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Europe Magazine n° 98 juillet 1978


Le grand «merdier »

Le Shaba est déjà loin dans le temps et dans les esprits. Les vacances ont chassé, des colonnes de nos journaux et de la bouche de nos politiciens, le drame de Kol­wezi (c'est d'ailleurs sur cet oubli que les vrais responsables des massacres comptent). Les esprits se sont apaisés et tout semble avoir été dit sur ce qui ne fut somme toute pour beaucoup qu'une tragédie de plus... Le temps cependant ne peut effacer la vue insoutenable des charniers ni le cauchemar de ceux de nos compatriotes qui sont revenus de I'enfer. Le temps non plus ne nous auto.­rise guère à faire les questions qu'iI faut encore poser, à passer sous silence les évidences lamentables ou à refuser les conséquences peu réjouissontes d'une politique funeste. Seuls, les témoins et les victimes peuvent, en leur âme et cons­cience, crever l'abcès qui incommode tant de nos compatriotes honnêtes. Parmi eux, nos parachutistes. Soldats d'élite dont nous sommes, à juste titre, fiers et qui ont maintes fois prouvé leur valeur. On les a ridiculisés, trompés, cocu­fiés dans une opération sans queue ni tête. Sans doute leur valeur éclaboussait­elle I'inconsistance et I'incompétence de nos gouvernants pour qu'iIs la galvau­dent ainsi. Nous les avons interrogés à leur retour. Et bien des choses intéressantes ressortent de leurs propos qui éclairent d'un jour nouveau les tenants et aboutissonts de notre aventure ridicule dans la ville du cuivre. Dans le lan­gage peu chiitié des hommes d'action, l'opération de Kolwezi se résume en deux mots: Un grand «merdier»...

D'incroyables carences et tergiversations

C'est le samedi 13 mai à I'aube que le drame éclate à Kolwezi.
Mais il faudra cinq jours au gouvernement Belge pour envisager une action éventuelle.
Cinq jours d'horreurs et d'abominations. Cinq jours de trop. Un délai incroyablement long que seules des tergiversations politiques criminelIes et des carences tout aussi criminelIes peuvent expliquer. Le ministre de la Défense nationale, Paul Vanden Boey­nants, qui était, lui, pour I'jnterven­tion, reconnaît dans sa «Lettre» pério­dique de mai-juin, que le cabinet res­treint «réuni pendant le week-end de la Pentecote, travaille à la préparation de la loi anti-crise (...) et ne sait RIEN de ce qui se passe réellement à Kolwezi»! Comment peut-il ne rien savoir alors que certains responsables européens de la Gécamines avaient prévenu depuis une quinzaine de jours les autorités zaï­roises que des rebelles introduisaient des armes dans la ville? Comment peut-il ne rien savoir alors que cer­tains rapports de la Sûreté Belge fai­saient état de I'imminence de troubles au Shaba avant le mois de juin?

«Le 17, écrit encore le ministre de la Défense nationale, alors que les morts se comptent déjà par dizaines à Kol­wezi, pour la dernière fois (...), nous avons à Bruxelles des nouvelles sûres qui font état de deux victimes belges (sic»>. Et ce n'est que le mercredi 17 mai, en fin d'après-midi, que les pre­miers préparatifs d'une intervention éventuelle sont entamés. Le même jour, des paras français venus, dans le plus grand secret, de Djibouti et les paras zaïrois du major Mahele sautaient sur l'aérodrome de Kolwezi dont ils s'emparaient après de furieux combats. Les Français, eux, étaient informés... Les Américains aussi d'ailleurs dont les ressortissonts avaient été rapidement évacués en hé­licoptères par les Marines de l'ambas­sade de Kinshasa!!!

A partir de ce moment, les préparatifs militaires vont bon train bien que, jusqu'à 22h., selon les directives du ministère de la Défense nationale, il soit interdit de consigner les troupes et qu'il n'y ait toujours aucun ordre d'intervention. Les comités de crise, pléthoriques, ne cessent de se succéder, faisont preuve d'une rare indécision, tandis que le secret de I'opération, avant même qu'elle ait été décidée, n'est dé­jà plus qu'un secret de polichinelle. Mais même sur le plan militaire, il y a des accrocs. Tout, en effet, leste à faire Sur base de renseignements con­tradictoires, confus, voire même in­consistants, comme si tout le monde était surpris par des événements im­prévisibles! Les renseignements mili­taires ne disposent même pas d'une carte de la ville et de la région. C'est la Gécamines qui fournira finalement quelques cartes anciennes dont on tirera des photocopies plutót défi­cientes. Certains dépóts se font tirer l'oreille pour fournir, dans les plus blees délais, le matériel et les munitions nécessaires. La Force aérienne s'oppose à l'utilisation de la base de Kleine-Brogel comme point de départ de I'opération, ce qui aurait peut-­être permis de préserver un peu plus le secret de I'intervention. Et on assis­tera finalement au compromis suivant entre le Régiment para et la Force aérienne: «Vous nous donnez un Boeing supplémentaire et nous lais­sous tomber Kleine-Brogel»... Ahuris­sont! Nos services diplomatiques au Zaïre sont tout aussi ahurissonts et incompétents. Non seulement, ils ne paraissent guère mieux informés de la situation sur place mais iJs ne pos­sèdent aucune information précisesur le nombre et la localisation de nos compatriotes à Kolwezi! Certains «disparus» signalés par le ministère de la Coopération au Développement étaient ainsi rentrés en Belgique de­puis des années ou se trouvaient de­puis belle lurette ailleurs au Zaïre!

C’est la Gécamines, une fois de plus, qui sauvera la face en adjoignant au corps expéditionnaire un certain M. Michel, récupéré à Madrid, qui pou­vait avoir sur place un contact-radio épique avec un cadre de la Gécamines et qui connaissait pas mal de monde à Kolwezi! Malgré ces défaillances inacceptables et dont on peut se demander si on en tirera les conséquen­ces qui s'imposent, quelque douze cents hommes, aviateurs et parachu­tistes, sont rappelés dans la nuit de mercredi à jeudi. Au total, deux ba­taillons sont formés avec des éléments venus des différentes unités du régi­ment et dont certains semblent à peine opérationnels si on en croit les intéressés. Car, en fait, fruit de notre po­litique de défense, imposée gouverne­mentalement à VdB, Sur trois bataillons paras, un seul est vraiment opérationnel et une seule compagnie avait été mise préalablement en alerte à Tielen... Le 15e Wing, de son cöté, fournira les avions de transport en plus des appa­reils qu'il a fallu réquisitionner à la Sabena. Mais le ballet politique se poursuit, chaque parti de la coalition gouvernementale se tortillant sur son strapontin pour soupeser on ne sait trop quoi. Et les décisions politiques qui conditionnent, nous dirions qui empoisonnent, l'opération militaire traînent. Ce n'est que le jeudi 18 à 2 h. du matin que le Premier minis­tre, Leo Tindemans, téléphone au co­lonel BEM Depoorter, commandant le Régiment, pour lui donner l'ordre d'embarquement après que le gouver­nement ait vraisemblablement acquis la conviction que la France intervien­drait! Les premiers éléments auraient pu dé­coller à 8 h 30. Mais le «go» politi­que n'interviendra qu'à 13 h. Après un voyage de 20 à 25 heures, les para­chutistes belges arrivent à Kamina le lendemain, vendredi 19 mai, entre 14 et 20 h. Le même jour, vers 15 h., deux compagnies du 2e R.E.P. sont larguées sur la ville. Pour les Euro­péens, c'est le commencement de la fin d 'un long cauchemar. Pour les re­belles, c'est la débäcle. Pour nos pa­ras, c'est l'humiliation, le coup de poignard dans le dos. Avec des effec­tifs supérieurs et d'une valeur équiva­lente, ils attendent toujours à Kamina l'ordre d'intervention qui n'arrivera que le samedi 20 mai à 5 h 50, soit huit jours après le début des hostili­tés et alors que le gros des rebelles a déjà fui la ville, laissont derrière eux des pillards assoiffés de sang et une poignée de tireurs isolés ! Sur place, les renseignements ne sont guère plus nombreux ni plus fiables qu'à Bru­xelles. La coordination avec les trou­pes françaises et zaïroises est pratique­ment nulle. Nos officiers ne savent presque rien du largage des deux compagnies du 2e R.E.P. et ne sau­ront jamais avec certitude si l'aéro­drome est bel et bien aux mains des Forces armées zaïroises. Quant à la situation sur le terrain, tout reste à découvrir . C'est tellement vrai que, le samedi à 6 h. 35, acceptant de prendre le risque, les C-130 du Colonel Blume effectuent un atterrissage d'assaut sur l'aérodrome de Kolwezi, te­nu, depuis trois jours, par les paras zaïrois ! Ceux-ci sont visiblement soulagés de l'arrivée des Belges.

Aussitôt à terre, les paras Belges ren­forcent la défense de l'aérodrome et foncent vers la ville au moment mê­me ou le reste du 2e R.E.P. saute au nord de celle-ci. Aux environs de mi­di la jonction est faite avec les hom­mes du coloneI Erulin. C'est le pre­mier contact réel entre parachutistes Belges et légionnaires français. C'est aussi le début de beaucoup de malen­tendus et d'une pénible brouille. Les F.A.Z. sont, quant à eIles, inexis­tantes sur le plan militaire, mise à part la défense de l'aérodrome. Pen­dant deux jours, les parachutistes belges, strictement cantonnés dans une «mission humanitaire» (. . .), vont procéder à la recherche et à l'éva­cuation des quelque 2.700 civils euro­péens et zaïrois, terrés dans la ville et dont plusieurs sont blessés, ainsi qu'au décompte et à l'ensevelissement des morts. Des morts gratuits tués avec une sauvagerie et une barbarie dont seule, l'Afrique semble avoir le secret: enfants empalés, femmes enceintes éventrées, gamines violées, maris égorgés, civils décapités, gos­ses aux yeux arrachés, hommes émas­culés . . . Des cadavres méconnais­sables, bouffis par la chaleur, dévo­rés par les chiens, entassés pêle-mêle dans les charniers que la RTB a bien voulu montrer aux générations futu­res . . . Un para Belge nous a raconté avoir découvert le corps d'un légion­naire français suspendu dans un ar­bre par le harnais de son parachute et affreusement mutilé : sans tête, sans bras, sans jambes. . .«Quand ils les tuaient, ils les tuaient bien», nous dit notre interlocuteur. Sans pouvoir tirer un coup de feu mais sans compter de pertes, nos pa­ras ont accompli, au doigt et à l’oeil, la mission qui leur avait été confiée dans des conditions qui révèlent au moins une grande discipline et beau­coup de sang-froid. Nos aviateurs ont forcé l'admiration de tous. Mais nous sommes arrivés huit jours tro tard. Huit jours qui ont coûté la vie à deux cents Européens massacrés par les hommes de paille de Moscou. Et pour ceIa, seuls, nos politiciens, au premier rang desquels figurent les vipères lu­briques du parti socialiste, méritent l'opprobre . . .

D'imbéciles el criminelIes rivalités partisanes

Le «merdier» de Kolwezi apparaît à l'analyse comme un jeu à quatre ou chacun menait sa propre barque en s'efforcant d'ignorer le voisin et sans le moindre souci de solidarité européenne ou occidentale. Tout a été dit sur le gouvernement Belge réduit à l'impuissance par les rivalités partisanes qui y prédominent et trahi par les socialistes qui auraient sans doute vu d'un-bon œil leurs amis du F.N.L.C. s'emparer du Shaba. Sans l'interven­tion, des «apatrides» de la Légion, dixit cette grande gueule de Cools, qui, par parenthèse, ne manque pas de culot (il en faut pour donner de la voix au parlement en trompant sciemment sou monde) nos ministres seraient encore à palabrer et nous aurions con­nu dix fois plus de morts.Et quand il fallut intervenir, on laissa le sale boulot aux Français, confinant nos paras jusqu'à l'absurde dans une mis­sion «humanitaire». Il y eut queI­ques accrochages entre soldats Belges et rebelles. On agita sou mouchoir, on lira en l'air, on cria «hou - hou» parce qu'il ne fallait surtout pas dé­plaire aux «libérateurs» sanguinaires . . . Absurde! Comme il étai ab­surde de limiter, dès le départ, l'opération à 72 heures et au seul péri­mètre de la ville de Kolwezi Nous­
avions, de l'avis même d'officiers paras, la possibilité d'intercepter la colonne rebelle en fuite vers l' Ango­la et de délivrer les otages européens qu'elle emmenait avec eIle. Mais les ordres ne sont jamais venus et une soixantaine' d'innocents oot, semble­t-il, été massacrés à Mutshasha sous le nez de nos paras! Soixante morts inu­tiles de plus,! Toute coordination avec les Français et les Zaïrois était ,inter­dite sous prêtexte qu'ils avaient une autre mission et qu'il ne fallait pas s'en mêler.Eux venaient casser la ré­bellion et nous jouions aux secouristes ! D’autre-part, si les otages de Kolwezi doivent sans aucun doute la vie sauve à l’intervention française, comme de nombreux témoignages l'attestent, l'attitude.de la France, mis à part l'intérêt propre qu'elle poursui­vait et le mépris légitime pour notre gouvernement fantoche, ne fut malencontreusement pas toujours celle d'une nation amie.
Pourquoi le gouvernement de Paris n’interdit-.iI, par exemple, le survol de son territoire à nos avions ? Pourquoi les paras français avaient-ils reçu ordre d'évacuer tous les otages européens sauf lesBelges ? Mesquines querelles pour une grande cause. Et si la presse française se gaussa évidemment de nos bérets lie-de-vin, elle se garda de signaler les mérites d'une évacuation ,menée, de l'avis de tous, de main, de maître. Et nos.paras n'abandonnèrent pas les Français sur le tarmac de Kolwezi ! A la de­mande du comandant Erulin lui­même; nos troupes fournirent même aux soldats français des véhicules, de l'eau, une assistance médicale, un ac­cès à l'aérodrome et acceptèrent de récupérer les armes perdues et les corps de leurs disparus. . . Ce n'est pas la mer à boire sans doute mais le signe d'une fraternité d'armes qui arrange bien des choses en ces moments dif­ficiles. Une fraternité d'armes que les militaires français ne partageaint guère . . . Le plus regrettable sans doute est que le manque d'aménité entre gouvernements se répercuta sur les rapports entre parachutistes bel­ges et français. On s'engueula copieu­sement entre colonels impartis de mis­sions différentes. Et nos parachutis­tes, frustrés d' une victoire qu 'ils avaient à la portée de la main et aga­cés par l'arrogance bien connue de tout bon Français à l'égard des Bel­ges, mangeurs de frites - ne mé­nagèrent pas toujours leurs critiques, fondées ou non, à l'encontre de para’s de la Légion. Certains nous ont dit que le parachutage de deux compa­gnies sur Kolwezi, le vendredi la nuit, était de la poudre aux yeux destinée surtout à marquer le coup. . . D'autres, et c'est plus grave, ont ac­cusé les militaires français de se livrer à des exactions sur la population afri­caine et de faire des «cartons» sur les Européens. Lorsqu'ils découvrirent les cadavres mutilés de leurs camara­des, ont peut comprendre que les lé­gionnaires ne firent pas de cadeaux et que le détail entre un pillard et un tireur isolé leur ait quelque peu échap­pé. Mais les allégations concernant le meurtre d'Européens nous paraissent difficilement soutenables. Un para­chutiste Belge qui se trouvait avec les légionnaires au moment de l'incident qui coûta la vie à cinq Européens près du pont qui sépare la nouveIle ville de l'ancienne nous a certifié en tous cas qu'il s'agissait d'une mé­prise regrettable mais compréhen­sible . Ces accusations qu 'il est dif­ficile de recouper avec certitude ne servent finalement qu'à fournir des arguments à la presse gauchiste qui est assez grande pour en inventer tou­te seule et à masquer les crimes des «camarades» du F.N.L.C. qui sont, eux, indiscutables.

Les F.A.Z. .. une triste farce

Il se confirme une fois de plus, à la lumière des événements du Shaba, que les Forces armées zaïroises (F.A.Z.) sont d'une incompétence to­tale sauf en matière de pillage et de rançonnement. Et pour ce qui est de détrousser les Européens, comme la population civile africaine d'ail­leurs, elle rivalise à égalité avec la soldatesque de M'Bumba. Seules, quelques unités isolées et le batail­Ion parachutiste du major Mahele, qui a repris en par tie l'aérodrome et qui est un élève de la compagnie - école de Flawinne, ont opposé une certaine résistance aux rebelles. Mais les fesses collées ,à la piste de l'aérodrome de Kolwezi, leur mission était strictement défensive. Tous, les autres valeureux combattants zaïrois se sont débandés à l'aube du samedi 13 mai quand ils ne passèrent pas à ennemi avec armes et bagage, pour ne réapparaître miracueussement de la brousse qu'après 'arrivêe para's belges et français. Aussitöt rassurés sur leur sort, les soldats zaïrois ache­vèrent promptement le travail des hommes de main du F.N.L.C. en vo­lant ce qui subsistait dans les mai­sons abandonnées par les blancs, en dévalisant les réfugiés jusqu'au pied des avions et en rackettant honteuse­ment les villageois des environs. Les paras belges durent s'interposer à plusieurs reprises, le doigt sur la deten­te, pour empêcher que nos compa­triotes ne se fassent extorquer le peu qui leur restait par l'armée gouvernementale et on raconte que les lé­gionnaires français, pour toute pru­dence, désarmèrent à certains mo­ments les clowns zaïrois. Des clowns, en effet : loqueteux, pieds nus, dispo­sont d'un armement hétéroclite dont ils ne savaient trop que faire, indisciplinés et couards de surcroÎt...
S'il n'est pas établi que des militairfes zaïrois, restés fidèles au régime, aient tué des Européens au moment des troubles, il paraît certain qu 'ils n'ont guère assuré leur protection et que, bien au contraire, ils s'en sont servis comme d'un bouclier d'ailleurs bien aléatoire. . . On est en droit de se demander pourquoi, si sensible à la mendicité de Kinshasa, notre gou­vernement n'a jamais cru opportun d'exiger la présence permanente au Zaïre de troupes belges destinées à assurer efficacement et promptement la sécurité de nos concitoyens rési­dant et travaillant dans ce pays. Ce­la serait tout de même plus rassurànt qu'une «force inter-africaine». . . Mais n'a-t-il pas déjà fallu des semai­nes de tergiversations à nos minis­tres pour décider finalement de . . . rapatrier le reste de nos troupes qui ­battaient la semelle à Kamina dans l'inconfort le plus total puisqu'il n'y avait même pas d'eau ?
«Qui ose gagne» est la devise des parachutistes. C'est pour ne pas l'avoir fait sienne que notre gouvernement a perdu. toute crédibilité aux yeux de l'opinion publique de notre pays el des Blancs d' Afrique. «Petit pays, petites gens», disait déjà, à l'époque, le roi Léopold II, lui qui fut un grand roi. Que messieurs les ministres en tirent les conséquences . . . Mais ils continueront à plastronner . . . Com­me les clowns des F.A.Z. . .

F.D.