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6 March, 2017

Congo Belge : Province de l'Equateur

Capitale : Coquilhatville

L'AFRIQUE ET LE CONGO BELGE  ENTRE LES DEUX GUERRE MONDIALE.

Province de l'Equateur

CAPITALE Coquilhatville

 

congo 1960 image foto sans titre

Districts Villes Principales Régions
Basankusu
Bikoro
Bolomba
Bomongo
Cocquihatville
Ingende
Befale
Boende
Bokungu
Djolu
Ikela
Monkoto
Banzyville
Bogandanga
Bumba
Businga
Lisala
Bosolo
Budjala
Gemena
Kungu
Libenge

Extrait de l'album : Panorama du Congo édité par le Touring Club de Belgique

 
Sous les hospice du S.M. Le Roi et sous le pratronage officiel du Ministère des Colonies
Cliché des établissement Malvaux - Imprimerie scientifique Charles Bulens

//provincie.congo-1960.be/#!album-3

 


 

Un homme remarquable Mr Coquilhat

En 1883, les négociations entamées par Stanley avec les différents chefs des Bangala avaient échoué. L'année suivante, Hanssens et Coquilhat réussissent à y créer une station. Resté seul, Coquilhat édifie solidement son poste et réunit une abondante documentation sur les indigènes. Ses observations précieuses témoignent d'une curiosité toujours en éveil : « Les natifs d'Iboko et de Mabali sont peu marcheurs, mais essentiellement canotiers; l'eau est leur véritable élément. Ils manœuvrent leurs élégantes pirogues avec une aisance remarquable. Le Congo est la grande rue de passage de l'agglomération et les pirogues en sont les voitures. C'est un va-et-vient continuel de ces embarcations, les unes chargées de vivres à vendre (maïs, manioc, huile de palme, chèvres et poules, bière, etc. ...), les autres menant en course ou en visite des notables gravement assis sur un tabouret vers le milieu du canot tandis que leurs hommes et leurs suivants pagayent devant et derrière eux » (p. 69 sq.). Coquilhat cherche à inculquer à la population la discipline et l'habitude du travail régulier. Au mois d'août 1885, il est remplacé à la tête de la station par le lieutenant Van Kerckhoven. Après un séjour de cinq mois en Belgique, il rentre au Congo en avril 1886. Rentré chez les Bangala, il s'efforce inutilement de sauver la station de Stanley-Falls assiégée par les Arabes.

Coquilhat termine son ouvrage par ces mots : « Pour résumer ma pensée et dans l’intérêt tout autant de la réussite matérielle des Européens exploitants que du succès de l'entreprise civilisatrice, je dirai : «Travaillons surtout par et pour les indigènes » .

L'Association Internationale du Congo.

Dès fin 1879, le Comité d'Etudes du Haut-Congo était pratiquement dissous et remplacé par l'Association Internationale du Congo, origine de l'Etat Indépendant; cette Association était dotée du drapeau bleu étoilé d'or.

En 1883, Stanley regagne le Congo et s'emploie à faire reconnaître la souveraineté de l'Association en passant des traités avec les chefs indigènes.

Il dispose de 3 chaloupes à vapeur de 8 à 9 tonnes chacune; «l' En Avant », le « Royal » et l'« A.I.A. » et, plus tard, du « Stanley » de 30 tonnes.

Avec l'aide de ses adjoints dont les principaux sont Hanssens, van de Velde, van Gèle, Valcke, Coquilhat et Liebrecht, il fonde de nombreuses stations, notamment: Bolobo, Equateur, Bangala et Stanley-Falls; il découvre le lac Tumba, la Lulonga et le Lomami.

De 1879 à 1884, Stanley et ses adjoints, dont le nombre augmentait sans cesse, mais parmi lesquels les maladies et les décès faisaient des coupes sombres, accomplirent une oeuvre magnifique que A. J. Wauters résuma en ces termes :

« Cinq années avaient suffi pour faire, jusqu'au centre du continent, les plus brillantes reconnaissances, visiter pacifiquement cent peuples nouveaux, obtenir des chefs indigènes plus de cinq cents traités de suzeraineté, fonder quarante établissements, jeter sur le haut fleuve, par-delà les cataractes, cinq steamers, occuper les pays depuis le littoral jusqu'aux Falls, depuis les Bangala jusqu'à Luluabourg »..

Mais déjà s'ouvrait l'ère des difficultés diplomatiques, en même temps qu'une véritable fièvre d'exploration gagnait l'Europe. Pour régler les questions pendantes et éviter les incidents diplomatiques de plus en plus fréquents au sujet de la possession du bassin du Congo, une conférence internationale se réunit à Berlin du 15 novembre 1884 au 26 février 1885.

Cette réunion était due à l'initiative du Prince de Bismarck, appuyé par la France. Avant la fin de la Conférence, le roi Léopold était parvenu à faire reconnaître l'Association comme Etat Souverain par les Etats-Unis d'Amérique et les 13 puissances européennes participant à cette assemblée.

C'est en tant qu'Etat souverain que l'Association signe l'acte général de Berlin du 26 février 1885. (Le traité de Berlin fut remplacé par la convention de Saint-Germain-en-Laye du 10 septembre 1919).

Le traité de Berlin - consacre, pour le bassin conventionnel du Congo, la liberté du commerce et de la navigation, la neutralité en cas de guerre, la suppression de la traite des nègres et du trafic de l'alcool, l'obligation d'améliorer les conditions morales et matérielles des indigènes et la nécessité d'occuper effectivement le territoire.

Les limites officielles du nouvel Etat sont arrêtées.

equateur

Route de Boende vers Cocquilhatville

Les Mongo en général.

Ces Mongo représentent le plus important groupement ethnique de la Province de l'Equateur; ils groupent les tribus localisées depuis le fleuve Congo, aux environs de Coquilhatville et du lac Léopold II à l'ouest, jusqu'au Lomami à l'est.

Dans les tribus de l'ouest, Nkundu et Ekonda, on trouve la même hiérarchie sociale des « Nkuma » : ce sont des notables investis d'une autorité tantôt politique et tantôt spirituelle. Les dignitaires, lorsqu'ils revêtent les costumes de leur rang, portent une tiare, le « Montolo » en raphia tressé; le reste de leur attirail se compose de peaux, couteau, baudrier et bâton de commandement spéciaux.

Chez eux aussi on trouve souvent des femmes, le corps enduit de poudre de ngula diluée dans de l'huile de palme, portant quantité d'amulettes, etc.; ce sont des femmes « Zebola », c'est-à-dire, soi-disant possédées par un esprit malfaisant. Elles sont confiées à des sorcières-guérisseuses qui les munissent de talismans variés et les soumettent, parfois durant des mois, à diverses cérémonies d'exorcisme. Lorsqu'une « Zebola » est jugée guérie, elle exécute, au cours d'une grande réunion, une danse spéciale pour conjurer à nouveau le mauvais esprit. Dans ces mêmes tribus Nkundu et Ekonda et leurs voisins des environs du lac Léopold II, des équipes d'hommes ou de femmes exécutent, à l'occasion de toute grande festivité, la danse très spé ciale dénommée « Bobongo ». C'est une compétition chorégraphique (ou ballet en 3 parties) dans laquelle des équipes rivales provenant de villages différents s'affrontent. Le thème seul de la danse est fixe. Chaque équipe donne à ce thème l'interprétation la meilleure possible; c'est ce qui explique qu'un « Bobongo » demande une longue prépara tion. Les 3 parties du ballet sont: chants et danses, mouvements gym nastiques exécutés avec un ensemble précis et l' « Ibulielo », le clou de la fête, qui est 1'exhibition publique d'une trouvaille tenue bien secrète. Certains Ibulielo rappellent plus ou moins des divertissements de nos kermesses comme balançoires, roues, toboggans, etc.

 

femme zebola

Photo: Lamote C.
Source: Congopresse Légende: Selon une croyance commune à beaucoup de populations Mongo, il arrive qu'un esprit malfaisant s'empare d'une femme et lui trouble l'esprit. La possédée s'appelle "zebola" ou "djebola". Elle est confiée à une sorcière-guérisseuse qui la munit de talismans et la soumet, parfois pendant des mois, à diverses cérémonie d'exorcisme. Finalement, une grande réunion est organisée au cours de laquelle la "zebola" exécute une danse spéciale pour conjurer le mauvais esprit et reprendre ensuite une vie normale. Voici des danseuses "zebola" de la tribu Nkundu (Province de l'Equateur). Pays: Territoire de Bikoro - Région de l'Equateur - R.D. du Congo

République démocratique du Congo équateur

Au cœur de la cuvette congolaise

La série de publications dont cet ouvrage est le neuvième est dédiée à la mémoire de Benoît Verhaegen. Arrivé au Congo au moment de la décolonisation, il anima pendant près de trente ans de carrière diverses structures de recherche et d'enseignement. Promoteur de la démarche de « l'Histoire immédiate », il a, par ses écrits, par sa parole, par ses enseignements, joué un rôle majeur dans les études sociales congolaises. Nous nous souvenons avec émotion et respect de l'homme et du maître.

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