Livres : Congo 1960

Tienenaars in Congo 1885-1918. - Les Tirlemontois au Congo

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1885 - 1918

Auteur : A.-B. Ergo & M. Best

(voir livre Tienenaars in Congo)

Batu baye wana badjalaki na nsomo te Baye wana badjalaki batu
La peur n’avait pas de prise sur ces gens Parce que c’était des hommes

par © Par AB Ergo et M. Best,
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Auteur: André-Bernard ERGO
Couverture: Véronique OPDENBOSCH

Ce livre a été publié en néerlandais sous le titre Tienenaars in Congo. 1885-1918 avec M. Best pour la traduction .( D 1989/2936/1) par le Stedelijk Archief en Museum "het Toreke" de Tirlemont.

Les illustrations ont été aimablement autorisées par :


- Le Musée Royal de l'Afrique centrale à Tervueren
- Le Musée National de la Marine à Anvers
- La Maison des Dominicains à Louvain.

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FESTRAETS François Alexandre

François Festraets naquit à Tirlemont le 20 avril 1898 dans la famille d’Alphonse et de Anne Marie Elisabeth Muller. Entré à l’école des pupilles à l’âge de 12 ans après avoir fait ses études primaires dans sa ville natale Festraets est nommé sergent le premier août 1914 à l’âge de seize ans et le 16 août il sera versé au quatrième régiment de ligne.
Durant trois années il fera son devoir sur le front de l’Yser et le 2 septembre 1917 il sollicitera son détachement à la colonie en qualité de sous officier de la Force Publique. Il s’embarque à Pallice et arrive au Congo le 24 septembre pour être immédiatement dirigé sur le front de l’Est, dans la colonne Jadot où il sert en qualité d’agent militaire attaché au service des troupes du Génie et du chemin de fer.

A la fin de la guerre, il est affecté au territoire de Loto dans le Sankuru jusqu’à la fin de son terme en mars 1921. Le 21 juillet de la même année, il  est promu sous lieutenant et rejoint l’Afrique le 15 octobre suivant pour être affecté dans le chef lieu de la province de l’Equateur à Coquilhatville. Il y restera jusqu’à son affectation au camp d’instruction d’Irebu en janvier 1923. Le 10 mars 1924 il reçoit sa deuxième étoile de lieutenant juste avant de rentrer en congé le 15 novembre 1924.

Il retournera en Afrique le 23 juin 1925 pour un nouveau terme se terminant le 18 juillet 1928, terme au cours duquel il sera désigné successivement pour la Compagnie des transports du Bas Congo, pour le camp de Léopoldville (1926) et celui du Sankuru en 1927.

Il repart une nouvelle fois le 9 avril 1929 pour prendre le commandement de la troupe à Boma. Il est ensuite détaché à la Lufu puis à Léopoldville où il obtient, le premier janvier 1931, le grade de capitaine commandant. Il rentre à nouveau au pays le 3 mai 1932 pour repartir aussitôt à la Compagnie de la Luapula le 13 janvier 1933. Il restera dans ce poste jusqu’au 17 juin 1936 date à laquelle il revient en Europe via Lobito. Il ne sait pas que ce retour marquera son dernier séjour en Belgique. Il regagne le Katanga en décembre 1936 et c’est là que la mort le frappera à 41 ans le 25 mars 1939.


FRANCOIS Nestor Félix

FRANCOIS Nestor Félixcongo 1960 , carte des ville ou François a éte en voyé Il naquit à Tirlemont le 3 janvier 1886 chez Omer et Justine Henriette Elshout ses parents. A l’âge de treize ans, le premier novembre 1899, il entre à l’école des pupilles de l’armée et trois ans plus tard en 1902, il est envoyé à la trente neuvième batterie à cheval du quatrième régiment d’artillerie avec les galons de brigadier ; En 1904, à l’âge de dix huit ans, il est promu au grade de maréchal des logis.

C’est le 13 août 1908 qu’il part pour l’Afrique comme sous officier de la Force Publique pour le compte de l’Etat Indépendant du Congo. Il reçoit son étoile de sous lieutenant en 1910 et obtient le grade d’agent militaire en 1912. Fin 1917, il est envoyé aux troupes de l’est et est attaché au service des Etapes à Albertville. En 1918, il prend le commandement du dépôt d’armée de Stanleyville mais à sa demande en 1920, il met fin à sa carrière coloniale militaire et il reçoit à cette occasion l’autorisation de porter le titre de sous lieutenant honoraire de la Force Publique. Il entre alors au deuxième bureau du SACTA du ministère de la défense nationale comme chef de groupe faisant fonction. Mais bien vite repris par la nostalgie due l’Afrique, il repart au Congo pour le compte d’une société privée où il ne reste d’ailleurs que très peu de temps car on le retrouve installé à Demba au Kasai comme colon commerçant.
Il mettra un terme définitif à sa carrière africaine en janvier 1930. Au cours de sa carrière, Nestor François fut décoré de la médaille commémorative des campagnes d’Afrique en argent, de la médaille d’or de l’Etoile de service et, outre ses décorations pour la campagne 1914-1918, il fut honoré de l’Ordre de Chevalier de Léopold II avec glaives.


FRANSSEN Wilhem

Photo Le lieutenant Franssen et l’éléphant nain.Photo Le lieutenant Franssen et l’éléphant nain.

Wilhem était un des quatre fils du commissaire de police de Tirlemont, Alphonse Léon et de son épouse Marie Thérèse Bowin. Né le 20 février 1885, il était également le frère du célèbre acteur de théâtre et de cinéma français Victor Francen. Il avait choisi de faire une carrière militaire et avait passé brillamment l’examen d’officier d’artillerie. C’est donc en qualité de lieutenant qu’il s’embarque en mars 1913, pour servir dans la Force Publique de la jeune colonie. Il est désigné pour la région d’Inongo au lac Léopold II et le pays lui plaît immédiatement. Il en fait d’ailleurs des descriptions enthou-siastes à sa famille.

Le jeune lieutenant est chargé, un jour, d’une mission scientifique par les commissaire de district, à savoir : trouver une race naine d’éléphant dont on parle épisodiquement dans la région et qu’on souhaiterait mettre à la disposition des chercheurs du Musée de Tervueren. Tout cela fait grand bruit à Tirlemont où le journal local s’empare de l’histoire. Cet éléphant existe-t-il ou n’existe-t-il pas ?

En juillet 1913, les indigènes aperçoivent le « Wakawaka » dans la région de Baniawaki et Franssen se porte derechef volontaire comme le rapporte l’ordre de la mission rédigé comme suit : «  le lieutenant Franssen se rendra, à sa demande, dans la chefferie de Baniawaki à l’effet d’y capturer l’éléphant nain qui y est signalé ». Le 10 juillet, Franssen quitte Inongo avec un sergent, un caporal et deux soldats. Sur sa route, il interroge les indigènes qui essaient de le dissuader. « Oui, l’éléphant existe dans la forêt inondée, mais maintenant, en saison sèche, il s’est retiré dans une zone impossible d’accès ».

Cet éléphant jouait-il un rôle dans les croyances religieuses des autochtones ? Toujours est-il qu’en quittant le village de Bongo pour aller de l’avant contre l’avis des villageois, le casque de Franssen disparut mystérieusement et que celui-ci subit une insolation avec syncope. Franssen continua malgré tout sa progression, précédé partout par le bruit du tamtam  recommandant la consigne du silence. Il arriva à M’paa le 24 juillet et eut la chance de rencontrer dans ce village un ancien soldat de la Force Publique, originaire de la région, qui s’offrit de servir de guide à la petite expédition.

Franssen divisa son groupe en deux équipes de chasseurs et le soir même, l’équipe formée du caporal, du guide et d’un soldat rejoignit le troupeau et abattit un éléphant nain qui se reposait près de l’eau. Franssen rejoignit la dépouille tard dans la soirée, passa la nuit près d’elle et au petit matin fit identifier l’animal par des paysans, dont les langues se délièrent brusquement au sujet de l’allure, des modes de vie, de l’alimentation de l’animal. Pendant trente six heures, Franssen vivra dans la boue et dans l’eau pour préparer l’éléphant et lui faire reprendre le chemin de Bongo. Le 30 juillet, il arrivait à Inongo avec son précieux butin quand il fut pris de fièvres violentes. Malgré cela son enthousiasme et son énergie aidant, il veilla lui-même à l’expédition du trophée.
Franssen ne sut jamais comment son envoi fut accueilli à Tervueren. Il mourut à Inongo le 26 août 1913 des fièvres contractées au cours de son expédition. Pour lui rendre hommage, le docteur Schouteden directeur du Musée de Tervueren donnera à l’éléphant nain, nouvelle espèce découverte par Franssen, le non de Elephas africanus Fransseni . Voilà comment une espèce d’éléphant porte le nom d’un Tirlemontois.

En partant en mission, Franssen avait dit : » Si l’animal existe, je reviendrai avec lui ou je ne reviendrai pas du tout ». Il découvrit l’animal, mais ne revint jamais en Belgique. Une vie d’homme pour que la connaissance scientifique du monde qui nous entoure avance d’un tout petit pas, c’était aussi le prix que payaient les pionniers de cette époque.


GEERTS Alphonse

Alphonse Geerts naquit à Tirlemont le 2 novembre 1872 dans la famille de François et de Marie Anastasie Renquin. Une grande partie de sa jeunesse se passa dans l’orphelinat de sa ville natale et quelques années plus tard on le retrouve avec un diplôme de jardinier obtenu à l’école d’agriculture de Tirlemont. Dans cette condition, il s’engagea à L’Etat Indépendant du Congo comme agronome, pour un salaire annuel de 2.400 francs par an, c'est-à-dire l’équivalent du salaire d’un commis de deuxième classe.

Il s’embarqua à Anvers le 6 décembre 1896 à bord de l’ Edouard Bohlen et arriva à Boma le 30 décembre suivant. Il fut envoyé dans la région de l’Aruwimi où on le retrouve le premier mars 1898 à Basoko et un an plus tard à la station de Mojandjo. Le premier octobre 1899 il fut nommé agronome de première classe mais très tôt après sa nomination il devint malade et dut être rapatrié en Belgique.

Le 6 juin 1901, il partit à nouveau avec l’Albertville cette fois comme jardinier principal en chef affecté à la région de l’Aruwimi qu’il connaissait bien. Il arrive le 6 août à Basoko et rejoint le poste de Barumbu le premier septembre 1901.

Le 13 mars 1903, il est rapatrié d’urgence en Belgique pour raison de santé mais il meurt en mer à bord de l’Albertville. Pour sa carrière africaine Alphonse Geerts reçut l’étoile de service le 14 avril 1902.


GENESSE François Joseph

François Joseph Genesse naquit à Tirlemont le 31 janvier 1851. il était le fils d’Alexandre et de Jeannette Vandenheuvel. Après avoir fait son école primaire dans sa ville natale, il entre en apprentissage chez son père, entrepreneur en menuiserie à Tirlemont. Il travaille ensuite chez différents patrons en Belgique et à l’étranger sans qu’on puisse savoir avec certitude s’il devint un compagnon.

En janvier 1887, à l’âge de 36 ans, il sollicite et obtient un emploi au service de l’etat Indépendant du Congo et il est engagé, avec le matricule 378, comme soldat ouvrier au salaire de deux francs par jour. Il part d’Anvers le 2 février et arrive au Congo le 22 mars. Envoyé tout d’abord à Lakungu, il quittera ce poste le 27 juin pour Manianga. Au mois d’août, il descend à Boma, malade, et malgré les soins qui lui sont prodigués, il reste dans un état d’anémie grave à la suite des fièvres qu’il a eues.

e bateau “Vlaanderen” de la compagnie gantoise à bord duquel est décédé François GenessePhoto :
Le bateau “Vlaanderen”
de la compagnie gantoise à bord duquel est décédé François Genesse

On décide donc de son retour en Europe et le 13 octobre il monte à bord du bateau Vlaanderen de la compagnie gantoise de navigation. La nuit même de son embarquement, il meurt en mer après que le bateau eut quitté les eaux du fleuve. Il fut inhumé en mer selon l’usage.

Genesse fut probablement le premier Tirlemontois à fouler le sol de l’Etat Indépendant du Congo ; il fut malheureusement aussi le premier qui y laissa la vie. Pour ces simples faits, il mérite qu’on se souvienne de lui.


GROSSEN Jean Louis

 

Jean Louis Grossen naquit à Tirlemont le 9 septembre 1861 dans la famille de Jean Baptiste et de Marie Gertrude Swillen. C’est à l’âge de trente ans, le premier octobre 1891, qu’il prend du service dans la Compagnie des Chemins de Fer du Bas Congo en qualité de  mécanicien.
Les rudes conditions de travail auront très vite raison de sa santé et le 15 mars 1892 déjà, après un peu moins de 6 mois de présence en Afrique, il est obligé de mettre une fin à sa carrière coloniale.
Ancien membre de la Fraternelle Congolaise et membre des vétérans coloniaux, Jean Louis Grossen décéda quelques années plus tard, en août 1930, à Molenbeek Saint Jean, commune où il s’était établi à son retour d’Afrique.


  • Sommaire
  • Liminaires

    Avant 1885

  • L’Etat Indépendant du Congo
  • Les campagnes anti-esclavagistes
  • La Bataille de Redjaf
  • La colonie du Congo
  • La campagne d’Afrique 1914-1918
  • L'Association tirlemontoise «Les Journées coloniales»
  • Les Tirlemontois au Congo (voir aussi dans la rubrique personnage congo belge)
  • Hommes d'audace lente et d'ardeur volontaire
  • Annexe: Les débuts de l’aviation au Congo belge Par J. Koninckx
  • Liste des Tirlemontois au Congo Belge (voir aussi rubrique personnage du congo Belge
  • Les Pionniers Belge du Congo

    Alfa de A à B

    1. Blocteur, E.C. 1864-1896

    alfa de C à D

    1. De Grez, R.E. 1874-1953
    2. Dehertog,A.M.H. 1871 -
    3. Delvin,L.H. 1871-1907
    4. Detiège, M.E. 1867-1940
    5. Devos, H.F. 1875-1959
    6. Devroye, R.E. 1863-1938
    7. Dewalhens, L.S. 1883-1970

    Alfa de F à G

    1. Festraets, F.A. 1898-1939
    2. François, N.F. 1886-
    3. Franssen,W. 1885-1913
    4. Geerts, A. 1872-1903
    5. Genesse, F.J. 1851-1887
    6. Grossen, J.L. 1861-1930

    Alfa de H à L

    1. Hamoir, F.L. 1856-1931
    2. S'Heeren, L.J. 1880-1948
    3. Hendrickx, P.A. 1865-1900
    4. Janssens, P.E. 1882-1938
    5. Lallemand, A.J. 1855-1896
    6. Lambrechts, Th. 1884-1956

    Alfa de N à Q

    1. Naveau, A.P. 1876-
    2. Nevelsteen, E. 1877-1929
    3. Nevelsteen, H. 1874-1906
    4. Putzeys, E.J. 1880-1916

    Alfa De R à V

    1. Rens, C.J. 1889-1961
    2. Sillen, C.J. 1872-
    3. Storms, M.J.A.M.R. 1875-
    4. Van den Bergh, M.T. 1865-1830
    5. Vanden Plas, V. 1884-1921
    6. Vanden Plas, H. 1891-1946
    7. Vangoidsenhoven, A. 1883-
    8. Vangoidsenhoven, Ch. 1881-1969
    9. Vangoidsenhoven H. 1886-1920 et Cordi, M. 1895
    10. Vangoidsenhoven Th. 1877-1929

    Alfa W

    1. Wangermée, E.A. 1855-1924 4