Mon père ? Ma mère, Une photos en brousse ou en ville

Un témoignage sur une image, une manière de partager avec nous une partie de votre histoire, 

Congo 1960: bulletin periodique

Témoignage Divers lus sur internet et une manière aussi de concrétiser une partie de votre Histoire commune ici sur le site. (source a tout age) 

En 2014, Atoutage poursuivra son projet ‘La paix ça commence tout de suite’. Une manière de réunir des générations diverses pour questionner des événements historiques, grâce à des passeurs de mémoire, mais aussi des animations et des événements proposés par des partenaires. L’objectif ? Travailler sur la transmission directe de témoins mais aussi réfléchir avec toutes les générations au processus de paix…
l’Histoire de la colonisation, plus précisément celle du Congo…
Les témoignages ci -dessous proviennes de la collaboration avec Tudienzele asbl, le CRIBW et le Centre culturel d’Ottignies-Louvain-la-Neuve.

« Une Image - Un témoignage… »

« Ma première mission a été d’aller dans un village où on n’allait pratiquement jamais - Témoignage Paul(2)… » 

La photo a été prise le 7 août 1951 dans l’Itombwe, une région très reculée, un haut-plateau montagneux situé à peu près à 1200 mètres d’altitude, au Nord-Ouest du lac Tanganyika, dans le Sud-Kivu.

J’avais 30 ans et étais en route pour visiter des villages, sur les petites pistes. 3 jours en tipoy, une sorte de palanquin en bambou, un siège tressé et des lianes, avec un toit sommaire en feuilles pour la pluie et le soleil. J’étais porté par 4 hommes et 4 relayeurs. De village en village, les chefs de village fournissaient des porteurs payés à l’arrivée à l’étape… Les gens de là-bas avaient plus de souffle que nous, en altitude.

Civil service

Ma femme, un bébé de 7 mois sur les genoux, se trouvait dans un autre tipoy devant, accompagnée par des gosses curieux. Une scène classique en brousse : voir de près une femme et un enfant ‘blanc’, souvent pour la première fois.

Trois jours de traversée, rien que de la montagne. Avec des villages qui n’avaient pas vu un Blanc depuis des années. Observer s’ils ont tous payé l’impôt, faire du recensement, voir si les chemins sont en état suffisant, vérifier l’état des ponts, des gîtes. Ecouter des palabres locales, exercer un tribunal de police, des enquêtes diverses, construire de petits gîtes et dispensaires de brousse. Plus les imprévus africains ! J’étais agent territorial. Les anglais, dans leurs colonies, appelaient cela ‘civil service‘ – c’est celui qui est le plus au contact de la population. J’avais l’obligation d’être en brousse hors de chez moi, vingt jours sur trente : sur les pistes, dans les gîtes d’étape, dans les villages…

Ponceaux et coton

Je vérifiais aussi les cultures. A côté des cultures de subsistance (manioc, arachides, bananes, etc.), l’Etat poussait à réintroduire des produits de rapport pour hausser le niveau de vie. Par exemple dans le Sud-Kivu, on introduisait le coton avec la collaboration de Cotonco, la compagnie cotonnière congolaise qui achetait les récoltes. Quand les femmes venaient vendre leur production sur le marché, par exemple, nous étions là pour vérifier s’il n’y avait pas tromperie sur le poids et si le prix était respecté…

Une des premières choses que j’ai dû réaliser sur place, c’est la construction de deux ponceaux, des petits ponts en béton armé pour franchir de petits cours d’eau exposés aux crues torrentielles, pendant la saison des pluies. Là, un pont en bois n’aurait pas tenu. L’objectif était aussi d’avoir des pistes carrossables pour permettre l’écoulement du coton depuis le marché. Je n’y connaissais rien, j’ai commencé par tenir le plan à l’envers… Peut-être que ces ouvrages sont encore là.

Curiosité

J’avais juste 30 ans mais il y avait des agents de l’état plus jeunes que moi encore. Beaucoup de choses étaient de l’improvisation. J’ai habité sous la tente, dans un couloir orageux, à côté des hippopotames. Ma première mission a été d’aller dans un village où on n’allait pratiquement jamais, où la population était arabisée, au Sud de la presqu’île de l’Ubwari, une région habitée par des Babembe arabisés dont les origines remontaient à la traite des Noirs combattue très difficilement, suite au Traité de Berlin de 1885, par Léopold II, et avec succès d’ailleurs… Les arabisés étaient plus ou moins discrètement hostiles aux structures officielles, même en 1950.

La curiosité était très forte chez les congolais, l’humour aussi. Un surnom est vite trouvé, mais il vous faut longtemps avant de savoir lequel est le vôtre. Moi on m’appelait ‘Buana Paul’. Ou bien ‘Buana kitoko’, ‘jeune et beau’ si vous voulez… Si j’avais un autre surnom, et c’est probable, il n’est pas arrivé jusqu’à mes oreilles !


« L’immersion totale : les odeurs, la chaleur… Catherine témoigne»

On est à Demba, à 80 km de Kananga, au Kasaï, en ’55. Voilà le délégué d’un Roi local qui avait mis ses beaux vêtements. Nous étions 5 filles et chaque année, il venait voir s’il n’y avait pas quelqu’un à marier. Je suis la 3e en partant de la droite. Je devais avoir 12 ans. Mes parents étaient de très mauvaise humeur ce jour-là, toujours.

Protégés

Nous étions encore des enfants. Ce type-là parlait avec mon père qui le trouvait très prétentieux. Nos parents nous protégeaient, on était pas vraiment mêlés à la population mais bon, on savait qu’il y avait des pratiques… Déjà à cet âge-là, les filles congolaises pouvaient se marier je crois, à dix ans, douze ans… D’autres étaient beaucoup plus mêlés mais nous, vous voyez, on était une famille nombreuse, on restait entre nous : on ne pouvait pas sortir comme ça avec de jeunes congolais de notre âge… On les voyait jouer, on avait de bonnes relations mais comme on ne parlait pas leur langue et qu’eux ne parlaient pas la nôtre, il n’y avait pas de réels contacts. Sauf plus tard à l’école, un peu, et aussi à la mission, où les religieuses étaient des amies de ma mère.

Mon père était médecin, fort occupé, seul responsable pour un hôpital assez grand. Pour nous c’était une belle enfance mais mes parents pouvaient être soucieux. Il faut dire que nous étions internes : au pensionnat depuis la première année scolaire.

Médecine tropicale et immersion totale

Nous étions parmi les gens qui étaient bienvenus au Congo : les congolais étaient reconnaissants d’avoir des soins gratuits, des médicaments. Mon père avait déjà pratiqué 10 ans en Belgique, avec toujours cette idée d’aller au Congo. Un jour, on recrutait des médecins pour la colonie. Alors il a vite étudié la médecine tropicale à Anvers et je suis partie avec mes 4 soeurs. L’aventure. L’arrivée là-bas, évidemment, a été un choc culturel. Tout est différent. Pour ma mère aussi, certainement. Comme je suis arrivée à 9 ans, je me souviens bien de ces débuts. Avant on habitait Courtrai, une ville en Flandres. On allait à l’école en néerlandais et du jour au lendemain, ça a été l’internat en Français, une langue que je ne connaissais pas encore. Après un trimestre je me suis adaptée mais au début, c’était l’immersion totale. Tout : les odeurs, la chaleur…

Quand on est enfant on vit dans le présent, mais il y a quand même eu quelques difficultés d’adaptation. Les autres enfants, à l’école, ne sont pas gentils… C’est toujours comme ça, au début : on se moquait de vous parce que vous débarquiez de Belgique. Quand il y a de nouveaux dans une classe… Ces débuts sont vite passés mais le pensionnat, ce n’était pas tellement amusant. Sévère et… enfin, les études étaient très bien, c’était déjà ça. Quand on revenait en Belgique après, on n’avait aucun retard. Tout était à un niveau égal.

La chance, c’est que le pensionnat n’était pas trop loin. Nos parents venaient nous voir souvent. Il y avait des enfants qui restaient toute l’année au pensionnat, qui ne rentraient jamais parce que c’était trop loin : 1000 km, et sur des routes de sable. Ou bien certains enfants ne rentraient que par avion, une fois par an.

C’était un souci pour les parents : on était loin, on était petits. S’il se passait quelque chose… Il n’y avait pas les moyens de communication d’aujourd’hui…

La maison, hier et aujourd’hui

Regardez, sur cette image, ici, vous voyez la maison. Une maison construite par des pères missionnaires. Sans plan. C’était pas mal. Mais il n’y avait pas d’eau, pas d’électricité. Les missionnaires avaient d’ailleurs rajouté une aile à la maison parce que notre famille était nombreuse.

Cette maison est toujours là mais je n’y suis pas retournée. Si c’est pour aller regarder le passé, ça ne m’intéresse pas tellement. Si c’est pour faire quelque chose au présent, alors oui…


« Le chantier terminé, les maisons étaient démolies, Michel témoigne.... » 

La photo a probablement été prise au barrage de Delcommune, au Katanga, dans le bas du Congo. Toute mon enfance est là-bas. J’y suis parti, j’avais un an.

Une maison pour 2 ans

Je me souviens des transports en bateau sur des petites barges avec des fûts. Pour traverser, on mettait la voiture dessus et puis on tirait. Les bacs n’avaient pas de moteur. Le moteur c’étaient 2 noirs qui tiraient sur un câble… Moi aussi, j’adorais tirer sur les câbles. On rentrait toutes les semaines dans des villages construits sur un chantier. Papa travaillait à l’Union Minière : à la construction des barrages et à la construction des usines… A l’arrière de l’image, ce sont des maisons en terre, des briques non cuites, en argile, parce que les villages étaient construits pour 2 ans, 3 ans. Après, toutes les maisons étaient démolies parce que le chantier était terminé.

Jouer avec le feu

Je me souviens très bien d’une grande plaine derrière les maisons, dans laquelle je jouais. Il y avait autour de ces maisons de l’herbe et en saison sèche, toute l’herbe est brune : il ne pleut pas pendant 6 mois.Alors avec ma sœur on s’amusait à mettre le feu, éteindre, mettre le feu aux herbes, éteindre. Jusqu’au moment où on a pas réussi à éteindre.Le feu s’est étendu autour des maisons. Heureusement autour des maisons, il y avait de grandes pelouses vertes, bien arrosées : là, il y avait de l’eau. Des gens sont venus avec leur tuyau d’arrosage pour arrêter le feu. Ma sœur aînée avait un an et demi en plus que moi.

2 villages

De temps en temps, mais c’était plus rare, on partait aussi avec les parents en voiture, faire des pique-niques le long des chutes. Les chutes du Lualaba. Je suis allé dans un pensionnat à Kolwezi, puis dans un pensionnat à Jadotville, et aussi dans un athénée qui n’était plus une école catholique. Pour ma sœur ça a été beaucoup plus dur : le pensionnat, elle n’a pas accepté. Il y avait les maisons des ingénieurs, les maisons des ouvriers, le tout formait un ‘village blanc’. Ces maisons, les espaces, les routes en terre, c’était uniquement pour les Blancs. Bien entendu tous les Noirs travaillaient sur le chantier mais le ‘village noir’, je ne savais pas bien où il se trouvait.

On restait vraiment très fermés entre Blancs, plutôt fermés sur nous-mêmes avec les amis : la convivialité était grande au sein de cette entité des ingénieurs blancs. On allait l’un chez l’autre, on jouait dans les jardins à ce qu’on peut jouer quand il y a du soleil…. Dans le fond des jardins de toutes les maisons blanches, il y avait ce qu’on appelle le ‘chimbeek’, une petite maison pour le serviteur Noir, beaucoup moins confortable d’ailleurs. Mais c’est un petit espace qui leur était mis à disposition, dans lequel ils pouvaient vivre avec leur famille. Les seuls contacts qu’on avait avec les Noirs c’était au niveau du serviteur. Enfin, si le Noir avait un enfant, on jouait de temps en temps avec lui, mais ce n’était pas systématique…


« Likasi ou Jadotville - Marinette témoigne … »

Photo : Ici on est en 1928. Le long de la frontière actuelle entre… Donne-moi la carte… Il faut que je m’y retrouve aussi. C’était dans la pointe Sud-Est, à la frontière de la Zambie, dans le Haut-Katanga.

Moi je suis née à Likasi. Likasi qui était la partie ‘ville’ et Panda qui était la partie de l’Union Minière. Mais c’est devenu Likasi pour tout le monde. Likasi avait aussi été renommée en ‘Jadotville’ en ’32. Et tu sais en quel honneur ? Monsieur Jadot était un des grands seigneurs de la Générale. C’est pour ça : ‘Jadotville’. Autre exemple : Bukavu s’appelait ‘Costermansville’ pendant toute la guerre et a été débaptisée fin de la guerre en ‘Bukavu’ pour la bonne raison que monsieur Costermans s’était mal conduit pendant la guerre. Alors on a repris l’ancien nom…

21 ans et des porteurs

Mon père avait 21 ans quand il est parti. Il a été recruté par des connaissances de son père qui étaient à l’Union Minière et qui ont dit : ‘Mais au fond, on recrute maintenant, ce serait peut-être une chose, vu ton caractère, qui t’irait’, et c’est comme ça qu’il est parti. Il venait de la campagne, c’était un gars costaud. J’ai gardé tous ses papiers à la maison. Il est mort depuis 20 ans. Et il raconte qu’il était, gamin de 21 ans, tout seul à un moment donné en brousse. Il devait faire des routes, y avait rien. Il avait juste une équipe de porteurs

La main d’œuvre n’était pas ce qu’on appelait ‘stabilisée’, c’est-à-dire qu’ils n’avaient pas l’habitude de travailler avec des européens. Donc à une ou deux reprises, toute l’équipe s’est sauvée. Un jour, un des chefs de mon père lui a écrit qu’il était prié d’être un peu moins sévère… J’ai retrouvé cette lettre. C’est encore arrivé à maman en ’32, quand elle était en brousse avec papa : l’équipe s’est sauvée. C’était pas simplement une question de sévérité… C’était tellement contraire à leurs coutumes. Je ne sais pas si du temps de papa il y avait les femmes et les enfants mais quand maman est arrivée, en ’32, femmes et enfants accompagnaient le père congolais : celui qui les employait devait veiller à loger leur famille, à les nourrir, à s’occuper de tous les problèmes de santé… Sur cette photo-ci, papa est avec des Suisses qui travaillaient avec lui pour l’Union Minière. Ils étaient 6. Il fallait les ravitailler par colis.

Je ne sais pas si on peut dire que c’était une belle vie. C’était une vie de travail, c’est tout. Ce n’est que maintenant qu’on parle de stress… Rien.

Rien, mon père ne s’est jamais plaint, non, et c’est même assez ahurissant quand on voit les gens de 21 ans aujourd’hui… On enverrait plus un gamin de 21 ans comme ça dans le bled, si ?

Les photos se suivent ... regarde .. .

Regarde. Ici une photo de chasse évidemment. Une antilope. Trois antilopes. Et là, regarde, il fallait traverser toutes les rivières. Ils portaient sur la tête les chargements. On a toujours dit que si l’équipe partait en portant la charge en courant, la journée serait bonne parce que le moral y était. Mais s’ils traînaient la patte au départ…....


« Regardez comme on est propres, j’ai encore des souliers  – témoignage Gérard… »

Je suis né en ’27. C’est mon père qui a pris cette image. Avec encore un gros machin, une chambre noire… A gauche c’est moi, en 1934. J’ai 7 ans. On venait d’arriver de Belgique ! Regardez, j’ai l’air ridicule avec mon petit dessus de marin…

Nus pieds et école buissonnière

On est dans la province du Kasaï actuel, près de Kananga, au bord du lac Munkamba. Regardez comme on est propres ! J’ai encore des souliers, ce qu’après je n’ai plus eu : j’ai couru pieds nus pendant des années. J’étais l’aîné. Et regardez aussi : on avait un propre casque, qui n’est pas resté longtemps propre. Dans ma famille, tout le monde est retourné au Congo après la guerre : une sœur s’est mariée, l’autre fiancée. Elles étaient plus jeunes que moi, elles ont fini leurs études au Sacré-Cœur à Kinshasa puis elles ont été emportées dans la vie normale, disons… Ici on venait d’arriver. J’y suis resté quelques années et à mon adolescence, il y a eu une drôle de parenthèse pendant 5 ans : j’ai passé toute la guerre en Belgique. Et quelle parenthèse : à courir après la nourriture. J’avais 13 ans et quand la guerre a été finie, j’avais 17 ans et demi. Donc la période de cette photographie, ma première période au Congo, a duré 6 ans.

Nous on était heureux… On allait pas à l’école : y avait pas d’école. On courait dans la nature du matin jusqu’au soir, en pleine brousse.

Une province grande comme la Belgique

Mon père était administrateur des territoires. Il avait une région énorme à administrer, comme une province de Belgique, à peu près, dans laquelle il se promenait tout le temps. On déménageait sans cesse. A chaque déménagement, on démontait, on prenait les malles… Ma mère n’a pas considéré ça comme difficile, je crois. On avait une chance : c’était un bon climat, on a jamais été malades. Oui, bon, un rhume, une grippe mais enfin, jamais vraiment malade. On a bu de l’eau de toutes les rivières, ce que je ne ferais plus maintenant, même si on était immunisés.

Tshiluba pour tout le monde

J’ai une sœur qui avait 3 ans et pendant toute cette période, entre 3 ans et 9 ans, elle se souvient très bien avoir joué là avec les enfants Noirs : les premiers voisins étaient à des kilomètres. Allez, encore une petite anecdote… Il y avait des missions américaines dans tout le Congo mais ces gamins, eux, étaient bien organisés. Ils ne parlaient pas le Français : ils parlaient l’Anglais et le Tshiluba, la langue locale… Alors entre nous, avec eux on parlait le Tshiluba, parce qu’il n’y avait pas moyen de faire autrement.


« C’était une calamité pour les bateaux, pourtant c’était très beau -  Témoignage Pauline… »

J’ai vécu mon enfance en bordure de fleuve, c’est un endroit très magique : très très calme en surface mais excessivement puissant au niveau du courant. Et impressionnant au niveau de sa largeur. En face, c’est le Congo français.

Crocodiles et animaux de compagnie

Et donc petite fille, j’ai vécu là-bas pendant une douzaine d’années. Souvent j’étais sur une pirogue, souvent j’étais assise au bord du fleuve… J’ai eu des animaux de compagnie qui ont été mangés par des crocos, c’est le type d’événements qui marquent, impossible de l’oublier : je devais avoir 8, 9 ans puisque je suis née en ’45…

Avant les petites cahutes

La photo est postérieure : elle montre de petites cahutes qui ont été construites par après. La seule chose qu’on ne voit pas bien, c’est qu’à l’âge où j’y étais, il y avait énormément de jacinthes d’eau en bordure de fleuve. C’était une calamité pour les bateaux, pourtant c’était très beau. A mon avis l’endroit s’est transformé : outre les petites habitations, ce doit être plus fréquenté que quand moi j’étais enfant, puisqu’à l’époque il n’y avait pas beaucoup de visiteurs. L’endroit était relativement isolé.

Toute mon enfance est liée à ce fleuve, à une période et à une enfance heureuse. A vrai dire, de cette enfance congolaise je n’ai aucun mauvais souvenir : ce sont des souvenirs de paix, de tranquillité.


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