SiteLock
Livre du mois Le Petit futé Kinshasa 14,95 € Communiqué de presseGuide Kinshasa 2017 (petit futé)Neocity
Boek van de maand Zoon in Congo 15% korting + gratis verzending Zoon in Congo Lanoo Uitgeverij
   Webmasters Delcol Martine Eddy Van Zaelen De webmaster Delcol MartineEddy Van Zaelen
  Helpt U mee en stuur je ons uw boeken in ruil voor een publicatie op de site  Sponsor Site
Kasai Rencontre avec le roi des Lele Kasaï , rencontre avec le roi Prix exclusif Grâce a Congo-1960 Sans limite de temps 29.80 € frais de port inclus  -Editeur Husson
L'état indépendant du congo a la recherche de la vérité historiquecongo 1957-1966 TémoignageLes chemins du congoTussen vonk en omroep , draadloze communicatie in België en CongoLeodine of the belgian CongoLes éxilés d'IsangiGuide Congo (Le petit futé)Congo Ya Kalakala, avec mes remerciements a Mr Paul DaelmanCongo L'autre histoire, avec mes remerciements a Charles LéonardL'Héritage des Banoko , avec mes remerciements a Mr. Pierre Van BostL'année du Dragon avec mes remerciements a Mr Eddy Hoedt et Mr Peeters Baudoin

 

Titre : CONGO : L'AUTRE HISTOIRE

De Léopold II, fer de lance de l'antiesclavagisme à L'esclavagisme des multinationales

CONGO : L'AUTRE HISTOIRE : Voilà l'expérience de l'auteur au Congo, pays auquel il doit tout et dont il connaît les multiples facettes. Maîtrisant le lingala et remarquablement adapté, voire intégré au peuple congolais, Charles Léonard en a eu un jour assez des écrits orientés, et du mea culpa profondément chrétien et frisant le masochisme de la presse européenne en général et belge en particulier.

 

Auteur : Charles Léonard

Prix : +/- 35 euro envoi inclus
pages : 448 - format : 16 x 24 cm.
1953-1993: 40 ans d'Afrique !

Plus d'info via la fille de Mr Charles Leonard,

September 13, 2015 : Arianne nous a écrit :

Chère Martine, 

Papa m'a transmis votre mail ci-dessous.
Notre livre "Congo , l'Autre Histoire" est toujours disponible, soit en le commandant en librairie, soit en m'envoyant un mail à al_aal (at) hotmail.fr

Je profite de l'occasion pour vous remercier sincèrement pour la visibilité que vous avez donnée au livre, ce fut très utile. 

Cordialement 
Ariane Léonard


 

Voilà l'expérience de l'auteur au Congo, pays auquel il doit tout et dont il connaît les multiples facettes. Maîtrisant le lingala et remarquablement adapté, voire intégré au peuple congolais, Charles Léonard en a eu un jour assez des écrits orientés, et du mea culpa profondément chrétien et frisant le masochisme de la presse européenne en général et belge en particulier.

Cette pensée anticoloniale politiquement correcte, mais loin de l'être toujours historiquement, est le fruit d'auteurs n'ayant souvent jamais vécu en dehors des frontières belges, ni au Congo Belge. Elle a, nombre de fois, exaspéré les anciens d'Afrique dont les mises au point et protestations ne furent pratiquement jamais prises en considération par les médias belges.

Alors, à 82 ans, il décide de prendre la plume et de raconter le Congo sous un autre angle : oui, la colonisation belge a fait un travail extraordinaire et fut l'une des plus remarquables en Afrique ; non, les Blancs ne sont pas d'infâmes exploiteurs ; oui, le Roi Léopold II fut un homme hors du commun, certes pas un saint, mais bien le reflet de la vision de son époque mise en œuvre avec volonté, persévérance et intelligence.

Victime de la calomnie anglaise d'abord, belge et internationale ensuite, ce livre veut lui rendre le mérite auquel il a droit : entre autres exploits, Léopold II mit fin à l'esclavagisme arabe en Afrique centrale et promulgua dès 1885 une ordonnance instaurant les bases d'un remarquable code de procédure civile, prélude du futur « Codes et Lois du Congo belge », seul en son genre à l'époque, et respectueux du droit coutumier de surcroît. Il donna aux Congolais, qui le reconnaissent eux-mêmes, un véritable empire au cœur de l'Afrique, empire doté du sous-sol parmi les plus riches au monde.

Ensuite, et fort des 26 numéros de « Conjoncture Economique » du Zaïre, bible économique du Congo de l'époque, qu'il rédigea de 1961 à 1987, Charles Léonard raconte à travers cette vision déterminante de l'histoire, l'évolution d'un pays : de l'indépendance, aux Kabila père et fils en passant par Kasavubu, Mobutu, les deux guerres à l'Est et jusqu'aux exploiteurs actuels du pays, les nouveaux maîtres du monde : les multinationales.

Ce livre, et c'est ce qui en fait son originalité, contribue à une vision plus équilibrée et plus juste de l'histoire coloniale belge, se poursuivant jusqu'à la période actuelle, tout en apportant l'éclairage économique nécessaire pour comprendre l'évolution contemporaine du Congo. Une vérité bonne à découvrir et à lire qui sortira de presse début septembre, dans un ouvrage de 448 pages 16 x 24 cm.

L'auteur nous présente quelques page de son livre

Voici quelques extrait du livre

Des réalisations de Léopold II….. (p.88)

Le 2 août 1908, le roi lègue et transmet à la Belgique ses droits de souveraineté sur l'Etat Indépendant du Congo. L'annexion par la Belgique sera votée par le parlement en date du 20 août 1908.
En quelques années, Léopold II a :
• réussi, par son habileté politique, le tour de force de se faire octroyer, envers et contre son propre pays, une colonie grande comme 80 fois la Belgique, et ce à une époque où toutes les puissances européennes, France et Grande Bretagne en tête, se livrent à une course éperdue pour l'obtention de colonies ;
• fait explorer et découvrir cet immense territoire par Stanley ;
• favorisé la création de postes et de missions dans les points stratégiques ;
• construit une route, puis le 1er chemin de fer en Afrique Centrale entre Matadi et Léopoldville ;
• développé les exportations de caoutchouc et de cuivre du pays. Le Congo, à la veille de l'indépendance, sera un des tout premiers exportateurs mondiaux de cuivre et de cobalt entre autres ;
• créé les bases d'une administration et d'une FP qui feront du Congo une des colonies les mieux gérées d'Afrique ;
• amené son tout petit pays, cet entresol où il se sent à l'étroit, à la 2ème place des puissances industrielles de l'époque juste derrière la Grande Bretagne ;
• enfin, il a mis un terme aux traites arabe et africaine d'esclaves, les Occidentaux ayant été capables de mettre eux-mêmes un terme à la traite européenne.

Comme récompense, il est aujourd'hui encore renié par ses compatriotes et le Musée de Tervuren, qui lui doit pourtant son existence, a coincé son immense statue non dans un entresol, mais derrière une porte, sans même indiquer son nom.

… aux appétits et exactions des multinationales (p.292)

Comment en est-on arrivé là ? En dépeçant la Gécamines : le Code Minier a supprimé les anciennes concessions, même celles qui appartiennent à l'Etat! C'est ainsi que la Gécamines a vu l'essentiel de ses concessions attribuées à des privés. Après avoir été prédateur, l'État congolais s'exproprie lui-même !

Au fil des jours, la Gécamines, société d'État, a dû renoncer à une grande partie de son patrimoine foncier. Celui-ci comprenait 6 zones exclusives de recherche totalisant 37.583km², dont 18.773km² en zone cuivre-cobalt, 18.810km² en zone étain-coltan et 25 concessions de 2.874km2. Il en est de même de Tenke Fungurume qui couvrait 1.425km². Il ne reste plus que 1.500km² sur lesquels la Gécamines s'est repliée.

Dès lors, le Code Minier a pu privatiser directement près de 2.800 km² de concession, et 37.000 km² de zone de recherche. Le gouvernement de transition n'était pourtant pas satisfait. Il a procédé à la privatisation des plus belles mines dans les 1500 km² restant à la Gécamines. Le sous-sol étant privatisé, il a classé les rejets au rang de concessions minières. Les teneurs de ces rejets sont supérieures à ce qui se trouve dans les autres mines du monde !

Pour voir de plus près et mieux comprendre les processus en cours, j'aborderai plus en détails les cas flagrants et révélateurs des sociétés suivantes :

1. Kamoto Copper Company / Katanga Mining Limited.
2. Glencore.
3. Tenke Fungurume Mining.
4. Randgold et Anglogold.
5. Tenke Fungurume Mining (TFM) – p. 305

Le gisement

Gécamines disposait à Tenke Fungurume d'un gisement minier qu'elle gardait inexploité. Considéré comme étant un des plus riches et des plus grands du monde, ce gisement affleure la surface du sol, ce qui en facilite l'exploitation : les lourds investissements d'une exploitation souterraine ne sont pas nécessaires. De plus, il contient du minerai à très haute teneur en cuivre et cobalt : 2,6% (voire jusqu'à 4%) pour le cuivre et 0,4% pour le cobalt. Les réserves ont été évaluées à 119 millions de tonnes de minerai. Etendu sur 1600 km², le gisement compte également la mine à ciel ouvert de Kwatebala.

Le gisement va aussi être le théâtre du processus décrit plus haut et désormais constant: les apports de la GCM sont sous-évalués au profit de multinationales voraces appuyées par des dirigeants congolais corrompus.

Voilà comment va s'écrire l'histoire de Tenke Fungurume: pour en relancer l'exploitation, Gécamines lance un appel d'offres international en 1996 afin de trouver un partenaire. Ce sera Lundin Holdings Ltd. La convention de 1996 prévoit 45% des parts pour GCM et 55% pour Lundin ainsi qu'un pas de porte d'USD 250 millions. Mais c'était trop beau pour durer. De façon tout à fait illégale selon la Commission de Revisitation , Lundin fait appel à Phelps Dodge, substitué par la suite par Freeport Mc Moran Copper & Gold Inc. (USA) lequel, devenu majoritaire, exige une révision des conditions. Et cela donne :

- Freeport 57,75 %
- Lundin 24,75%
- Gécamines 17,5% dont 5% pour l'État

Les remarquables caractéristiques du gisement apporté par la GCM donnent à cette dernière toutes les allures du "dindon de la farce": une participation de 17,5% ressemble fort à une escroquerie et elle donne d'ailleurs lieu à de nombreuses réclamations justifiées.

En octobre 2010, le gouvernement annonce que, suite à la revisitation des contrats miniers, la part de la GCM dans le capital de Tenke Fungurume Mining passe de 17,5% à 20%. C'est mieux, mais pour beaucoup, on reste loin de la participation logique de 45% prévue au départ.
…….
Le programme de responsabilité sociale
Le programme social prévoit, pour une population estimée à 61.000 habitants répartis entre deux cités urbaines et 43 villages :

 la construction de trois écoles primaires et de deux écoles secondaires.

 le développement de petites et moyennes entreprises grâce à un système de crédit conjoint avec l'Agence des Etats-Unis pour le Développement International (USAID) d'un montant de l'ordre de 5 millions USD. Ces crédits transiteraient par une banque commerciale installée au Katanga et seraient mis à la disposition des candidats sélectionnés dans la province du Katanga.

 L'installation de l'eau potable en milieu urbain et en milieu rural.

 un programme de lutte contre la malaria comprenant :

o la distribution aux ménages de la concession de 39.963 moustiquaires imprégnées d'insecticides,
o un premier tour de pulvérisation anti-moustiques dont auraient bénéficié 20.000 maisons
o un programme de lutte contre la malaria pour 23.420 enfants de moins de 5 ans et 2.871 femmes enceintes,
o des actions contre le VIH-SIDA, sur les lieux de travail et en communauté accompagnées d'une éducation parallèle des travailleurs par TFM/ISOS en vue de former 250/300 éducateurs.
o un fonds de quelque 50 millions USD pour faire face à une importante pollution engendrée par les déchets et les sédiments lors de la phase d'extraction.

Etat des lieux
Malgré ce programme louable, l'impact social de Tenkefungurume semble en fait négatif: alors que le projet aurait dû apporter la prospérité aux populations locales, c'est l'inverse qui s'est produit. Selon un article du 25 avril 2012 intitulé « Freeport versus the people of Fungurume » et écrit par Richard Lee pour OSISA (Open Society Initiative for Southern Africa, http://www.osisa.org), les projets de responsabilité sociale que Tenkefungurume avait prévus semblent ne pas avoir été réalisés et la population se plaint que tout sur les 1600 km² de la concession appartient désormais à la multinationale, pierres, arbres et population inclue. La collusion avec le gouvernement permet en plus à la multinationale de dresser des barrières là où elle veut, barrières gardées par la police congolaise elle-même . On retiendra notamment que la multinationale emploie du personnel extérieur à la région, que pas une des 18 entreprises de la fédération locale n'a obtenu un contrat de sous-traitance pour TFM et que les paysans n'ont pas obtenu une compensation correcte pour l'expropriation de leurs terres cultivables.
TFM: Néocolonialisme ?

On est loin des développements générés par l'ancienne UMHK qui comptait, pour rappel, 25.000 ouvriers et cadres congolais, faisait vivre environ 100.000 personnes et formait ses ouvriers qualifiés et ses cadres congolais dans des écoles professionnelles et techniques gratuites qu'elle finançait, écoles contrôlées par les inspecteurs de l'enseignement de l'administration coloniale et qui ont compté jusqu'à 17.000 élèves.
Que le lecteur ne s'y méprenne pas, il ne s'agit en aucune façon d'une nostalgie du colonialisme, ces temps-là sont révolus et c'est bien ainsi. Il s'agit simplement d'une mise au point et d'un souhait de voir enfin un peu d'objectivité dans l'analyse du colonialisme: avec tous ses défauts, il a eu un impact positif sur les populations congolaises. Le néocolonialisme version XXIe siècle, càd celui des multinationales et des dirigeants corrompus, se profile bien plus mal, mais personne ne semble vouloir en parler, surtout pas les médias occidentaux aux mains des partis politiques et/ou des multinationales en question.

Ce néocolonialisme dépasse, et de loin, les pires excès du colonialisme paternaliste des Belges. Au moment des fêtes du cinquantième anniversaire de l'indépendance, le principal journal francophone de Belgique se demandait si les Belges n'avaient pas pillé les richesses minières du Congo. Certes, les Belges ne sont pas allés au Congo pour " enfiler des perles " et ils ont sans aucun doute tiré parti des richesses minières de leur colonie. Mais, en parallèle, leur nette volonté était d'amener leur colonie au niveau de développement de la métropole. Peut-on en dire autant de Glencore, Tenke Fungurume, Rangold, Sicomines et autres " néo-colonisateurs" ? N'ayons pas peur des mots, la réponse est évidente.

 

 

L'auter histoire du Congo Interpelle