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Titre : La fièvre de Kananga

Titre : La fièvre de Kananga auteur : Bertrand Maindiaux :

Format : Roman (134x204)

Nombre de pages : 210

Date de publication : 28 avril 2014

ISBN : 9782332713971

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Bertrand Maindiaux est un auteur belge né en France en 1966. Ses nombreux déplacements personnels et professionnels lui permettent de voyager, parfois pour de longues périodes, sur des théâtres perturbés par des conflits ou frappés par des catastrophes naturelles. Conscient de la chance qu'il a de parcourir le monde et de s’enrichir davantage à chaque voyage, il vous fait partager ces expériences à travers des récits dans lesquels s'entrecroisent réalité et fiction. Ses récits sont aussi sa manière de défendre des valeurs qui lui sont chères : la diversité, le multiculturalisme, la différence, la tolérance. source : http://www.edilivre.com/la-fievre-de-kananga.html#.VBVY3cscS70

Video : https://www.youtube.com/watch?v=hikOvl03zks

 

Pour son second roman, l’auteur, Bertrand Maindiaux, vous emmène dans une aventure africaine qui vous conduira de la capitale mozambicaine au plus profond du Kasaï occidental.
En tentant de décrypter les codes de la société congolaise, il vous fait découvrir, entre autres, le courage de ce peuple et le rôle primordial des femmes. Ce roman met également en exergue le dévouement des travailleurs humanitaires ainsi que celui du personnel des missions religieuses.

Une histoire entre réalité et fiction, un récit qui ouvre les yeux, une aventure humaine avant tout.

Quelques extraits du livre : (Extrait 1)

–   Bonjour, docteurs ! dit-elle en leur faisant un signe de la main en guise d’accueil, un peu apeurée par les tenues, sans doute,… je m’appelle Béatrice, je suis l’infirmière… Et je suis la seule à être restée pour soigner les malades… je suis contente que vous soyez arrivés… venez voir, entrez…

Anna, Omar et François se présentèrent à leur tour.

Elle les précéda et ils entrèrent dans l’unique pièce du bâtiment qui avait dû être l’école car des bancs étaient empilés, remisés dans le fond.

Un instant, pour s’habituer à l’obscurité mais aussi du fait d’une odeur proche de l’insoutenable et ce, malgré quelques fenêtres ouvertes, le trio resta dans l’encadrement de la porte.

Cette puanteur, mélange d’excréments, de vomi et de cadavre, un ensemble qu’avait fermenté la chaleur, prenait littéralement à la gorge et en aurait fait fuir plus d’un. Bien qu’ils fussent habitués aux missions sanitairement périlleuses, les trois aventuriers eurent un haut-le-cœur en entrant dans la pièce.

Deux rangées parallèles d’une dizaine de lits, ou plus simplement des sommiers faits de planches disparates couraient le long des murs. Certains, mais pas tous, étaient équipés de matelas. Ce matelas, quand il existait, n’était qu’une mousse décolorée par les produits des pansements successifs, dont les premiers semblaient remonter à une autre époque. Les mieux lotis avaient un tissus en guise de drap pour les séparer du dit matelas.

Les malades alités près de la porte semblaient être les moins atteints. Ceux qui étaient relégués au fond agonisaient dans des souffrances inhumaines. Gris, cadavériques étaient leurs corps auxquels seule une fièvre infernale imprimait encore quelques mouvements.

« Les mêmes images que celles vues durant le briefing, les cris et l’odeur en plus », pensa François.
….

LA FIEVRE DE KANANGA (Extrait 2)

Ntambwé Sapo, le mercredi 31 décembre 2008

Anna contacta Omar et Lambert pour leur annoncer la fabuleuse nouvelle. François, debout à côté de la doctoresse, entendit les cris de joie d’Omar sortant du téléphone.

À 22 heures, la fièvre avait quitté l’infirmerie.

Les constantes médicales de deux jeunes adultes étaient revenues dans les normes. Adrien, quant à lui, dormait toujours, mais ne transpirait plus.

L’équipe était regonflée comme jamais. Les Congolais parlaient fort, les infirmières dansaient, frappaient dans les mains… ces délires folkloriques amusaient Anna et François.

Il était bon, très bon même, qu’après cette longue période de doute, de souffrances, qu’après tous ces cris, tous ces morts, une vague positive pénètre enfin, à nouveau, les murs de l’ancienne école. La partie semblait gagnée mais la vigilance restait le leitmotive.
Il ne fallait pas modifier la ligne de conduite car, tous le savaient, la situation restait incertaine et pécher par excès d’optimisme pouvait être fatal.

Anna décida de passer la nuit auprès des trois derniers patients afin d’observer au plus près leurs réactions. Les autres membres de l’équipe embrayèrent dans le même sens, aucun ne voulait retourner au camp. Tous passeraient la nuit au village.

Pour la première fois depuis le début de la mission, une radio que François avait toujours dans son bagage cracha une musique rythmée durant toute la nuit. La joie était revenue et avec elle, comme il était de coutume au Congo, la musique et la danse.
C’est cette radio qui, à minuit, leur rappela qu’à ce moment précis 2008 s’achevait et 2009 naissait.
N’était-ce pas là un signe ?

….

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