Les cent mille briques.

La prison et les détenus de Stanleyville,

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Les cent mille briques.

Auteur : PIRET B., 

Lille, 2014. (coll. Colibris), 205 pages, 55 illustrations, 30 €.

CHJ Éditeur,

Depuis 2010, Bérengère Piret interroge les archives du Congo belge quant à l'organisation et aux pratiques judiciaires qui ont cours à l'époque coloniale.

Parallèlement, elle tente de cartographier les pratiques sociales répréhensibles qui conduisent les justiciables congolais devant tribunaux du Congo, et plus particulièrement devant le tribunal de district.

Précédemment, elle a consacré ses recherches aux institutions carcérales du Congo dont la prison centrale de Stanleyville (aujourd'hui Kisangani). Elle est titulaire d'une maîtrise en Histoire (Université catholique de Louvain) et d'une maîtrise en archivistique (Vrije Universiteit Brussel). source :

Dans les premières années du 20e siècle, alors que l'expansion belge au Congo n'en est qu'à ses débuts, l'une des premières préoccupations de l'administration coloniale est de faire bâtir des centres de détention destinés aux Congolais et aux étrangers ayant contrevenu aux dispositions légales ou s'étant opposés à l'autorité coloniale. L'une des plus grandes prisons édifiées alors se situe à Stanleyville, aujourd'hui Kisangani, et est surnommée Cent mille briques.

Cet ouvrage s'intéresse à la fois aux aspects organisationnels, idéologiques et humains qui ont présidé à la construction et au fonctionnement de cet établissement. Au croisement des disciplines, Bérengère Piret a étudié à la fois les projets pénitentiaires; l'architecture et ce qu'elle traduit du projet colonial; ainsi que les acteurs qui sont internés, vivent ou travaillent dans la prison de Stanleyville. Le lecteur est ainsi entraîné de l'autre côté du mur, derrière les Cent mille briques où, aidés des nombreux clichés du cinéaste belge André Cauvin, il peut observer la vie carcérale. A travers la découverte de ce quotidien et, plus particulièrement, de l'organisation des principaux temps de la détention (travail, enseignement et loirsirs), l'auteure a mis en évidence l'existence et la nature d'un véritable projet colonial belge où théories, pratiques et normes se superposent et parfois se heurtent, tant aux plans politique et juridique que social. Abstract

Pour nous interroger sur la prison centrale de Stanleyville (Province Orientale, Congo belge) entre 1924 et 1958, nous avons examiné la législation en vigueur.

Celle-ci nous offre l'occasion d'appréhender la philosophie pénitentiaire qui a cours ainsi que l'organisation théorique du centre de détention, de fixer les tâches dévolues au directeur et aux surveillants, de connaître la répartition de la population captive, la nature des travaux imposés aux prisonniers et les sanctions disciplinaires qui leur sont réservées. Nous avons aussi compulsé les rapports rédigés par le substitut du Procureur du Roi, le médecin hygiéniste et le commissaire de district après avoir inspecté ladite institution.

Ces documents, conservés dans le fonds du Gouvernement Général de Léopoldville, nous ont permis de détailler l'architecture de ce bâtiment et des conditions dans lesquelles les captifs y sont détenus. Il nous a également été possible de mener une étude quantitative de la population enfermée pour préciser les différentes catégories qui la composent et mettre en exergue les principaux mouvements qui les caractérisent.

Enfin, nous y avons collecté une foule d'informations inédites sur le quotidien des reclus pour notamment mettre en lumière leur emploi du temps, les activités auxquelles ils s'adonnent et la composition des repas qui leur sont servis. source : http://www.unicat.be/

http://www.crhidi.be/

CRHiDI (Centre de Recherches en Histoire du Droit et des Institutions)

Boulevard du Jardin botanique, 43

B-1000 Bruxelles 

Tél. : +32 2 211.79.64

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