Témoignage de Jan Van Hove.

L'homme des * Pourquoi-Vérités (*waarom-Vérités)

Congo Reis Mar Del Plata

Dans notre série : L’obscurité, le coeur noir de l’Afrique

Les ex coloniaux relatent leur fuite 25 ans après leur fuite en 1960. 16 témoignage rassembler par Gust Verwerft journalist dans la revue "De Post" et traduit du neerlandais a votre disposition pour qu'on oublie jamais le vécu des anciens et l'exode de tous les Belges!

Les témoignages de : Jean, Ann, Madeleine, Ernest, Jos, Jack, Gusta, Piet, Gil en Bernard, Theo, Frans, Albert, Louis, André , René, Jan


En 1960, l'Afrique noire comptait environ 210 millions d'habitants; sur un total mondial de l'ordre de 3 milliards. Elle ne représentait donc numériquement que fort peu - 7 % seulement de l'humanité et culturellement encore bien moins: elle n'avait, disait-on, rien inventé, et la communauté des hommes avait progressé sans elle, restée ignorée pendant des siècles derrière ses déserts et ses côtes inhospitalières.

"Non, nous ne vous avons pas demandé, hier, de venir chez nous, mais vous l'avez fait et devez en assumer les conséquences. Oui, nos indépendances sont ratées, oui, nous devons prendre notre sort en nos propres mains, mais votre passé vous condamne à continuer à vous occuper de nous. Cessez de nous accabler sous l'humiliante énumération de vos bienfaits passés, et nous oublierons les méfaits de la traite et de la conquête coloniale. Et surtout que vos financiers cessent de nous harceler par le rappel de nos dettes et par leurs ajustements structurels: ils oublient le déséquilibre permanent, et même croissant, des termes de l'échange entre pays pauvres et pays riches qui impose le maintien de flux financiers en sens inverse, pour que l'économie de la planète puisse continuer à tourner".

0Il se bat depuis plus de vingt ans contre l'administration afin d'obtenir un dédommagement pour les coloniaux.

Jan Van Hove ne peut admettre que la plupart des coloniaux se sont résignés et ont commencé une nouvelle vie en Belgique, sans espoir de récupérer leurs avoirs au Congo.

Jan Van Hove avait construit sa fortune sur le marché automobile congolais grâce à sa clairvoyance et à son sens des affaires.

Pas de fantaisie

Jan Van Hove (73) de Schoten ne pouvait pas être absent de cette série. Tout qui a mis un pied sur le sol congolais dans l'après-guerre se trouve immanquablement sur les listes que Jan Van Hove tient scrupuleusement. Ces derniers mois nous avons contacté des dizaines de personnes dans le cadre “Le coeur noir de l'Afrique”. À chaque fois ces ex-coloniaux s'avéraient être lecteurs du périodique pamphlétaire “Waarom ? – Vérités”, dédigé, imprimé et expédié par Jan Van Hove, sous l'emblème de l'Association pour les Intérêts Belges en Afrique (section belge de la Confédération Européenne des Spoliés d'Outre-Mer). Dans ces pamphlets on trouve de nombreux appels pour reconnaître les droits des coloniaux et pour obtenir les réparations financières promises en 1960. Après le Congo, Jan Van Hove se prit de passion pour “Waarom ?- Vérités”. Garagiste de métier et pas particulièrement béni des dieux comme écrivain, il s'attaqua néanmoins à cette tâche après 25 années d'expérience africaine. Au début de notre entretien il affirme “je n'ai pas de fantaisie et donc tout ce que j'écris est la pure vérité. Toute affirmation, toute citation, tout extrait de règlement, statut ou notification ont été contrôlés à de multiples reprises. Mes sources sont à chaque fois citées. C'est aussi la raison pour laquelle les autorités de ce pays m'évitent en permanence. Elles savent que je n'écris que la vérité et que les ex-coloniaux sont les victimes d'intérêts supérieurs incroyables, d'une impuissance politique, d'incompétence et tromperie. Il n'y a pas d'arguments à opposer contre le contenu de mes “Waarom ? – Vérités”. Le scandale perdure. Les noirs ont déjà eu notre sang, mais où reste notre argent ?” Suit alors un monologue de cinq heures qui ne peut être interrompu par rien ni personne. Sauf par Van Hove lui-même quand il allait fouiller ses gigantesques archives pour présenter des preuves. “Vous devez revenir, ceci n'était qu'une introduction” dit-il en guise de séparation, tandis que le rapporteur de De Post se voit remettre une montagne de 10 kilos de papier.

Mon temps est écoulé

Nouvel An au Congo 1956 : Hotel Stanley ; les époux Van Hove et Arends fêtent leurs succès dans le monde des affaires.

0Lorsque Jan Van Hove échappa aux Simbas en 1964 à Stanleyville et accepta qu'il n'y avait plus de retour possible, il utilisa son dynamisme colonial pour jouer au Don Quichotte au nom de tous les coloniaux. “Je ne connaissait alors rien à la politique. J'ai travaillé toute ma vie et je n'ai jamais eu le temps de m'occuper de cette saleté qu'est la politique. Depuis la politique est devenue ma passion. Après 1964 je ne me suis plus lancé dans les affaires. Dans cette maison à Schoten, j'ai commencé ma croisade pour la justice, et je continue encore aujourd'hui. Le reste ne m'intéresse pas. Depuis vint-et-un ans on essaye de nous égarer dans le brouillard des promesses. Mais il est temps que çà finisse, mon temps est écoulé …”

Jan Van Hove ne peut imaginer que la plupart des coloniaux se sont résignés et ont commencé une nouvelle vie en Belgique, sans espérer récupérer quelqu'argent du Congo. À 36 ans, en 1949, il commença un commerce : les Établissements Jan Van Hove au Km 4 de la route de l'Ituri. Son papier à lettre arborait : “Industrie Automobile de Stanleyville – Véhicules et Pièces”. Peu de coloniaux de la période 1949-1964 à Stan ont roulé dans un véhicule qui n'était pas livré par Jan Van Hove. Van Hove avait commencé à travailler comme employé en Belgique, ensuite il commença des affaires à Blankenberge, avant de se sentir attiré par l'appel à des professionnels audacieux pour le Congo.

l'école au sujet 'du monde où notre drapeau était planté, ainsi que les écrits de Louis Franck pour entraîner les belges à y aller'. De plus, c'était vrai. Nous y croyions. Nous nous sentions en sécurité, avec l'appui logistique des politiques. Nous travaillions si fort que personne n'avait le temps de se demander si pour les noirs l'indépendance politique demandée avait à voir avec l'indépendance économique. Ce que nous avions réalisé au Congo nous revenait. Je ne vois pas pourquoi tout ceci devrait revenir aux noirs après la Dipenda ?”

Congo Reis Mar Del Plata

Jan Van Hove avait construit sa fortune sur le marché automobile congolais grâce à sa clairvoyance et à son sens des affaires. Il achetait des vielles et des nouvelles voitures ainsi que des sous-ensembles, ceci chaque fois qu'une nouvelle série était mise sur le marché. Les représentants ne pouvaient pas tout stocker et étaient contents que Van Hove leur rachète les surplus. Dans ses ateliers, on fabriquait une nouvelle voiture à partir de deux moitiés de voiture. Dans tout Stanleyville et environs on ne connaissait qu'une adresse pour les réparations : les Établissements Van Hove.

Il avait du personnel noir. Il avait aussi son succès dans le domaine du transport. Son épouse et lui n'avaient pas d'enfants, elle put ainsi s'investir dans un magasin de mode pour l'élite. À partir de 1956 les affaires devinrent florissantes. En 1949, il avait, avec un compagnon rencontré à l'Office de Colonisation, ramené 2 camions au Congo en traversant le Sahara. Comme il y avait un grand besoin de moyens de transport, Van Hove ramena encore plusieurs camions de cette manière au sud de l'équateur.

“Tout à mes risques et périls” insiste-t-il. “L'indépendant est le paria du vingtième siècle. Même les Simbas semblaient le savoir. Bien qu'étant leur otage, je pouvais régulièrement me rendre à mon commerce pour aller chercher de l'argent ou des outils. Pendant une de ces courtes libérations, je me suis caché chez un de mes employés noirs, et j'ai attendu nos para-commandos. J'ai atterri à Zaventem avec seulement une couverture sur le dos”

«Tout à mes risques et périls” insiste-t-il. “L'indépendant est le paria du vingtième siècle. Même les Simbas semblaient le savoir. Bien qu'étant leur otage, je pouvais régulièrement me rendre à mon commerce pour aller chercher de l'argent ou des outils. Pendant une de ces courtes libérations, je me suis caché chez un de mes employés noirs, et j'ai attendu nos para-commandos. J'ai atterri à Zaventem avec seulement une couverture sur le dos»

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