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Les Chemins du Congo

Auteur Christiane Blanjean

1951-1961

Nakumbuka

 

Editeur: EDILIVRE

d.d.: décembre 2016

Prix : 20.50 €

 

Thème : Témoignage Format :

Grand Format (170x240)

Nombre de pages : 196

Date de publication : 7 décembre 2016

ISBN : 9782334079112

 

En 1951, je ne connaissais rien du Congo, colonie Belge à l'époque, si ce n'est ce que j'en avais appris à l'école, lors des cours de géographie. En 1951 pourtant, j'y rejoignais mon fiancé, géomètre devant étudier la possibilité de créer une voie de chemin de fer qui relierait Kabalo à Kamina dans le Katanga.

Nous nous sommes mariés à Kabalo et sommes partis vivre en brousse, sous la tente, loin de tout, complètement isolés, déménageant notre tente au gré de l'avancement des études topographiques. Nous y avons vécu plusieurs années avec les enfants, nés entre temps.

Plus tard, après la construction du chemin de fer, nous avons vécu dans de petits postes et avons dû brusquement terminer notre vie africaine à Bukavu où nous nous étions installés comme indépendant.

Je suis l'aînée d'une famille de quatre enfants. Née en 1929, j'ai connu la guerre de 1939-1945. À la fin de mes études d'assistante sociale, je suis partie au Congo rejoindre mon fiancé. Nous nous y sommes mariés et quatre enfants y sont nés. Un an après l'indépendance du Congo, nous sommes revenus en Belgique, évacués par I'ONU.

L'adaptation a été difficile car nous avions tout perdu au Congo. Un cinquième enfant est né et peu à peu nous avons pu reprendre une vie normale.

Mon mari et moi avions retrouvé du travail. J'ai travaillé pendant vingt ans à I'UCL comme assistante sociale et suis maintenant retraitée ce qui m'a permis d'écrire afin que mes enfants se souviennent de leur pays natal et que d'autres apprennent à le connaître.

Cette histoire est vraie. Elle est la mienne telle qu'elle s'est déroulée entre les années 1951-1961.

Elle a été écrite pour mes enfants et mes petits enfants afin de leur apporter un témoignage sur une tranche de vie importante que nous avons vécue et que certains d'entre eux ont partagée.

Elle a aussi été écrite pour mes amis et pour tous ceux qui se sont montrés intéressées par ce récit et que je remercie.

Elle a également été écrite parce que je n'oublie pas ce pays et les Congolais que j'ai Côtoyés.

Christiane BLANJEAN.

 

Lire un extrait du livre ?

Récit

Si durant mon enfance, les livres scolaires de géographie me faisaient souvent rêver du Congo qui, à l'époque était une colonie belge, rien ne me laissait prévoir qu'un jour, je m'y rendrais, y créerais une famille et y vivrais plusieurs années.

Une des images que j'en avais était celle d'une petite tirelire placée sur le comptoir de l'épicerie, statuette représentant un petit Noir, qui remerciait en inclinant la tête lorsqu'on y mettait une pièce de monnaie. Pourtant déjà, en 1898, un grand-oncle, frère de mon grand-père paternel, s'y était rendu sous le règne du roi Léopold II et y était décédé le 24 janvier 1902. Il était agriculteur et travaillait dans une ferme à Kitobola dans le Bas-Congo. Originaire de Salm Château, petit village situé en Ardennes, nous pouvions imaginer combien, à l'époque, ce voyage devait paraître aventureux et dangereux. Son nom : « Guillaume Blanjean » se retrouve sur un monument érigé dans son village natal et à l'entrée du musée de Tervuren sur la plaque commémorative dédiée aux pionniers.

1950

Je me fiançai au printemps. Mon futur mari, comme son père, était architecte. C'était le frère d'une amie de longue date, Annie, qui à l'occasion de son mariage m'avait choisie comme « demoiselle d'honneur ». C'est à cette occasion qu'il m'avait remarquée, qu'il s'était intéressé à moi et que nous avions longuement parlé. Bien sûr nous nous connaissions depuis longtemps, mais sans plus car si, invitée par mon amie et ses parents, j'allais parfois passer quelques jours de vacances dans leur maison de campagne à Rixensart, ses frères ne s'intéressaient pas beaucoup à nos distractions de filles.

Une demande en mariage fut faite en bonne et due forme par son père venu trouver mes parents. Je n'avais pas 21 ans, l'âge de la majorité, et à cette époque les parents devaient donner leur consentement. Si à 21 ans ils ne le donnaient toujours pas, il fallait engager auprès du tribunal une procédure appelée : « actes 2 8 respectueux » ou attendre d'avoir 25 ans pour pouvoir se marier.

Pour nous tout se déroula bien et nous prévîmes de nous marier en décembre après la fin de mes études d'assistante sociale et la défense de mon mémoire. Félicitations de la famille. Mon frère Claude, qui avait quatre ans de moins que moi et qui avait été mon compagnon d'enfance de jeux et de bagarres, n'en revenait pas de ce que quelqu'un veuille de sa sœur comme épouse ! Après quelques mois une grande fête fut organisée comme l'exigeait la tradition avec l'offrande d'une bague pour la fiancée et d'une chevalière pour le fiancé. Nous étions noyés sous les cadeaux et les télégrammes de félicitations. Mon père, ingénieur civil, était directeur de société et de ce fait beaucoup de fleurs nous furent envoyées. Ces fiançailles représentaient une étape importante dans notre vie car c'était une promesse officielle d'engagement mutuel qui devait aboutir au mariage.

Entre-temps, je continuerais à travailler au service médico-social des entreprises du groupe Empain où j'avais été engagée à la fin de mon stage effectué chez eux. Je m'y plaisais beaucoup et m'entendais très bien avec toute l'équipe médico-sociale. Notre travail, pluridisciplinaire, était empreint d'une idéologie assez paternaliste qui était celle des années 1950.

Nous visitions les personnes malades ou celles en difficulté, quel que soit leur problème ; psychologique, financier, relationnel et leur proposions une aide éventuelle. Nous devions également gérer un fonds de remboursement des frais médicaux et pharmaceutiques créé par l'entreprise pour les membres du personnel et leur famille.

Nous organisions, pour les enfants du personnel, des camps de vacances à la mer auxquels nous participions. Des fêtes de Noël avec distribution de cadeaux avaient lieu chaque année. Le choix des cadeaux nous incombait et ceux-ci, assez conséquents, étaient choisis en fonction de l'âge et du sexe de l'enfant. Le travail était varié et l'idée d'arrêter m'attristait.

À cette époque et dans certains milieux, il aurait été inconcevable, pour un mari et la famille, que l'épouse continue à travailler après le mariage.

L'homme se devait d'assumer seul la subsistance de son ménage. Si mon père n'était pas loin de partager cet avis, ma mère par contre, féministe avant l'heure, ne pensait pas de même. Très douée pour les arts, la création, elle avait toujours regretté et avait même été assez malheureuse je crois, de ne pas pouvoir valoriser ses talents.

Les journées passaient vite et décembre approchait. Si au départ cette demande en mariage m'avait prise au dépourvu et avait suscité en moi une certaine angoisse, celle-ci avait complètement disparu pour faire place à l'impatience.

J'étais heureuse et vivais dans une sorte d'état second entre mon travail professionnel, les préparatifs de la cérémonie ; envoi des invitations, choix du menu, achat de la robe, visite aux différents membres de la famille, commande d'un joli petit mobilier suédois, etc. et 2 9 les travaux à effectuer à la maison que mon fiancé construisait pour nous grâce à un terrain que lui avaient donné ses parents. Celle-ci était presque terminée.

Elle était située rue Léon-Grosjean à Evere, commune peu urbanisée à l'époque et entourée de champs. Nous avions décoré la façade avec un hippocampe gravé dans une pierre. Il était pour nous un gage de bonheur. Nos rêves l'habitaient déjà. Des cadeaux arrivaient et une date avait été fixée pour un après-midi de rencontre et de fête avec mes amies.

Tout info disponible chez l'auteur via mail de Christiane

Les chemins du Congo -1951-1961 : Je viens de reçevoir le livre de mon amie Christiane, merci Christiane Blanjean ....

Geplaatst door Martine Delcol op woensdag 21 december 2016