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L’Afrique ne sera plus pareille

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Les mines de Kolwezi: I'éternel enjeu.

 

Le sauvetage de Kolwezi donne un label de qualité à la politique interventionniste du président Giscard d'Estaing et va peut-être mettre fin aux hésitations de Carter.

« C'est pire qu'un crime, c'est une erreur! » eût dit Talleyrand avec dédain. Le Front de Libération nationale du Congo-Kinshasa de Nathaniel Mbumba a perdu la semaine dernière toute chance de renverser un jour le régime du prési­dent Mobutu. Il l'a perdue parce que les atrocités commises en son nom à Kolwezi constituaient la plus monu­mentale erreur qu'un mouvement échelle puisse commettre: s'aliéner des sympathies. Aujourd'hui, le Flnc est isolé, désavoué, renié par ceux-là mêmes qui, voici une dizaine de jours encore, sou­haitaient, ouvertement ou secrètement, le succès de sa nouvelle offensive mili­taire. Personne ne veut plus entendre parler de lui, personne ne veut être soupçonné de sympathie ou de coopé­ration avec lui: ni l’Angola, ni Cuba, ni la Zambie, ni l'Urss. Le gouvernement de Luanda a toujours affirmé qu'il n'était pour rien dans les entreprises déclenchées à partir de sou territoire par les ex-gen­darmes katangais. Et La Havane a tenu à crier bien haut que jamais, au grand jamais, l'opération manquée du Shaba n 'a été télécommandée par Fidel Castro.

En fait tout s'est passé à Kolwezi comme si le Flnc et les mouvements qui le soutiennent étaient allés au suicide. Le gouvernement du général Mobutu sort donc une fois de plus renforcé de cette épreuve. Mais les conséquences de l'affaire de Kolwezi débordent singulière­ment le cadre zaïrois et c'est la politique africaine tout entière qui pourrait bien s'en trouver modifiée. Nous allons le voir au cours des mois qui viennent. Mais auparavant, il faut analyser ou plutôt essayer d'analyser, ce qui s'est passé. Cela n'est pas facile d'une part en raison du climat de passion et d'indignation qui entoure les événements du Shaba, d'autre part en raison de la difficulté même d'obtenir des infor­mations précises. Jusqu'à présent, tout ce qui s'est dit et écrit à ce sujet repose sur des sympathies et sur des tendances beaucoup plus que sur des faits, d'ail­leurs impossible à cerner. Seuls les recoupements et l'analyse peuvent meler quelque part.

Ce n'étaient plus les mêmes

Tout d'abord, comme dans toute enquête criminelle, il faut essayer de retracer les antécédents de ceux que I'on désigne comme les coupables: les ex­- gendarmes katangais. En effet, il est frappant de constater que Leur compor­tement n'a pas été du tout le même la semaine dernière et l'année dernière, lors de la première invasion du Shaba et lors de la seconde. L'an dernier - tous les récits de témoins impartiaux sont d'accord à ce propos - ils s'étaient abstenus de toute exaction à l'encontre des coopérants européens. Ceux-ci n'avaient été ni inquiétés ni molestés. Les ex-gendarmes avaient eu une conduite conforme à leur réputation (ou leur légende): celle d'une troupe disciplinée. Pourquoi, à Kolwezi, la même troupe a-t-elle cette fois-ci tuée des innocents, violé, pillé, mis à sac? Personne ne peut donner la réponse. Il y a cependant une hypothèse plausible: la troupe qui a attaqué Kolwezi n'était pas tout à fait la même que celle qui avait envahi le Shaba l'an dernier.
Il est inutile de dire à un Belge qui au début des années 60 a suivi les événements de I'indépendance congolaise et de la sécession du Katanga qui étaient les « gendarmes katangais » de l'époque: l'armée privée de Moïse Tshombé. Mais peut-être n'est-il pas inutile de rappeler certaines choses à ceux qui avaient 10 ans en 1960.
Après l'échec de la sécession katan­gaise, les gendarmes se réfugient en Angola. Pourquoi l'Angola? Parce que la plupart d'entre eux appartiennent à l'ethnie lunda, laquelle - situation colo­niale classique - peuple une zone che­vauchant la frontière Katanga-Angola­-Zambie. En Angola, les ex-gendarmes retrouvent donc des membres de leurs familles, au sens élargi que I'on donne en Afrique à ce mot.

Au service des Portugais

A cette époque, la guerre de libération vient de commencer en Angola. Les Portugais donnent volontiers asile à ces professionnels de la guerre qui ont fait leur preuve au service de la sécession katangaise. Non seulement ils les accueil­lent mais ils les réarment. Et les ex-gen­darmes vont combattre aux côtés des Portugais contre les guérilleros du MPLA et du GRAE qui deviendra plus tard le FNLA de Roberto Holden.
La rébellion de 1964-65 permet aux ex-gendarmes de rentrer au pays. On a besoin d'eux. Et, se substituant à une armée nationale congolaise encore em­bryonnaire, ils vont, avec l'aide des mercenaires de Schramme et Denard, liquider la rébellion avec une efficacité (et souvent une férocité) assez remar­quable.
Après l'éviction de Moïse Tshombe, leur « patron », par le coup d'Etat du général Mobutu, les rapports se gâtent entre l'armée régulière d'une part, les ex-gendarmes et mercenaires d'autre part. Mal payé (ou pas du tout) ils se « servent» dans les banques de Stan­leyville et se rebellent contre le pouvoir central. C'est le début d'une longue retraite qui amènera les uns au Rwanda, les autres, de nouveau, en Angola.
Ceux qui ont choisi la seconde solution verront leurs rangs grossis par beaucoup qui avaient choisi la première. Certains règlements de compte entre cadres ex-katangais et cadres de l'armée régu­lière font que l'amnistie promise aux gendarmes rapatriés du Rwanda n'est pas partout respectée.
Voici comme serait mort le colonel Mbemba, le chef de la faction « rwan­daise » des ex-gendarmes, selon ce que disent ses amis; on le força à boire de I'essence et on y mit le feu.

Jouer la carte MPLA et gagner

De retour en Angola, les gendarmes reprennent du service avec les Portugais. Cela dure des années et des années. Vient le moment de l'indépendance angolaise et de la rapide guerre civile qui s'ensuit. Les ex-gendarmes doivent choisir entre le MPLA de Neto et le FNLA de Roberto Holden. Leur choix est vite fait: le Zaïre soutient le FNLA et il est clair que ce dernier, s'il prenait le pouvoir à Luanda, expulserait immédiatement les ennemis de ses amis. Donc, les ex-gendarmes prennent le parti du MPLA. Ils ont raison: ce dernier gagne.
Après cette victoire, ils se sentent terriblement oisifs. Plus d'ennemis à combattre. Alors leurs pensées se tour­nent de nouveau vers le Zaïre, avec sans doute la nostalgie des exilés. Ce sera alors la tentative d'invasion, pro­bablement improvisée, de I'an dernier.

Comme les cosaques !Au cours de ces longues années passées à guerroyer, contre les uns et les autres, les « gendarmes» ont évidemment vieilli. Mais ils ont conservé un esprit de corps qui a résisté aux apports nouveaux. Ils ont cessé de former seulement une unité militaire, ils sont devenus une sorte d’ethnie guerrière à la manière des Cosa­ques d'autrefois.
Ce serait une erreur, en effet, d'ima­giner l'existence en exil des ex-gendarmes dans le cadre de camps ou de casernes « à l'Européenne » ou l'on mène une vie de Spartiate dans un environnement uniquement masculin. La communauté ethnique et linguistique aidant, ils se sont facilement installés dans le pays, y ont souvent fondé des familles. Ceux qui étaient déjà mariés ont fait venir en Angola leurs épouses et leurs enfants. Quand ces derniers ont grandi, tout naturellement, ils ont appris le métier des armes. Les effectifs se sont donc grossis en fonction non seulement de la natalité mais aussi en fonction de la fascination que les ex-gendarmes exer­cent Sur la jeune population angolaise locale, laquelle, insistons encore là-des­sus, se compose de « cousins» ou de « frères» lundas. II n'est pas étonnant que les quelques prisonniers capturés I'an dernier au Shaba aient accusé un age tel qu'il était impossible de vair en eux de « vrais » gendarmes katangais.

On parle portugais

Du noyau originel, il reste certes encore certains éléments mais il est bien évident que ceux-ci deviennent de plus en plus rares chez les « Katangais » d'aujourd'hui on parle surtout portugais, comme en Angola. Cependant, l'esprit originel, la tradition militaire et la haine de Mobutu n'avaient guère varié jus­qu'au début de I'an dernier. Ce qui avait changé, c'était, en grande partie, I'armement: il était inévitable que sa provenance se renouvelle et que les mitraillettes de la Fn soient remplacées par les redoutables « Kalachnikov AK » de fabrication soviétique.
De même l'appellation elle-même de « gendarmes katangais» était devenue désuète. II fallait changer d'image de marque, il fallait « motiver politique­ment» la troupe...
Changer d'image de marque, ce fut facile: il surfisait de changer de nom: Fnlc fit l'affaire. La motivation poli­tique, par contre, semble être restée extrêmement nébuleuse. II serait certes naïf de croire que le gouvernement marxiste de Luanda n'a pas tenté de gagner cette troupe demeurée largement étrangère à son idéologie, ne serait-ce que pour des motifs de sécurité inté­rieure. Mais bien que l'actuel chef du FLNC, le général Nathaniel Mbumba, soit parfois couvert d'éloges par des publi­cations d'extrême gauche, personne ne sait très bien ou le situer. Et il n'est pas certain qu'il le sait lui-même.

La nouvelle vague

Telle était en tout cas, grosso modo, la situation au sein du FLNC quand se produisit l'an dernier la première invasion du Shaba. On sait ce qu'il en advint. Ce que l'on sait moins c'est ce que fut la pacification des régions évacuées par les rebelles. Divers témoignages indi­quent que, de la part des troupes maro­caines notamment, elle ne fut pas tou­jours très douce. Ce qui expliquerait ce commentaire accompagné d'un haus­sement d'épaules de M. Luis de Almeida, ambassadeur d’Angola à Bruxelles: « L'invasion du Shaba, tout ce qu'elle nous a rapporté, ce sont 200.000 réfugies. .
Il semble qu'une partie de ces réfugiés a été acceptée dans les rangs du Flnc. Leur amalgame dans la troupe disciplinée que l'on avait réussi à pré­server jusqu'à présent a-t-il été insuffisant, trop hâtif? C'est possible et cela est peut-être l'explication des massacres de Kolwezi: ceux-ci pourraient avoir été le fait d'éléments mal contrôlés du Flnc, revenus dans leur pays d'origine avec une haine envers les Européens d'autant plus grande que ceux-ci étaient considérés par eux comme les véritables responsables de leur exil.
Selon certains témoignages de resca­pés, interrogés par Spécial à leur retour à Bruxelles, des « éléments locaux » out été particulièrement impitoyable lors de ces journées tragiques. Il semble, en effet, que la prise de Kolwezi par les rebelles ait été le résultat d'une coopé­ration entre le FLNC « extérieur» et certains réseaux implantés sur place. Tout cela expliquerait donc le chan­gement de comportement constaté chez les rebelles à un an d'intervalle.

Cavalier seul

Si l'on examine maintenant avec impartialité la situation de l'opposition zaïroise, on constate que chaque mort d'Européen de Kolwezi a constitué pour elle un coup qui sera peut-être lui-même mortel.
Tout d'abord, il faut rectifier le terme: il n'y a pas d'opposition zaïroise, il y a des oppositions zaïroises, une constel­lation d'oppositions dont certaines relè­vent de la pure plaisanterie, tandis que d'autres méritent d'être prises au sérieux.
La première est, bien entendu, celle dont il a été abondamment question jusqu'ici, le Flnc. Mais celui-ci, disions-­nous, est demeuré largement dépourvu d'idéologie consistante. C'est pourquoi les autres mouvements d'opposition out essayée de combler à leur profit ce vide politique. Ce fut notamment ce que tenta de faire le Mouvement d'Action pour la Résurrection du Congo, que préside un ancien commissaire au Shaba, Daniel Monguya Mbengé.
Le Marc, qui a son siège à Bruxelles, avait réussi à créer quelques antennes et réseaux à l'intérieur du Zaïre, notam­ment au sein de l'armée, comme l'a prouvé le récent procès de Kinshasa ou M. Kanyonga Mobatéli, secrétaire géné­ral du Marc, fut décrit par le com­mandant Kaluma Amba comme l'âme du complot. Ces « forces congolaises de l'intérieur devaient passer à l'action» l'an dernier dans le cadre d'une opé­ration coordonnée avec le Flnc. Mais ce dernier fit brusquement cavalier seul au grafici dam du Marc: ce fut la guerre des 80 jours.
Depuis lors, les rapports entre le Marc et le Flnc sont demeurés extrêmement frais, pour ne pas dire tendus.
D'autres formations ont tenté depuis de s'allier au Flnc et de devenir sou aile politique. C'est le cas des Forces démo­cratiques pour la Libération du Congo d'Antoine Gizenga, qui se trouverait actuellement, lui aussi, en Angola. C'est le cas du Parti populaire africain et du Parti révolutionnaire du Peuple, du marxiste Laurent Kabila. Mais il apparait que le Flnc a résisté à routes les tentatives de « récupération ».
Il semble qu'actuellement la formation qui air les meilleurs rapports avec lui soit le FLC (Forces libres du Congo) dans lequel on trouve le fils de Moïse Tshombe, Jean, un jeune juriste « bru­xellois», et Yav Kaber gendre de feu l'ancien Premier ministre du Katanga sécessionniste. Le F1c affirme avoir lui aussi des réseaux à l'intérieur du Zaïre.

« Giscard avait raison »

De tout cela se dégage une impression de très grande confusion. Personne ne sait ce que représentent, en termes de soutien populaire, les différentes forma­tions ou groupuscules que l'en réunit arbitrairement sous la forme générale d'opposition zaïroise. Mais ce n'est un secret pour personne que certains, au sein même du ministère belge des Affaires étrangères ainsi qu'au Dépar­tement d'Etat américain, estiment en savoir assez peur rechercher ce qu'ils appellent la «solution de rechange à Kinshasa . D'autres répondent qu'ils ont déjà trouvé la réponse: la solution de rechange n'existe pas.
La France, peur sa part, a fait sen opinion depuis longtemps et parce qu'elle n'a pas tergiversé, pas balancé d'un pied sur l'autre, c'est elle qui apparaît comme la grande gagnante des opérations. Dès que I'Elysée a eu pris sa décision, Paris a foncé. Et ce sont bel et bien les paras de la Légion étrangère qui ont libéré les otages de Kolwezi, opération dans laquelle les Belges semblent - à fort ou à raison - n'avoir joué qu'un rare accessoire. «Sans les Français, nous avons dit plu­sieurs rescapés, nous ne serions plus vivants aujourd’hui.
Mais, puisqu'il est vrai que c'est le succès qui donne raison ou fort, la France n'a pas seulement gagné sur le plan humanitaire: l'opération de Kol­wezi couronne la politique intervention­niste du président Giscard d'Estaing. Elle donne par extension un label noble à l'intervention française au Tchad et. au Sahara occidental.
Personne ne peut aujourd'hui se per­mettre de critiquer la politique giscar­dienne sans apparaître comme le com­plice moral des tortionnaires de Kolwezi. L'action française a été applaudie ouver­tement par la plupart des pays africains modérés tandis que ceux qui auraient souhaité le succès du Flnc sont obligés de se tenir cois.

Et l' Amérique?

Comme on l'a déjà dit, Cuba même tient à prendre ses distances du Flnc. M. Simonet avait probablement raison quand il conseillait à nos confrères de la Rtb la plus extrême prudence en ce qui concerne la participation des Cubains dans la mise en oeuvre de l'opération Kolwezi et plus encore en ce qui concerne leur rôle comme inspira­teurs de l'attaque. Que les Cubains aient pu, en Angola, enseigner aux soldats du Flna quelques astuces de guerilla, ainsi que le maniement de l'armement sovié­tique, c'est fort possible. Cependant l'Abc de la guerre révolutionnaire « à la cubaine » aurait plutat commandé d'évi­ter une attaque directe sur une ville importante: c'est dans les campagnes que Fidel Castro a gagné sa propre révolution, c'est parmi les paysans que Che Guevara agissait. Les villes doivent tomber comme des fruits mûrs quand la campagne a été gagnée. Le choix de Kolwezi comme objectif peut s'expliquer par le curriculum vitae de Nathaniel Mbumba: celui-ci fut autrefois chef de la police de cette ville. I1 la connaissait donc intimement, il y avait peut-être conservé des amitiés, des intelligences, et il était conscient de sen importance peur I'économie zaÏroise. La destruction des installations minières confirme que l'objectif était le sabotage économique du Zaïre. Comme le prouve aussi hélas! le massacre des cadres zaÏrois des milles.
On en est là. Beaucoup plus de points d'interrogation que de réponses. Kolwezi pourrait bien marquer un tournant dans I'histoire contemporaine de l' Afrique. L'élément le plus important s'exprime d'ailleurs sous ferme de point d'inter­rogation: Quelles conclusions Jimmy Carter va-t-il tirer de tout cela? Hési­tant entre l'interventionnisme de « Zbig» et l'humanisme insouciant de Young, la politique américaine va-t-elle prendre tournure? L'attitude des Etats­Unis dans la mise au point des secours à Kolwezi, les accusations du Dépar­tement d'Etat à I'encontre de Cuba, tout cela semble indiquer que la balance commence à pencher du café d'une politique plus résolue d'opposition aux manceuvres soviétiques. Wait and see....