Les Tirlemontois au Congo - 1885-1918

Auteur A.-B. Ergo

Tirlemontois au Congo - Tienenaars in Kongo

Les Tirlemontois au Congo - 1885-1918

(voir livre Tienenaars in Congo)

Batu baye wana badjalaki na nsomo te Baye wana badjalaki batu
La peur n’avait pas de prise sur ces gens Parce que c’était des hommes

par © Par AB Ergo et M. Best,
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Les Tirlemontois au Congo

Auteur: André-Bernard ERGO
Couverture: Véronique OPDENBOSCH

Ce livre a été publié en néerlandais sous le titre Tienenaars in Congo. 1885-1918 avec M. Best pour la traduction .( D 1989/2936/1) par le Stedelijk Archief en Museum "het Toreke" de Tirlemont.

Les illustrations ont été aimablement autorisées par :


- Le Musée Royal de l'Afrique centrale à Tervueren
- Le Musée National de la Marine à Anvers
- La Maison des Dominicains à Louvain.

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Sommaire

Liminaires

Il restait au siècle passé quelques terres inconnues dans le monde ; les terres australes bien sûr, mais aussi le centre du continent africain, que de très rares voyageurs avaient sillonné. Les Belges se retrouveront sur deux de ces lieux inconnus et, c’est assez exceptionnel, que ce petit peuple qui vient à peine de prendre son indépendance, puisse être aussi généreux dans l’audace tout d’abord, dans l’abnégation ensuite, dans le savoir réaliser enfin !

Ces vertus  chez les Belges sont séculaires ; n’est-ce pas Jules César lui-même qui disait par la voix de Pline l’Ancien et de Varron : « C’est une race d’une extrême ingéniosité, capable d’imiter et de réaliser tout ce qu’elle voit faire ! »  C’est une race capable aussi d’innover, de créer, de bâtir ; ce qu’elle va réaliser au centre de l’Afrique, aucun autre peuple au monde n’osa la tenter..

Les premières années de cette gigantesque entreprise furent édifiantes à plus d’un titre et il est regrettable aujourd’hui que des plumitifs ne cherchent le sensationnel facile qu’en en  détaillant les pages les moins nobles comme si celles-ci avaient été le lot quotidien de tous les pionniers. Au demeurant, ces reporters là sont ceux qui ne connaissent de l’Afrique que le confort artificiel des relais aériens. Ne les appelions-nous pas les « pèlerins de la saison sèche. »
Pourquoi, parmi tous les pionniers, avoir choisi les Tirlemontois ? Parce que Tirlemont est une ville belge fascinante, aux confins du bon sens pondéré du monde paysan et de l’activité fébrile des citadins ; aux confins aussi de deux sensibilités, la sensibilité latine et la sensibilité thioise. C’est également, au dix-neuvième siècle, une ville industrieuse, commerçante, de garnison ; une de celles qui vont s’investir énormément dans l’aventure africaine. Et de plus, les pionniers  représentent toutes les couches sociales et tous les niveaux intellectuels. Bref, si les missionnaires étaient  un peu mieux représentés en nombre, on pourrait prétendre que les quelque quarante Tirlemontois retrouvés sont un échantillon normalisé des Belges présents en Afrique au 19ème siècle.
Beaucoup de ces jeunes gens allèrent là-bas à la rencontre de leur destin avec la conviction profonde et sincère d’aller accomplir une tâche humanitaire. Les rares qui sont revenus au pays étaient marqués par cette philosophie bantoue, celle qui ne peut pas se raconter mais qui se perçoit. Ils garderont en eux-mêmes la nostalgie des grands espaces, des grands silences, des grandes responsabilités, des grandes générosités et, lors de leur retour définitif en Europe, ils seront frappés par l’antonymie des mots qui caractérisent l’Afrique centrale et la Belgique.


Avant 1885

Les cartes anciennes inscrivaient sur l’Afrique inconnues : «  Hic leones », le domaine des lions ! Ne nous sommes-nous pas nous-mêmes contentés trop souvent de cette image puérile d’un village à paillotes, à sorcier et à roi de carnaval, image que nous étendions sans difficulté à toute l’Afrique noire ?
Et cependant, l’histoire de l’Afrique nous permet de remonter jusqu’au neuvième siècle avant Jésus-Christ, époque relativement proche de la nôtre si l’on accepte que les hommes sont sur la terre depuis plusieurs millions d’années. Pleine l’Ancien ne parle-t-il pas dans son  Histoire naturelle du « Pays des hommes noirs » existant à l’époque de la guerre de Troie et réputé comme une contrée vigoureuse et puissante. Il parlait de l’Ethiopie actuelle. Hésiode, Hérodote, Strophe, Diodons Sicule, tous signalent l’influence culturelle et politique des Nègres dans le nord de l’Afrique, région constituée de vastes royaumes dont la vitalité est très grande.
Cependant, peu à peu, le nord de l’Afrique va s’as-sécher. Les grandes plaines alluvionnaires se dessèchent et les arbres – il y avait des forêts- se rabougrissent, disparaissent ou deviennent des arbres de pierre s’identifiant aux pierres du désert. Mais dans cette plaine du nord, les Noirs vont rencontrer les Blancs venus d’Europe et d’Asie ainsi que les Sémites venus de l’Est. Il se passe alors deux phénomènes essentiels ; certaines de ces peuplades noires glissent le long du Nil vers le sud et s’établissent dans la région des Grands Lacs, les autres au contraire remontent le fleuve  pour former, en fusionnant avec la race blanche, une culture unique et remarquable, la culture égyptienne. A ces poussées d’orientation nord-sud, s’ajoute une poussée est-ouest entraînant Soudanais et Bantous, de la Mer Rouge à l’Atlantique, dans des marches et des exodes millénaires à côté desquels l’exode de Moïse dans la Bible paraît une simple promenade.
Voilà donc ces peuplades arrivées, de migrations en migrations, à peu près à l’endroit où les explorateurs modernes les ont découvertes. Nous savons qu’il ne s’agit pas de « sauvages autochtones » qui auraient dû tout inventer sur place, mais de « populations déplacées » qui ont conservé, de leurs contacts avec les vieilles civilisations du monde, tout un ensemble de cultures et de techniques. Ils savent cultiver la terre, ils savent construire, ils savent tisser des vêtements …

Carte du royaume du Congo suivant une gravure de Filippo Pigafetta vers 1891

Carte du royaume du Congo suivant une gravure de Filippo Pigafetta vers 1891

C’est de ces peuplades que vont sortir, petit à petit, les civilisations noires, les empires noirs, dont nous ne connaissons que les traits essentiels répétés par les commerçants arabes ou par la tradition orale. Il y a eu l’empire Manding sur lequel les princes Keita régnèrent plus de six siècles ; l’empire Shanghai  où les docteurs les plus savants du Maghreb allaient suivre les cours de lettrés noirs. Les empires du Soudan et du Dahomey, célèbres par les rôles qu’y jouèrent les femmes, comme souveraines dans le premier, comme guerrières ( amazones ) dans le second. Le plus célèbre, puisque le plus secret, l’empire du Monomode dont les ruines, dans l’embouchure du Zambèze, attestent du degré de civilisation avancé atteint au Moyen Age. Ceux d’Ife et du Bénin  où l’on connaissait l’usage du bronze coulé suivant la technique de la cire perdue et où les villages « …avaient les principales rues bordées par des quadruples rangées de palmiers et dont les huttes étaient toutes des œuvres de tressage et de sculpture les plus ravissantes qu’on puisse imaginer » ( Frobenius).  Le royaume du Congo enfin ( Bas Congo, Kwilu et nord de l’Angola), celui qui nous intéresse particulièrement et qui connut son apogée au siècle de Charles Quint.


Ce royaume avait été fondé à la fin du treizième siècle par des chasseurs venus du sud-est. Les navigateurs portugais y découvrirent des indigènes beaucoup plus civilisés qu’ailleurs et une organisation politique qui s’apparentait à celle de l’Europe au Moyen âge. La vie sociale, très protocolaire, y était rigide et les techniques utilisées y étaient très avancées. On y connaissait l’usage de la fonte et du cuivre, celui du tissage fin, de l’agriculture par assolements et aussi l’usage de l’élevage. En 1506, à la mort du vieux roi Nzinga Ntima qui s’était converti au catholicisme, son fils lui succéda sous le nom de Don Affonso. C’est à cette époque que, pour la première fois, l’idée d’un clergé catholique africain fut réalisée, puisque le fils du roi, Don Henrique, après des études à Rome, devint en 1518 le premier évêque noir du Congo.


Ce royaume connut des relations internationales actives puisqu’il envoie des ambassadeurs à Rome aux états du Vatican, au Portugal  et  en  Espagne et qu’il conclut des alliances avec le Brésil et les Pays-Bas. Les analogies avec nos états modernes ne sont d’ailleurs pas finies. Les souverains de ces royaumes perçoivent des droits sur l’exploitation des mines et des taxes sur les importations et sur les exportations ; ils s’approprient les successions en déshérence. Certains alimen-tent même un budget d’assistance sociale destiné à secourir les plus pauvres ou à racheter les prisonniers.

La cour du roi du Congo telle que les Portugais et les Hollandais ont pu la voir au seizième siècle

La cour du roi du Congo telle que les Portugais et les Hollandais ont pu la voir au seizième siècle

Que le lecteur ne se trompe pas, nous sommes bien au cœur de l’Afrique au seizième siècle. Le commerce des esclaves commence à cette époque. C’est le fait des Portugais tout d’abord puis des Hollandais. Environ 5.000 esclaves quittent le port de Mpinda chaque année. Les rois congolais, qui sont les premiers fournisseurs, utiliseront habilement les rivalités européennes et rechercheront alternativement l’appui des uns puis des autres, notamment pour contrôler les hordes de Jagas qui, semblables aux Huns en Europe, mettaient leur royaume à sac. Le déclin du royaume du Congo survient en 1665 lorsque les Congolais, en conflit avec les Portugais, seront battus par ces derniers à la bataille décisive de Mpila.

A la fin du dix-septième siècle, la traite des esclaves noirs était devenue une vaste entreprise internationale, la France et l’Angleterre étant entrées de plein pied dans ce commerce. Plus tard, les Arabes y entreront également et prendront de plus en plus d’importance au fur et à mesure que les Européens diminueront leurs activités. Les statistiques de la traite pour le seul Congo sont effrayantes. D. Rinchon (1929), dans son livre sur la traite et l’esclavage des Congolais par les Européens, estime à plus de treize millions les Congolais vendus comme esclaves entre le seizième siècle et le début de l’Etat Indépendant du Congo. Pour la seule année 1778, près de 35.000 Congolais subiront ce sort. On possède peu ou sinon pas d’informations sur les nombreux prisonniers qui mourraient avant d’arriver au port et sur ceux qui perdaient la vie au cours des razzias.

La Révolution française en 1789, qui prône la liberté et l’égalité de tous les hommes, va être un événement important dans la diminution du commerce des esclaves, du moins dans les colonies françaises et anglaises. Ces dernières abolissent l’esclavage en 1833, le Portugal l’abolit en 1835 et la France le fera en 1848. A partir de cette date, le marché des esclaves se déplace vers le Brésil et vers les Etats-Unis d’Amérique comme le montre le recensement détaillé du tableau suivant.

Recensement des esclaves africains au travail dans le nouveau monde avant et après la révolution française.

 

1780  

1789-1830   

vers 1850

Colonie française
675000

révolution française à

l’indépendance de la Belgique.

 
colonies anglaises    
470000
 
colonies hollandaises 
73000
85000
colonies espagnoles
117000
900000
Brésil   
600000 
3250000
Etats-Unis d’Amérique  
700000 
3200000

Total

2635000    

7435000

 

Les esclaves qui avaient été prélevés au début dans les régions riveraines, seront de plus en plus souvent prélevés à La reine Djunga du Kwango suivant une ancienne lithographie de Villain. L’original de ce portrait se trouve au monastère de Coimbra

Les esclaves qui avaient été prélevés au début dans les régions riveraines, seront de plus en plus souvent prélevés à La reine Djunga du Kwango


l’intérieur des terres où de véritables expéditions sont organisées, surtout par les Arabes, au départ de la côte est de l’Afrique. En 1840, ils étaient parvenus au lac Tanganyika et en 1858 ils avaient établi une base à Uvira. Au sommet de leur apogée, les Arabes exportaient quelque 70.000 Congolais par an. A côté du fléau de l’esclavagisme qui scandalisait l’opinion publique, le désir de connaître l’Afrique et les récits extravagants des premiers explorateurs enflammeront les imaginations.

Durant la première moitié du dix-neuvième siècle l’Angleterre s’industrialise et la Belgique lui emboîte le pas. La société change. De grandes métropoles industrielles s’étendent à côté des anciennes grandes villes. Il est essentiel d’assurer la prospérité de la Belgique en lui donnant la plus grande expansion commerciale possible. Encore faut-il le faire avec habilité, sans éveiller la convoitise des grandes nations voisines ! C’est dans ces circonstances que le Roi Léopold II va déployer tout son savoir-faire.

Bien avant son avènement il s’était d’ailleurs intéressé à la colonisation et avait successivement porté ses vues sur l’Asie mineure, les îles Fidji et Salomon, le Guatemala, Formose, les Philippines et la Chine. Au cours de l’année 1876, l’archiviste du Ministère des Affaires étrangères, Emile Banning, attire l’attention du public belge  -et du Roi en particulier – dans trois articles de l’Echo du Parlement, sur cette terre d’Afrique centrale dont personne apparemment ne se souciait.

Léopold II, intéressé, organisa tout d’abord une Conférence géographique internationale à Bruxelles, le 12 septembre 1876. Toutes les grandes puissances européennes du moment y étaient représentées. En ouvrant la séance, le Roi insista sur la nécessité de libérer l’Afrique de l’esclavage et d’y apporter la civilisation et le progrès.  Ce programme est accepté par tous les participants qui prennent chacun la décision de créer, dans leurs pays respectifs, un comité national chargé de fonder des stations hospitalières et scientifiques et d’organiser, en Afrique, des voyages d’exploration.

Tous les comités nationaux seront chapeautés par une nouvelle institution créée à cette occasion, l’Association Internationale Africaine. (AIA)  Le comité belge est immédiatement le plus dynamique ; de 1877 à 1884 il organise cinq expéditions financées  par le Roi lui-même et par des souscriptions publiques. C’est en 1877 que le comité central choisit comme emblème le drapeau bleu à étoile d’or, laquelle symbolise la civilisation brillant dans l’azur congolais.

Le Roi a l’heureuse initiative de s’attacher les services de Stanley qui vient de traverser l’Afrique d’est en ouest en descendant le fleuve Congo jusqu’à son embouchure. C’est Stanley qui dirigera et coordonnera les premières expéditions belges au départ de l’Atlantique. En trois années, trente postes seront fondés, la route des caravanes sera tracée et des traités de suzeraineté et de commerce seront passés avec les chefs indigènes.

Le succès de ces entreprises encourage Léopold II dans son dessein de créer un état en Afrique centrale et Il profite des difficultés de trésorerie du Comité d’études pour remplacer celui-ci par une autre institution, l’Association Internationale du Congo (AIC) dans laquelle Il aura des pouvoirs plus étendus. L’AIC va développer une activité débordante. Dès 1885 elle possède une flottille de cinq vapeurs et elle a fondé un réseau de quarante postes couvrant près de la moitié du Congo actuel. En outre elle a conclu localement plus de 500 traités. Pour faire reconnaître la validité de ces traités, l’AIC signe des conventions internationales avec la France et l’Allemagne. Mieux, le 22 avril 1884 les Etats-Unis d’Amérique reconnaissent officiellement l’AIC comme un état souverain. Mais le Portugal se rappelant  qu’il avait occupé jadis l’embouchure du fleuve, fit reconnaître ses anciens droits par l’Angleterre, fermant ainsi la porte de l’océan au jeune état.

Le Roi eut recours à l’arbitrage de Bismarck et en 1884-1885, l’Allemagne réunit une conférence à Berlin. Celle-ci qui va durer quatre mois, reconnaîtra la qualité d’état souverain à l’AIC, laquelle signera d’ailleurs l’Acte de Berlin en cette qualité, avec quatorze autres grandes puissances. Dès avril 1885, le Parlement belge autorise Léopold II a être le chef du nouvel état, mais cette « union personnelle belgo-congolaise » n’est ratifiée qu’à la condition qu’elle n’entraîne pas de charges financières  et militaires pour la Belgique.

Par décret, le 29 mai 1885, l’AIC devient l’Etat Indépendant du Congo (EIC). Deux jours avant la fête nationale, le 19 juillet 1885, on proclame l’avènement de Léopold II comme Souverain de l’Etat Indépendant du Congo, ainsi que la neutralité permanente de ce dernier. Cette proclamation eut lieu à Banana. Le représentant du Roi sur place fut l’ancien administrateur général de l’AIC, Sir Francis de Winton, un Britannique.

Par AB Ergo

extrait du livre Les Tirlemontois au Congo 1885-1918 ©Auteur: André-Bernard ERGO
Couverture: Véronique OPDENBOSCH
Ce livre a été publié en néerlandais sous le titre Tienenaars in Congo. 1885-1918 avec M. Best pour la traduction ( D 1989/2936/1)  par le Stedelijk Archief en Museum “het Toreke” de Tirlemont.

 

Sommaire

Liminaires Avant 1885

L’Etat Indépendant du Congo

Les campagnes anti-esclavagistes

La Bataille de Redjaf

La colonie du Congo
La campagne d’Afrique 1914-1918

L'Association tirlemontoise «Les Journées coloniales»

Les Tirlemontois au Congo (voir aussi dans la rubrique personnage congo belge)
Annexe: Les débuts de l’aviation au Congo belge Par J. Koninckx

Les Pionniers Belge du Congo

Alfa de A à B

  1. . Blocteur, E.C. 1864-1896

alfa de C à D

 

  1. . De Grez, R.E. 1874-1953
  2. . Dehertog,A.M.H. 1871 -
  3. . Delvin,L.H. 1871-1907
  4. . Detiège, M.E. 1867-1940
  5. . Devos, H.F. 1875-1959
  6. . Devroye, R.E. 1863-1938
  7. . Dewalhens, L.S. 1883-1970

Alfa de F à G

  1. . Festraets, F.A. 1898-1939
  2. . François, N.F. 1886-
  3. . Franssen,W. 1885-1913
  4. . Geerts, A. 1872-1903
  5. . Genesse, F.J. 1851-1887
  6. . Grossen,J.L. 1861-1930

Alfa de H à L

  1. . Hamoir, F.L. 1856-1931
  2. . S'Heeren, L.J. 1880-1948
  3. . Hendrickx, P.A. 1865-1900
  4. . Janssens, P.E. 1882-1938
  5. . Lallemand, A.J. 1855-1896
  6. . Lmbrechts, Th. 1884-1956

Alfa de N à Q

  1. . Naveau, A.P. 1876-
  2. . Nevelsteen, E. 1877-1929
  3. . Nevelsteen, H. 1874-1906
  4. . Putzeys, E.J. 1880-1916

Alfa De R à V

  1. . Rens, C.J. 1889-1961
  2. . Sillen, C.J. 1872-
  3.  . Storms, M.J.A.M.R. 1875-
  4. . Van den Bergh, M.T. 1865-1830
  5.  . Vanden Plas, V. 1884-1921
  6. . Vanden Plas, H. 1891-1946
  7. . Vangoidsenhoven, A. 1883-
  8.  . Vangoidsenhoven, Ch. 1881-1969
  9. . Vangoidsenhoven H. 1886-1920 et Cordi, M. 1895
  10. . Vangoidsenhoven Th. 1877-1929

Alfa W

  1. . Wangermée, E.A. 1855-1924

 

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