IL ETAIT UNE FOIS LE CONGO

Passé et Evolution du Congo

Logo Congo-1960

Auteur Michel Primtan

Michel Primtan "il était une fois le Congo"

ISBN 978-2-9537130-0-8
Copyright Standard Copyright License
Published juli 12, 2010
Language French
Pages 227

Binding Perfect-bound Paperback
Interior Ink Black & white
Weight 0.38 kg
Dimensions (cm) 15.6 wide × 23.4 tall

Ce livre de 227 pages, avec de nombreuses photos souvenirs du Congo, est disponible sur le site Lulu.com
Prix 18.05 € édition imprimée
9.00 € en téléchargement

L’arrivée des e-books sur le marché va certainement faire l’objet de cadeaux à Noël et ce mode de support va se développer dans l’avenir.
J’ai donc décidé de rendre mon livre « Il était une fois le Congo » disponible en téléchargement sur Lulu.com au prix de 9 € au lieu de 18.05 pour l’édition imprimée.

Un auteur publie un témoignage émouvant sur la fin de la période coloniale au CONGO BELGE

Quelques mots sur moi.

Je suis né à Namur le 31 janvier 1944.

L'essentiel de mon enfance s'est déroulé à Bruxelles avant le départ pour le Congo en 1955. Au Collège Abert 1er de Léopoldville je ferai des humanités gréco-latines. Mon goût de l'écriture me vaudra déjà quelques ennuis puisque je me retrouverai « collé » pour avoir soi-disant fait rédiger mes rédactions par mes parents…

Après le retour du Congo en 1960 et la fin de ma scolarité secondaire, je m'inscrirai à l'Université Libre de Bruxelles dont je sortirai en 1969 avec un diplôme de docteur en droit en poche.

En raison de cette formation diversifiée, je me présente parfois comme un « humaniste chrétien libre penseur ».

J'attache en effet beaucoup de prix à l'attitude humaniste et à la liberté de pensée et d'expression.

Mon parcours professionnel de juriste me mènera en France, d'abord dans les Ardennes en 1973, ensuite dans le Vaucluse, pas très loin du mont Ventoux et enfin à Toulon et à Hyères dans le Var où je réside depuis 1990.

Maintenant à la retraite, je peux me consacrer à ma passion de l'écriture. Je participe à des ateliers d'écriture, apporte mon aide occasionnelle et bénévole en qualité d'écrivain public pour épauler des gens que l'illettrisme met en difficulté. J'offre aussi des services rémunérés en qualité d'écrivain privé pour toutes sortes d'écrits, dont les récits autobiographiques.
Mais en Provence le soleil brille et je n'oublie pas de m'aérer en jouant au golf le plus souvent possible.

A propos de l’auteur : Michel PRIMTAN, de son nom d’auteur, a 66 ans et vit en FANCE où ses activités professionnelles l’ont conduit il y a 37 ans après avoir fait des études humanistes au Collège Albert 1er de Léopoldville, au CONGO BELGE, (Kinshasa) poursuivies en BELGIQUE au lendemain de l’indépendance de la REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO en 1960 et finalement sanctionnées par un diplôme de Docteur en Droit de l’Université Libre de Bruxelles.

Passionné d’écriture et de golf Michel PRIMTAN partage son temps de retraite entre ces deux activités à Hyères, dans le Var, où il est établi depuis 20 ans.

Contribuer à la mémoire commune sur le CONGO lui est apparu une nécessité et même un devoir. Il a donc écrit ce livre dont la belle couverture est tirée d’un tableau peint par sa mère.

On peut se procurer le livre « IL ETAIT UNE FOIS LE CONGO » (227 pages – 39 photos) sur le site Internet de Lulu.com (www.Lulu.com) : (taper « il était une fois le Congo » dans le bandeau « trouver » et cliquer sur le titre pour accéder à un aperçu – on peut alors prendre connaissance des premières pages du livre)

E-mail de Michel Printam

PRESENTATION DU PLAN DU LIVRE

Il s'agit d'un témoignage et de souvenirs portant sur une tranche de vie qui commence à Léopoldville en 1955 et se termine avec l'indépendance du Congo Belge, le 30 juin 1960.

Le Congo à Léopoldville, c'est un souvenir inoubliable pour beaucoup d'entre nous. Avec le temps qui passe et l'âge qui progresse, j'ai voulu restituer cette mémoire, ma mémoire, pour qu'elle ne se perde pas.

Le départ vers le Congo fut un grand jour :

« Ces malles vertes, destinées à prendre la mer, portaient en blanc une inscription fabuleuse : « LEOPOLDVILLE – CONGO », tout un programme… »

Les premiers jours ne furent pas simples :

« Le premier contact avec le « petit collège » est plutôt brutal.
« Sale bleu ! » « Sale Belgicain !»
Voilà l'accueil des « coloniaux » !
Je ne sais plus si j'ai osé répondre « sale colonial ! » Probablement car un coup de poing, venu de nulle part, me percuta violemment le visage et fit valser mon chapeau de Ranger.
J'ai appris, j'ai appris dans la douleur ce que l'initiation à un monde nouveau veut dire.»

Ensuite les choses s'arrangent, on s'adapte, on s'intègre, on se transforme pour toujours :

« Un des premiers enseignements que l'Afrique nous apporte spontanément, c'est que les gens de métropole ne disent que des bêtises et vont même jusqu'à les imprimer, lorsqu'ils prétendent tout savoir et tout comprendre d'une contrée qu'ils ne connaissent pas. »

Je découvre le Collège Albert et ses pères jésuites attentifs, le quartier du « Diable Rouge » au bord du golf où j'habite, le club Albert où se déroulent d'impressionnantes parties de tennis, le club de la « Funa » à l'attraction aussi irrésistible qu'étrange…

Le Royal automobile club organise des expéditions en brousse et dans la jungle épaisse qui borde le pic Mense où hommes, femmes et enfants risquent de s'engloutir et de disparaître parce qu'ils se sont perdus…

Et puis toute l'Afrique, la tôle ondulée qui soulève des nuées de poussière rouge, les rapides du fleuve Congo propulsant, comme des bulles de lave sur un volcan, des montagnes d'eaux tumultueuses…

« les rapides ont l'aspect d'une tempête dont les déferlantes surgissent et se fracassent constamment sur elles-mêmes, sans jamais consentir à progresser, prisonnières, semble-t-il de l'énergie qui les propulse et les réduit. »

… les centaines de perroquets bavards, à la queue rouge et les milliers de chauve-souris qui envahissent le ciel rouge au soleil couchant, les immenses volutes des cumulonimbus éclairés en permanence de l'intérieur comme si on y avait placé un tube au néon mal réglé, les trombes d'eau des tornades qui se déchaînent…et puis les étoiles, la croix du sud, Orion, Canis Major, Betelgeuse, les Pléiades, où circulent des vaisseaux silencieux venus des confins de l'espace…

En 1958, l'exposition universelle ouvre ses portes à Bruxelles. Après les années du premier terme, ce congé prometteur en Belgique est accueilli comme une fête.
Nous prenons le bateau, le « bateau des profs » qui depuis Matadi, par Lobito et Santa-Cruz de Ténérife nous ramène en Belgique. « Le Chaudron de l'Enfer, en aval de Matadi, doit être soigneusement contourné à la puissance de tous les moteurs. J'imagine le bateau pris dans ce vaste remous et aspiré vers le fond tel un jouet dans une baignoire qui se vide. Brrr… ! »

Mais tout de suite le Congo me manque :

«La Belgique des « belgicains », vue du côté de ces docks, de ces bassins, de ces entrepôts, de ces grues géantes, grise de toute part, même sous le soleil, n'exerce sur moi aucune attirance. Avant même d'avoir débarqué, je regrette d'être revenu… C'est sans doute un comble, mais c'est ainsi. A l'instar des jolies femmes, l'Afrique sait se faire regretter dès qu'on la quitte ».

Heureusement je la retrouverai bientôt, avec joie, avec enthousiasme même, après cette parenthèse métropolitaine sombre et humide comme ce climat sans soleil qui maintenant nous pèse :

« A l'instar d'une jolie femme, l'Afrique sait nous enivrer quand on la retrouve… »

Mais de lourds nuages noirs planent sur notre deuxième terme :

« Le Congo du deuxième terme a d'emblée pris une allure résolument moderne, joyeuse, jeune. C'est un âge d'or, une parenthèse pleine de promesses, mais nous vivons sur un
volcan… »

On connaît la suite, l'indépendance du 30 juin 1960 et le retour vers la Belgique natale, brusquement, au milieu de la nuit :

« Je comprends maintenant que cela ne reviendra pas. Je comprendrai plus tard, d'une façon générale, que la vie ne repasse pas les plats. Le Congo, c'est fini, pour toujours. »

IL ETAIT UNE FOIS LE CONGO - APERCU DES PAGES - 180 – 181 – 182

N.B. Un autre aperçu, au format exact du livre, est accessible sur Lulu.com
http://www.lulu.com/content/livre-%c3%a0-couverture-souple/il-etait-une-fois-le-congo/8596619

LE CINEMA

Revenons au cinéma du Collège Albert.

C'était une chance, dans les années cinquante, de disposer sur un campus d'une véritable salle de spectacle. Les jésuites ajoutaient la culture au sport omniprésent. Cette salle, dotée d'un véritable « balcon », formait un vaste bâtiment à elle seule.Nous utilisions le grand mur au sud pour nos jeux de balle pelote. Le bassin de natation et les tennis n'étaient pas loin.

Des films, parfois récents, tenaient l'affiche les samedi et dimanche soir. C'était pour nous une occasion de folle débauche. Comprenons-nous, la séance du samedi soir réunissait, dans les rangées pleines à craquer, tous les jeunes du collège et de l'école des sœurs. Nous arrivions très tôt, par petits groupes joyeux, nous réjouissant autant du film que nous allions voir que du chahut traditionnel précédant la projection. Il y avait des filles partout, en robes larges et bouclettes, agglutinées comme des grappes de raisins, suaves, sucrées, appétissantes. Et ce n'est pas parce que les raisins étaient trop verts que nous n'y touchions pas. Les jésuites et les parents montaient une garde, certes bon enfant, mais infranchissable. Alors nous chahutions, à défaut de pouvoir libérer nos jeunes pulsions d'une manière plus ciblée. Ca rigolait de tous les côtés à la fois. On s'interpellait, on se faisait des grands signes tandis que les deux mots « ta sœur » fusaient çà et là dans le brouhaha.

Invariablement la sœur de l'un, la sœur de l'autre, agitait la main ou se levait de son siège, en sautillant, à quelques rangées de distance des admirateurs et pudiques soupirants que nous étions. Les têtes se dévissaient en tous sens. Nous admirions à la fois le spectacle de la salle comble et celui que nous nous offrions à nous-mêmes.

Quand enfin tout le monde eut pris sa place et fut assis, la séance commençait dans un vacarme assourdissant de hauts parleurs que nos clameurs joyeuses ne parvenaient pas à couvrir. Les lustres éblouissants de lumière, de scintillements et de couleurs de ce palais des glaces juvénile s'éteignaient d'un coup tandis que l'écran s'animait et lançait sur cette foule d'ombres chinoises enfin devenues sages, des éclairs et des flashs, dans une ambiance électrique. Sur les côtés, les grandes portes dissimulées par de lourdes tentures s'ouvraient discrètement pour laisser passer l'air tiède de la nuit.

Il y avait d'abord les « actualités ».

Nous dégustions ces images en noir et blanc d'un autre âge avec volupté. On y montrait le monde en raccourci avec des commentaires grandiloquents. Une guerre par-ci, un couronnement par-là, une invention originale, un animal rigolo…

Le ton du « speaker » et la musique changeaient à chaque séquence, accompagnant, funestes, un enterrement, guillerets, un heureux événement, solennels, un voyage du roi en quelque pays lointain. Et quand il y avait une miss en maillot de bain ou portant le tout nouveau petit bikini, des sifflements fusaient. Puis l'écran des actualités se refermait comme il s'était ouvert, sur la musique tonitruante et allante de « Belgavox » ou de « Pathé ». Le dessin animé qui suivait ravivait notre gaîté à nouveau bruyante, exubérante. J'aimais bien les éternelles poursuites de « Titi et Rominet ». Le talent de Walt Disney atteignait alors son apogée. Un « complément de choix » suivait ces hors d'œuvres variés.Il s'agissait le plus souvent d'un documentaire en couleur assez monotone.

Nous attendions le film avec impatience.

Les lancements des deux ou trois prochains titres annonçaient la fin de ces amuse-gueules. Enfin le grand spectacle commençait.
Fernandel jouait un Don Camillo approprié dans le contexte religieux qui était le nôtre. Il ajoutait sa bonne humeur et sa fantaisie à la joie un peu convenue que les familles chrétiennes se devaient d'encourager et d'afficher…
Un autre parfum soufflait sur le cinéma du dimanche soir qui, par la programmation de films « enfants interdits », ne s'adressait qu'aux parents, adultes avertis puisque bien « drillés » par les bons pères.
Un jeu dangereux consistait pour nous à s'approcher de la salle avec des ruses de sioux.
Nous dissimulions, loin des regards indiscrets les vélos qui nous avaient amenés à proximité, tous phares éteints, silencieux et invisibles commandos.

Avec d'infinies précautions, nous nous approchions des lourdes tentures que les portes latérales grandes ouvertes laissaient accessibles.En les écartant discrètement, nous pouvions voler quelques images interdites.C'est ainsi que je découvris des scènes splendides, en technicolor, du « Crépuscule des Dieux », sans en distinguer toutefois l'aspect sulfureux, objet de tant de chuchotements sous le manteau. Les plus audacieux purent, paraît-il, suivre tout un film gratis et dans la plus parfaite clandestinité.

Mais il y eut des victimes.

Bien que repérables dans leur soutane blanche, les jésuites furtifs ne manquaient pas leur proie qu'ils saisissaient par le collet. Le tarif était salé : quatre heures de retenue et la menace du renvoi en cas de récidive. Seuls des imprudents isolés se firent ainsi prendre. On ne peut évidemment à la fois suivre un film en catimini et surveiller ses arrières. Alors, les plus avertis, dont nous étions mon frère et moi, ne se déplaçaient qu'en groupe. Il y avait ceux qui regardaient et ceux qui faisaient le guet. Les rôles s'inversaient toutes les dix minutes. Et même si le jésuite surgi de l'ombre nous fonçait droit dessus, silencieux et redoutable dans son habit de fantôme, nous nous éparpillions au premier signal et courions plus vite que lui. La nuit nous absorbait, accordant à notre crime sa protection et l'impunité. Mais parfois ce fut chaud. Nous rentrions la peur au ventre, craignant d'avoir été reconnus. Quand le lendemain au collège rien ne se passait, nous poussions un ouf de soulagement. Nous savions que nous l'avions échappé belle…

Vous trouverez aussi sur Lulu.com cet autre livre : ESSENCE DE VIE

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