En dessous du Baobab

Le saviez vous ?

Congo 1960: bulletin periodique

Le saviez-vous - 2016-2017

et si on ... palabre , en dessous du Baobab on pourras parler un peu te tout.

Année

Nombres
de Belge

Nombres de Belges résidant au Congo-Belge 1900-1959 :

Le Congo-Belge était directement impliqué dans les deux guerres mondiales. Pendant la première guerre mondiale, un conflit dans l'impasse entre les forces armées publiques et l'armée coloniale allemande fut brisé par une offensive belgo- britannique en 1916 en Afrique de l'Est allemande.Les forces armées publiques, sous le commandement du général Tombeur en Septembre 1916, ont eu une grande victoire par la prise de Tabora ( en Tanzanie). -Après la guerre, la Belgique a été récompensée pour la participation des forces armées publiques à la campagne de l'Afrique de l'Est : elle a acquis un mandat sur l'ancienne colonie allemande du Ruanda- Urundi. Pendant la Seconde Guerre mondiale, le Congo Belge était une source essentielle de revenus pour le gouvernement belge en exil à Londres. Les forces armées publiques participaient de nouveau aux campagnes alliées en Afrique. Des troupes congolaises sous commandement belge ont combattu principalement contre l'armée coloniale italienne en Éthiopie.

1900

1.187

1910

1.928

1920

3.615

1930

17.676

1939

17.536

1950

39.006

1955

69.813

1959

88.913

 

5 January, 2017

L'évolution des transports à l'ONATRA durant les années 1960 à 1977

 © par André LEDERER

Resumé a lire sur le document pdf (115page)

La mémoire donne l'évolution des transports effectués par les différents départements de l'ONATRA depuis l'indépendance au moyen de diagrammes. Faisant suite à deux mémoires antérieurs, l'auteur analyse en détail les résultats des années 1970 à 1977 en examinant, notamment, le cas de chaque affluent en particulier. La dégradation de l'outil de transport a pour origine la dé- gradation du réseau routier, l'usure du matériel, le manque de pièces de rechange, l'indiscipline des équipages, la fourniture ces dernières années de matériel mal adapté, l'insuffisance de cadres africains dans les domaines administratifs et techniques. Il en appelle à une aide technique efficace pour redresser la situation.

 

UNITÉS MONÉTAIRES INDIGENES

MONNAIES DU CONGO BELGE

texte source livre d.d. 1932 Le Congo Belge en Images
Image ci contre des troques (image livre Banque du Congo Belge 1909-1959 auteur Baron Bonvoisin)

« Dans le bas Congo, racontent les premiers explorateurs, il existe un étalon monétaire appelé « fusil », qui représente une quantité de marchandises quelconques dont le prix de vente varie entre 3 et 4 francs. »

Au Bangala, l'esclave qui s'échange contre un certain nombre de mitakos ou fils «le laiton de 0m,20 à 0m,40 de longueur, constitue l'étalon monétaire ! »

Au nord-ouest de cette région, une pirogue de grandeur moyenne constitue l'unité à laquelle toutes les valeurs sont rapportées. »

Dans la région des Falls, un fer imntense, en forme de tête de flèche de 1m,50 de hauteur, sert de monnaie. »

D'autres unités secondaires existent; ainsi le minenta, espèce de bague en fll de cuivre, est très répandu, depuis l'Équateur jusqu'à Yambua. »

Dans le haut Busira, des chapelets de baies sauvages séchées, de noyaux de fruits et de morceaux de joncs enfilés sur des lianes constituent une mesure de valeur. »

Dans le bassin du Kasai, les mouchoirs, les clous dorés, le cuivre en croisette ou croix de Saint- André, les barres de fer en forme cle fer à cheval, sont employés dans les transactions. Ailleurs, ce sont des couteaux très larges que l'on emploie comme intermédiaire pour les échanges. »

Citons encore les cauris, coquillages de l'océan Indien, et les perles de différentes couleurs. Afin de donner de la stabilité à la valeur des produits échangés et de faciliter les transactions commerciales, l'État Indépendant créa un système monétaire dont l'étalon d'or constituait la base et qui, en ce qui concerne les monnaies d'argent, était identique à celui de la Belgique.

Quant aux pièces de cuivre, elles étaient en métal pur, trouées au centre et représentaient les valeurs de 10. 5 et 2 centimes.

La facilité avec laquelle les indigènes se familiarisèrent avec la monnaie de l'État est vraimeut étonnante et mérite d'être signalée.

Au commencement de 1888, les premières pièces d'argent congolaises furent mises en circulation.

A la fin de cette année, 17,500 francs avaient été écoulés. Trois ans après, ce chiffre était sextuplé. C'est par plusieurs millions que se comptait la valeur du numéraire dont les noirs faisaient usage lorsque le Congo fut cédé à la Belgique.

A la vérité, ils ne le demandaient pas seulement pour la facilité qu'il procure dans les échanges. mais aussi pour les fondre et en confectionner des objets de luxe et d'ornementation, tels que bracelets, anneaux, couteaux, etc. Aujourd'hui, le congolais est familiarisé, même avec le billet de banque..

a lire : Document PDF


 
CARNET DE ROUTE D'UN VOYAGEUR CONGOLAIS :

MASALA À L'EXPOSITION UNIVERSELLE D'ANVERS, EN 1885.

ZANA AZIZA ETAMBALA

Hoger Instituut voor de Arbeid / K. U.Leuven Blijde Inkomststraat 7 B-3000 Leuven

CHAMP D'INVESTIGATION :

Les Congolais/Zaïrois de la diaspora, les mouvements religieux & l'histoire missionnaire du Congo Belge

Reçus via mail 06-06-2016,

Bonjour,

ci-joint vous trouverez un article relatant le séjour en Belgique des congolais (de Vivi) qui ont été "montrés" lors de l'expo de 1885.

Certains passages sont très amusants.

D'autres par contre montrent "dramatiquement" le racisme comme il se manifestait à l'époque (voir p 14).

A tel point de susciter une vive interpellation vers le Roi pour "avoir commis" une invitation des dits congolais (ces sales Morticauds) au Palais Royal et y avoir été reçus en grande pompe.

Et de parler du manque de respect par le Roi "des sentiments d'honneur de la Nation belge, etc;

Il y a un peu plus d'un siècle, il ne faisait pas bon d'être noir en Belgique ni même vis à vis des Belges d'aller au Congo (des parasites, des flatteurs, des faux-savants et des aventuriers).

Quand j'étais gamin (à Yangambi et à Mbandaka) cette mentalité-là nous l'appelions l'esprit belgicain....je crains d'ailleurs que pour certains il y ai peu de changement. bonne journée, et félicitations pour votre travail.

F. F.

Pdf a lire fait le 8 October, 2016


Le pain de singe Bruxelles

Le pain de singe.

La pulpe du fruit Baobab

Son apparition sur le marché européen est récente, mais selon masantenaturelle.com, les propriétés nutritives du fruit du baobab créent déjà l'étonnement chez les scientifiques occidentaux.

Le site web rapporte que de nouvelles études effectuées en Angleterre et en Allemagne ont révélé que le jus du fruit du baobab était très riche en vitamine B et contiendrait six fois plus de vitamine C que l'orange.

Il aurait aussi deux fois plus de calcium que le lait et trois fois plus de fer que la viande. L'étude aurait également démontré le potentiel du fruit du baobab pour sa propriété à réduire l'assimilation des glucides dans les aliments riches en glucides à la fois in vitro et in vivo, selon des chercheurs de la Oxford Brookes University (Royaume-Uni) et de la Monash Université (Australie), souligne le site.

Une autre étude aurait été menée dans ce sens.

Et les résultats de celle-ci auraient confirmé que les boissons contenant du baobab réduisaient la réponse glycémique du pain blanc. Il se serait aussi avéré que l'utilisation du baobab dans la fabrication du pain allongeait le temps de dégradation des amidons en sucres assimilables.

Pour l'heure, les scientifiques ne seraient pas en mesure d'expliquer l'action des polyphénols du fruit du baobab et leur action sur le contrôle de la glycémie.

Ils pensent que la composition en fibres du ce fruit jouerait un rôle important dans ce contrôle glycémique.

Les résultats d'une nouvelle étude a confirmé que les boissons contenant du baobab réduisent la réponse glycémique du pain blanc.

Selon des chercheurs de la Oxford Brookes University (Royaume-Uni) et de la Monash Université (Australie), les biens faits du jus du fruit du baobab ne se limitent pas à cela uniquement.

Auteur: SenewebNews - Seneweb.com


Photo de : Herzekiah André Shanu (°1858 - †1905)

 

Il était le premier photographe noir au Congo !

(faite vos recherche via google ces articles sont très interessant a savoir !)

la photo représente "Les neuf anciens rois de Boma"

Shanu Hezekiah Andrew, première victime africaine de la défense des droits de l'Homme en R. D. du Congo.

Né vers 1858 à Lagos au Nigeria. Après ses études au « Church Missionary Society's Elementary School », il commence sa carrière dans l'enseignement.

En 1884, il se met au service de l'Etat Indépendant du Congo. On lui confie le recrutement des soldats ouest africains pour la Force publique puis il devient traducteur anglais/français/haussa au service du gouverneur général à Boma (capitale de l'Etat Indépendant du Congo du 1er mai 1886 au 31 octobre 1929).

En 1893, il quitte la fonction publique et s'établit à son compte. Une année plus tard, il effectue un voyage d'affaires en Belgique et en profite pour inscrire son fils dans une école belge.

Ses conférences sur la situation dans l'Etat Indépendant du Congo sont très bien accueillies.

Après avoir pris des contacts d'affaires en Angleterre, en Allemagne et en France, il rentre au Congo. Très vite il se retrouve à la tête d'affaires florissantes.

Sa compagnie comporte un magasin des produits importés d'Europe, une maison de couture et une blanchisserie, deux petits hôtels à Boma et à Matadi. Photographe amateur, il fait publier certaines de ses clichés dans le magazine bruxellois Le Congo illustré. Citoyen britannique très estimé par la bourgeoise bomatracienne, il assume l'intérim du vice-consul britannique.

En 1900, il est nommé par l'administration de l'E.I.C., négociateur pour apaiser la mutinerie militaire dans la Force publique à Boma surtout parmi ses compatriotes ouest africains (Nigérians, Sierra-léonais et Libériens). Ayant découvert les exactions des agents de l'Etat Indépendant du Congo, il se lie d'amitié avec le consul britannique à Boma, Roger Casement (1864-1918) et en 1903, il participe au financement de la Congo Reform Association d'Edmund Dene Morel (1873-1824) et en devient le correspondant clandestin au Congo.

L'affaire Charles Caudron, un colon particulièrement cruel, jugé en 1904 à Boma pour avoir abattu de sang-froid cent vingt-deux autochtones dont il communique certaines pièces du procès au mensuel West African Mail d'Edmund Dene Morel contribue à envenimer la campagne contre le roi Léopold II en Grande-Bretagne.

Mais il est vite démasqué par la police congolaise. On lui retire sa décoration obtenue dans l'administration et ses affaires sont boycottées sur ordre de l'E.I.C.

Ruiné et acculé par les agents de l'E.I.C., il se donne la mort en juillet 1905. Dans son article au West African Mail du 8 septembre 1905, Edmund Dene Morel écrit à son sujet : « Shanu est victime de son combat pour la justice ». Il peut donc être considéré à juste titre comme la première victime africaine de son engagement en faveur des Droits de l'Homme au Congo (actuelle R. D. du Congo) info aussi sur lui : voir le site du Musée d'Afrique de Tervueren et un texte sur la partie NL de ce site.. J'ai lu aussi que il s'est suicidé suite au jugement et le boycotte a son écart . (très triste de lire ceci evidement)

De kapelhoeven van ten Bunderen

Photo : une ferme chapelle

Les fermes-chapelles sont une invention des Pères Jésuites ; mais, bien que sollicités par l'AIC dès 1879 et par l'EIC en 1885, ceux-ci ne sont pas arrivés au Congo avant 1893 avec, pour mission principale, l'organisation et la tenue d'une colonie scolaire dans les environs de Léopoldville pour les nombreux enfants orphelins ou ceux délivrés des esclavagistes dans le Haut Congo.

L'EIC avait déjà confié une mission semblable aux Scheutistes arrivés au Congo en 1888 et ceux-ci y avaient créé deux colonies scolaires, la première à Boma au Bas Congo et la seconde à Nouvelle Anvers dans le district de l'Ubangi. Une colonie scolaire pour filles avait été ouverte à Moanda également au Bas Congo et prise en charge par les Sœurs de la Charité de Gand.

Les missions catholiques, peu nombreuses à l'époque appartenaient à deux vicariats apostoliques : celui du Haut Congo dans la région des Grands Lacs avec les Pères Blancs et celui du Congo géré par les Scheutistes comme le montre la carte ci-dessous dans lequel la mission du Kwango avait été allouée aux jésuites pour l'évangélisation d'un territoire grand comme six fois la Belgique.

La première référence à un enseignement agricole au Congo se trouve dans le rapport Fuchs (15.02.1890) à M. Van Eetvelde dans lequel le rapporteur propose la création à Boma d'un enseignement professionnel dans le but de former des travailleurs habiles notamment en agriculture.

Le 21 juin de la même année, cette idée sera transmise par Van Eetvelde au gouverneur général. Des décrets royaux du 12.07.1890 et du 4.03.1892 feront mention de colonies agricoles et professionnelles.

En 1895, les Jésuites créent une première ferme-chapelle à Lemba au Kwango. Ces fermes-chapelles vont se multiplier très vite ; on en compte déjà 15 en 1896, 26 en 1897, 50 en 1898 et une centaine l'année suivante. Entre 1895 et 1902 près de 250 fermes-chapelles furent créées lesquelles comptèrent près de 5 000 internes. La formule est reprise dans d'autres régions, par les Prémontrés et par les Scheutistes. L'accroissement du nombre de ces fermes-chapelles prend dès lors l'allure d'un système cohérent dont le but est bien sûr de promouvoir la religion, mais indirectement aussi d'apprendre aux jeunes le travail constant, source d'abondance.

Ces fermes-chapelles furent les premiers lieux d'une formation agricole au Congo et en très peu de temps, elles arrivèrent à se suffire pour la subsistance. Après cette date, elles subirent de plein fouet le fléau de la maladie du sommeil et surtout l'opposition de certains éléments de l'administration coloniale en 1911 qui, obligeant les fermes chapelles à payer l'impôt au même titre que les firmes commerciales, vont également tuer ces institutions et les faire disparaître progres-sivement à partir de 1912. En 1911 certaines de ces fermes-chapelles avaient déjà été remplacées par des écoles de chefferies qui auront un enseignement agricole dans leur programme, lire plus : voir source AB Ergo .. http://abergo1.e-monsite.com/

 

 

Les chants de mission ont évidemment surtout rapport avec l’ancienne colonie, c’est-à-dire le Congo. À côté de la "Marche congolaise", un composition pour piano d’Antoine Gilis, la col­lection renferme notamment De kleuterkens van Congoland (Les petits enfants du Congo) sur un texte de P. Symphoria­nus et une musique de P. Quirinus Jacquens, deux frères mi­neurs flamands.
Dans certains instituts religieux, comme les missionnaire du Sacré-Coeur, composer de la musique était même considéré comme une forme d’apostolat, une manière de rapprocher les cultures occidentales et non chrétiennes. Dans les années 1930, Alfons Walschap (1903-1938), frère de Gerard Walschap, compose ainsi un oratorio de Noël, cinq messes bantoues et un recueil de motets latins en congolais.
Outre les chants de messe, de Noël et les chants mariaux, des chants à thèmes sont présents dans la collection. Il y a par exemple des chansons consacrées à des missionnaires connus, comme le père Damien (Damiaanlied de Arthur Meulemans sur un texte de J. Simons) ou à des événements marquants, comme la grande guerre (1914. Naar de Oorlog, texte de Carlos Danneels, musique de Gustaaf van Melle).

 

concerne : Les Missions des Trappiste de l'Equateur

LEOPOLD II sollicita la Congrégation des Trappistes de l'Equateur de coopérer au grand mouvement de l'évangélisation du Congo. En 1893, le cardinal Ledochowski, qui avait toujours suivi avec intérêt les progrès des missions du Congo, remit aux Trappistes de l'abbaye de Westmalle une somme de 100,000 francs (*pdf )pour la création d'une abbaye au Congo.

Le premier abbé Trappiste du Congo, Don Nicolas Peeters, s'embarqua pour l'Afrique le 6 avril 1894, accompagné des Pères Nivard Cauwenbergh de Vucht et des FF. Benoît Delanghe, Paul Coekx et Stanislas Dejongh. Arrivés au Congo, ils tentèrent de s'établir dans les région de Dembo (Bas-Congo), puis s'en furent à la recherche d'un terrain plus favorable.

Ils le trouvèrent dans le district de l'Équateur, à Bamania sur le Ruki, où ils s'établirent dans une hutte que leur abandonna un des chefs indigènes.

Bamania, où le très primitif établissement servait en même temps de chapelle, de dortoir et d'atelier de menuiserie, voit alors s'élever des chimbèques destinés à abriter le personnel de la mission. Tout autour, la forêt est déboisée, les terres mises en culture. Les moines creusent des puits, préparent des fours à briques, s'initient à l'étude de la langue indigène.

Il y a un livre intitulé "La fin de la mission des trappistes à L'Equateur" . '(Honoré Vinck)
info supplémentaire :

COECKX (Jean-François) (en religion Frère Paul), Missionnaire (Oelegem, 15.5.1858- Westmalle, 13.10.1905) . Il était trappiste à l'Abbaye de Westmalle, quand la Congrégation fut sollicitée par le Roi-Souverain de collaborer à la grande oeuvre de l'évangélisation du Congo. En 1893, l'Abbaye reçut du Cardinal Ledochowski une somme de cent mille francs en vue de fonder une abbaye au Congo. Le R. F. Paul, ainsi que cinq autres missionnaires, accompagnèrent Don Nicolas Peeters, 'premier abbé trappiste du Congo, qui s'embarqua pour l'Afrique, le 6 avril 1894. Arrivés au Congo, les missionnaires, après avoir tenté de s'établir dans la région de Dembo, dans le Bas-Congo, décidèrent de se fixer à Bamania, sur .le Ruki, dans le district de l'Équateur. Une hutte, que leur abandonna un chef indigène, leur servit de premier abri et ils se mirent aussitôt en devoir d'établir une chapelle, un dortoir, un atelier de menuiserie et des chimbèques destinées au personnel. Le Frère Paul prit une part importante dans les travaux d'établissement de la mission. Voulant mettre à profit les connaissances qu'il avait acquises, il réclama pour lui les durs travaux de défrichement et de culture des terres. Grâce à son dévouement et à son travail opiniâtre, la forêt, autour du poste, fut rapidement défrichée et les terres mises en culture. En deux ans, il parvint, avec l'aide de nouvelles recrues qui s'étaient jointes aux pionniers, à arracher à la forêt une étendue de cinquante hectares. Rentré en Belgique, en juillet 1899, il reprit le chemin de l'Afrique le 16 mars 1900, et fut envoyé à M'paku où les Trappistes venaient d'obtenir de l'État une nouvelle et importante concession. Là, il s'attacha avec une nouvelle ardeur à assurer l'alimentation du personnel et des nombreux enfants confiés par l'État aux soins de la mission. Épuisé par ce travail ardu et par le climat meurtrier, il regagna l'Europe en 1905, pour venir mourir à la maison mère de Westmalle, le 13 octobre.

 


Un guide colonial.

Le Guide du Voyageur au Congo belge et au Ruanda-Urundi

Info photo : Cette couverture a été utilisée pour les sept éditions ; ici, édition 1938-1939.

source : http://belgeo.revues.org/7161

Le Guide, qui a connu cinq éditions pendant les dix dernières années du Congo belge, est un archétype du guide colonial.
L'article rappelle d'abord la naissance du tourisme en Afrique centrale et ses caractéristiques.
Fasciné longtemps par les mythes des Monts de la Lune et des sources du Nil, le tourisme congolais est, au départ, essentiellement élitiste, orienté surtout vers la grande chasse sportive. Gorilles de montagne, ascensions du Ruwenzori, danseurs Tutsi, Parc National Albert, pêcheurs wagenia deviennent les icônes d'un tourisme attiré en ordre principal par le Kivu, les Grands Lacs, Stanleyville et secondairement le Katanga.

Le premier guide, édité par Vicicongo, en 1934, s'intitule d'ailleurs "Congo-Nil". Tous ces mythes et ces décors se retrouvent dans quelques grands films américains d'aventure du début des années 50.

L'article décrit ensuite la genèse du Guide, ses caractéristiques générales, son plan, son contenu. Beaucoup d'informations générales, pas de véritables circuits mais plutôt des itinéraires routiers. Produit par les services officiels d'information de la Colonie, le Guide a, parmi ses objectifs, de montrer la persistance et les résultats de l'action civilisatrice de la Belgique.
Il affirme que le Congo n'est pas un pays d'art ni d'histoire et accorde donc une part prépondérante au milieu naturel. Il fournit une image tronquée de son histoire et exprime sur ses habitants les préjugés de l'époque.
L'article se termine par quelques réflexions sur les tentatives d'un reporter d'une chaîne de télévision et d'un photographe d'utiliser le Guide de 1958 pour parcourir le pays un demi-siècle plus tard.

 

D'ou vient le nom« Ponthierville » ? Actuellement Ubundu en province orientale.

De Pierre Ponthier, sous-lieutenant d'infanterie né en 1858 à Ouffet (province de Liège). Il gagna le Congo en 1887. Après avoir été attaché au service topographique, il fut désigné pour les Bangala. En 1888, il dirigea la station de Basoko. En 1890, choisi pour commander l'avant-garde de l'expédition de Van Kerckhoven* dans le Haut-Uélé, il prit d'assaut un camp de trafiquants installé entre le Bomokandi et la Bima et libéra plus de 250 esclaves. Blessé au pied, il dut rentrer en Europe mais revint en 1893 au Congo pour y commander le poste des Stanley-Falls (actuellement Kisangani). Il participa aux opérations menées par Dhanis** contre les marchands d'esclaves et mourut des blessures reçues lors d'une contre-attaque en 1893 à l'âge de 35 ans. (Denoël Thierry, Le nouveau dictionnaire des Belges, Le Cri 1992)

Un monument fut élevé à sa mémoire à Marche en 1897. A une rue a Etterbeek.

Qui est Van Kerckhoven ?

Willem (Guillaume) Van Kerckhoven est né à Malines en 1853.Lieutenant de l'armée belge. Etait de 1868 à 1890 commissaire de district de Léopoldville, à l'époque pas encore capitale. Il est surtout connu pour avoir mené l'expédition vers le nord-ouest du Congo. A peine arrivé au Nil à Wadelai, il fut tué en 1892 (un an avant Ponthier). Cet endroit fut appelé Vankerckhovenville ; à présent Surur. A une rue a Malines (Mechelen).

2Qui est Dhanis ?

Baron Francis Dhanis, né à Londres en 1862.
Capitaine-commandant du 1er Grenadiers, régiment d'élite de l'infanterie belge. Installa en 1886 un cap retranché à Basoko. Explora le Kwango en 1891. Lutte contre les esclavagistes. Il livra bataille contre le sultan Sefu (fils de Tippo Tip, marchand d'esclaves originaire de Zanzibar) qu'il vaincut. Ses divers exploits lui valurent d'être anobli. Fut en 1896 vice–gouverneur général et commandant de la province Orientale. Mourut en 1909 à Bruxelles.
A une rue à Etterbeek et un boulevard ainsi qu'une statue à Anvers. Enterré au cimetière de St-josse-ten-Noode.

 


Info

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Een auteur van een programma kan de namaker van zijn werk strafrechtelijk laten vervolgen, maar dat kan alleen als het namaken kwaadwillig of bedrieglijk is gebeurd. Niet alleen de namaker is strafbaar, ook wie namaakprogramma's voor handelsdoeleinden verkoopt, in voorraad heeft voor verkoop of invoert in België, overtreedt het auteursrecht.
Delcol Martine