arrivé à l'embouchure du fleuve, il le remonta sur plus de 450 kilomètres en étudiant la région du Bas-Congo jusqu'à Isangila. Mais son escorte refusant de l'accompagner au delà, il fut contraint, terrassé par les fièvres, de prendre le chemin de retour vers l'Angleterre qu'il ne devait plus atteindre vivant.

En 1826, le capitaine Owen leva la carte du Bas-Congo, mais il fallut attendre six années avant que deux Portugais, Monteiro et Gamitto, se missent en route et, partis de l’Est atteignissent le Luapula; onze ans plus tard leur compatriote Graça, poursuivant leur chemin, atteignit le Haut-Kasai et l'empire nègre du Lunda. Ces expéditions n'apportèrent toutefois pas de solution aux problèmes géographiques en suspens. C'est avec la mission de résoudre l'énigme des sources du Nil, qui intriguait le monde depuis des siècles, que la Royal Geographical Society envoya, en 1857, sur la côte orientale, deux officiers de l'armée des Indes, Richard Burton et Speke. C'est eux qui découvrirent le lac Tanganyika et le lac Victoria Nyanza que Speke considéra comme La source du Nil-Blanc. Tous deux, quatre ans plus tard, suivirent le fleuve qui sortait du lac et rencontrèrent, remontant le Nil, leur compatriote Samuel Beker, lui devait établir, en 1864, que le Nil supérieur se déyersait dans le lac Albert-Nyanza.

Il y avait, à cette époque, quinze ans déjà, que David Livingstone, le valeureux missionnaire écossais, avait commencée la série des expéditions qu'il devait poursuivre jusqu'à sa mort. Venant de la côte orientale, il avait découvert le lac Dilolo, franchi les massifs du Haut-Kasai, sources du Kwango (1854), pour arriver à la côte occidentale à Saint-Paul de Loanda. Entre 1858 et 1862, il avait reconnu le Zambèze pour se consacrer ensuite tout entier à l'étude du plateau des grands lacs. IL avait particulièrement à cœur de trouver les sources du Nil : il avait promis à son ami sir R. Murchinson qu'il résoudrait ce problème et il mourut à la tâche plutôt que de faillir à sa promesse. Il découvrit successivement les lacs Moero (1867), Bangweolo (1868) et arriva au lac Tanganyika en 1869 d'où il atteignit Nyangwe sur le Lualaba (1871). Il crut qu'il avait atteint le Nil et voulut poursuivre son exploration, mais une série de déboires le forcèrent à rebrousser chemin vers Udjiji sur le lac Tanganyika.

En Europe on était sans nouvelles de lui et on s'inquiétait. C'est alors qu'un journaliste, Henry Morton Stanley, fut chargé par son journal, le « New-York Herald », d'aller à sa recherche. Il le retrouva à Udjiji, le 3 novembre 1871. Ensemble, ils explorèrent les rives du Tanganyika et la région d'Ounyanyembe. Sa mission remplie, Stanley retourna vers Zanzibar, cependant que Livingstone, refusant de rentrer avant d'avoir rempli sa promesse, poursuivait ses explorations le long du Tanganyika et du lac Bangweolo près duquel il mourut d'une attaquc de dysenterie en 1873.

D'autres que Stanley s'étaient inquiétés de son sort. Un lieutenant de la marine anglaise, Cameron, était parti à sa recherche en 1873; à mi-chemin du lac Tanganyika, ayant appris la mort de Livingstone, il résolut de continuer sa route. Il découvrit la Lukuga et voulant vérifier si elle rejoignait le Lualaba découvert par Livingstone, il en remonta le cours jusqu'à son confluent avec ce fleuve. De là il se dirigea vers Nyangwe, mais l'hostilité de plus en plus déclarée des indigènes le fit changer de direction et, au lieu de remonter le Lualaba, il obliqua vers le Sud-Ouest et atteignit, en novembre 1875, la côte de l'Atlantique en territoire portugais après un voyage de 5.500 km.

En moins de sept ans, de 1869 à 1876, d'autres explorateurs aussi avaient fait d'importantes découvertes : Pogge et Homeyer, et le commandant Lux avaient complété l'œuvre de Cameron et parcouru notamment le Haut-Ubangi; en 1870, , un docteur russe, Schweinfurth, venant de Karthoum, avait découvert l'Uele et La race des Mombutu; il fut suivi en 1872 d'un Italien, Miami, qui parvint à la rivière Bomokandi et, en 1876, du docteur Potagos qui explora la rivière Bomu. En 1873-1874, les frères Grandy, également à la recherche de Livingstone, essayèrent en vain de remonter le fleuve Congo depuis son embouchure, tandis qu'une mission allemande, dirigée par Güssfeld, explorait la côte entre l'Ogoue et le Congo et remontait certains fleuves de la région, dont le  Kwilu. Enfin le capitaine Medlycott et le commandant Flood, dressèrent la première carte topographique de l'estuaire du Congo.