Les Tirlemontois au Congo - 1885-1918

Auteur A.-B. Ergo

Tirlemontois au Congo - Tienenaars in Kongo

Les Tirlemontois au Congo - 1885-1918

(voir livre Tienenaars in Congo)

Batu baye wana badjalaki na nsomo te Baye wana badjalaki batu
La peur n’avait pas de prise sur ces gens Parce que c’était des hommes

par © Par AB Ergo et M. Best,
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Les Tirlemontois au Congo

Auteur: André-Bernard ERGO
Couverture: Véronique OPDENBOSCH

Ce livre a été publié en néerlandais sous le titre Tienenaars in Congo. 1885-1918 avec M. Best pour la traduction .( D 1989/2936/1) par le Stedelijk Archief en Museum "het Toreke" de Tirlemont.

Les illustrations ont été aimablement autorisées par :


- Le Musée Royal de l'Afrique centrale à Tervueren
- Le Musée National de la Marine à Anvers
- La Maison des Dominicains à Louvain.

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La Bataille de Redjaf

La bataille de Redjaf est un haut fait d’armes auquel participa un Tirlemontois. Raymond Degrez  qui sera même à une certaine époque le dernier survivant de cette épopée. Les nombreux objets africains qui se trouvent dans les réserves du musée de Tirlemont proviennent de cette bataille et ont été offerts par Raymond Degrez à sa ville natale.

Les frontières au nord de l’Etat Indépendant du Congo étaient mal définies et peu sûres ; l’éloignement de toutes les bases situées sur le fleuve n’était pas étranger à cette situation. Au moment où le commandant Chaltin reprend le comman- dement supérieur du district de l’Uele, celui-ci s’étend de l’Itimbiri à l’ouest jusqu’au Nil à l’est.. L’Etat y est souverain, mais de nombreux chefs indigènes manipulés par les Arabes sont en guerre ouverte avec lui. D’autre part, le danger mahdiste se précise venant du Soudan, où Omar Saleh envoyé en disgrâce au Bahr el Gazal depuis la mort du Mahdi, organise très bien les frontières sud du territoire mahdiste et menace même le district de l’Uele. L’Etat Indépendant du Congo tient bien des postes organisés militairement, mais la vie y est dangereuse à cause des attaques répétées des sultans azande. Ndoruma n’a-t-il pas fait assassiner Jansens et Van Holsbeke tandis que Mbili mettait à mort Bonvalet et Devos à la fin de l’année 1895.


La bataille de Redjaf sera donc précédée par une campagne de huit mois  contre ces sultans. Ce n’est pas une partie de plaisir ! On en citera pour preuve le combat contre Mbima, le frère de Ndoruma, qui oppose à la force publique plus de 2.000 guerriers armés de lances et de fusils à piston. Cette campagne aura pour effet, d’une part, de créer des pelotons aguerris et d’autre part  d’éveiller chez les populations locales, la crainte et le respect de la Force publique. Cette campagne terminée, rien ne s’opposait plus à l’organisation d’une grande expédition contre les Mahdistes dans l’enclave de Lado.


Cette expédition qui fut préparée dans le poste de Dungu, comptait 700 soldats bien entraînés armés de fusils albini, d’une pièce à canon 7.5 Krupp, de 80 obus et de 20 boites à mitrailles. Les troupes régulières étaient assistées par

Le sultan Renzi qui durant la bataille de Redjaf mit 500 lanciers Azande au côté des troupes régulières

 

500 lanciers azande, armés de lances et de fusils à piston, lanciers commandés par les chefs fidèles Renzi et Bafuka ainsi que par Tombo et Kana les frères de Renzi et par Gilima, son fils, qui amena 250 porteurs. C’est donc une colonne d’environ 1.5000 hommes qui part de Dungu le 14 décembre 1896, dans l’ordre suivant :

  1. un groupe de 50 éclaireurs ;
  2. deux pelotons de 100 hommes suivis du canon  accompagné par 4 pelotons ;
  3. les munitions, gardées par un peloton et une section ;
  4. les impedimenta et 18 clairons ; en arrière garde, les lanciers de Renzi et de Bafuka.

Les différents pelotons sont commandés par des officiers ou des sous-officiers belges. Le médecin belge Rossignon commande une antenne médicale.
            Le 23 décembre, la colonne arrive à Surur (Vankerckhovenville) où elle passe les fêtes de Noël. Le premier janvier après-midi, après avoir traversé à gué, la rivière Zoro, la troupe prend la direction de Faradje qu’elle atteindra le 10 après avoir voyagé sans problème dans une contrée riche en ravitaillement facile. C’est le pays des Logos.

Plan du combat de Bedden

Plan du combat de Bedden

Mouvement des pelotons durant le combat de Bedden

Mouvement des pelotons durant le combat de Bedden


Le 12 janvier, la troupe reprend son itinéraire et elle rejoint le village de Kamadura après avoir longé la rivière Dungu. La première escarmouche aura lieu le 16 janvier et l’avant-garde sérieusement attaquée, ripostera violemment. Le 18 janvier, la troupe entre dans le bassin du Nil, mais au fur et à mesure que l’expédition avance, elle entre dans une zone désertée car les villages sont abandonnés. Les attaques deviennent pratiquement journalières et sont le fait d’ennemis insaisissables (pas encore des Mahdistes) qui disparaissent dans la nature après avoir lancé leurs flèches empoisonnées.


Jusqu’au 30 janvier, la colonne progressera dans une zone très vallonnée et rencontrera successivement les monts Kado, Kissimbo et Watogo. Elle livrera un court combat au pied du mont Mugwa qui se trouve à une journée de marche de la zone des razzias effectuées par les Mahdistes. C’est à cet endroit qu’un peloton d’une centaine d’hommes est envoyé à la rencontre du courrier et des vivres venant de Surur. La région s’appauvrit encore au fur et à mesure qu’on s’approche du Bahr el Gazal et les soldats commencent à manquer du nécessaire.


Le 13 février, le Nil est atteint et le 14, la troupe établit son camp près de l’ancienne station turque de Bedden. Cela fait deux jours que la troupe n’a rien mangé. Le ravitaillement est difficile, voire impossible, car les éclaireurs envoyés à la chasse rencontrent souvent des Mahdistes isolés avec lesquels ils échangent des coups de feu. L’après-midi du 16, le peloton de 100 hommes envoyé à la rencontre du courrier et du ravitaillement rejoint le gros de la troupe dont le moral remonte de plusieurs crans.


Le commandant Chaltin réduit alors l’effectif du peloton chargé des bagages et, de la sorte, il peut créer un huitième peloton de combat avec les hommes récupérés. Le 16, à 17 heures 30 et dans la pénombre naissante, les sentinelles signalent des mouvements de troupe dont on peut apercevoir les drapeaux, sur les hauteurs qui dominent la plaine. Les soldats se précipitent aux faisceaux et en quelques instants sont à leurs postes de combat. On tire même deux obus à 1500 mètres, en plein centre des Mahdistes qui se dispersent. La nuit suivante est calme.


Le 17, aux lueurs naissantes de l’aube, l’ordre d’attaque est donné et la Force Publique s’élance. La position de combat est assez classique ; le Nil qui coule à droite, empêche toute surprise de ce côté. Le commandant Chaltin dispose donc ses troupes avec trois pelotons de réserve en protection de flanc gauche, juste derrière les lanciers de Renzi. Les 5 autres pelotons sont disposés en lignes de tirailleurs. Les troupes Mahdistes qui se trouvent à 400 mètres, s’étendent sur un front de 3 kilomètres passant à travers des vallonnements très bien protégés. Les Mahdistes ouvrent le feu les premiers, mais comme ils tirent trop haut, ce sont surtout les secondes lignes et l’intendance qui écopent. Les premières lignes de tirailleurs dans la plaine, sont par contre très bien protégées par d’énormes blocs de granit.


La fusillade dure une demi heure sans que la Force Publique ne réagisse si ce n’est par le tir de 8 obus ; le canon de Cajot ayant été mis en batterie au centre de la ligne des tirailleurs. Les Mahdistes, considérant probablement que le flanc gauche du dispositif est plus vulnérable, entament un mouvement de flanc avec l’intention évidente de tourner les troupes du commandant Chaltin. Celui-ci donne l’ordre aux clairons de sonner un « en avant » et les tirailleurs font un bond de 200 mètres en ouvrant le feu sur les mahdistes qui accusent le coup. Comme l’attaque du flanc gauche se précise, deux des pelotons de réserve sont engagés de même que tous les lanciers de Renzi. La droite mahdiste est complètement coupée du gros des troupes  rebelles. Pendant cette opération, sur le flanc gauche, les trois pelotons de la droite du dispositif chargent et s’emparent du défilé tandis que les deux pelotons du centre chassent l’ennemi des collines. Ce dernier se retire d’abord dans le plus grand ordre, s’arrêtant souvent pour tirer. Mais la panique s’installe rapidement dans le camp mahdiste et leur fuite devient désordonnée. Ils abandonnent armes et munitions.


 Les troupes se reposent deux heures puis marchent d’une seule traite, sous un soleil de plomb et sans trouver d’eau, les 26 kilomètres qui les séparent du mont Redjaf et de la ville. Vers 13 heures 30, la pointe de l’avant-garde reprend contact avec l’ennemi au mont Redjaf. Malheureusement, la colonne de la Force Publique est très étirée et les premiers arrivés sont forcés de prendre position face à l’ennemi et d’attendre l’arrivée successive des autres pelotons. L’artillerie mahdiste, placée sur le mont Redjaf, tire à obus et c’est la toute première fois dans sa jeune histoire, que la Force Publique marche au canon. Mais dès que les tirailleurs arrivent à portée de fusil, ils essuient un feu nourri.


Le canon de Cajot, qui a dû être démonté plusieurs fois pour passer les ravins, arrive très en retard et la bataille commencera sans le support d’artillerie. Deux pelotons attaquent l’aile droite mahdiste entre les montagnes et la refoule rapidement. Un peloton enfonce le centre et deux autres pelotons ont pour mission de maintenir le flanc gauche appuyé au Nil. Soudainement, de nombreux Mahdistes cachés dans un petit ravin le long du Nil, attaquent les troupes de Chaltin du côté où elles sont le plus vulnérables. Les deux pelotons de droite font volte face et le canon, arrivé entre-temps, est mis en batterie à moins de 100 mètres des Mahdistes qui sont mis en déroute par un tir très précis de boîtes à balles. Un autre peloton qui vient d’arriver est lancé dans cette direction et poursuit les Mahdistes jusqu’à l’enceinte de la ville où ils se sont repliés. La lutte devient un combat de rues. La troupe qui, tout en combattant, a enlevé du bétail, des femmes, des prisonniers et des vivres, devient impossible à contrôler. Le combat durera jusqu’à 19 heures, mais les Mahdistes tireront jusqu’à 23 heures. On s’apercevra le lendemain qu’ils couvraient de la sorte l’abandon de la place effectué nuitamment.

Plan de la bataille de Redjaf

Plan de la bataille de Redjaf


A quatre heures du matin, le 18 février, la bannière étoilée flottait sur Redjaf. Dans la ville conquise, on trouvera de nombreuses armes et munitions ainsi que trois canons rayés en bronze et un bon millier de fusils perfectionnés en bon état. Les Mahdistes avaient abandonné la place suite aux pertes énormes qu’ils avaient subies. Parmi les nombreux cadavres, on releva ceux de 7 sultans mahdistes. La Force publique eut 32 soldats tués et quatre vingt blessés graves. Le lieutenant Saroléa fut tué en pleine charge à la tête de son peloton et le sous officier canonnier Cajot, atteint d’abord d’une balle dans l’aine puis d’une autre dans la cuisse, mourra de ses blessures après avoir reçu une troisième balle dans le bras.


Chaltin, prévoyant un retour probable des Mahdistes, organisera la défense de la ville en y construisant une redoute formidable qui n’avait pas moins de 600 mètres de développement de ligne de feu. Bordée de fossés larges et profonds garnis d’épines, la redoute était armée de 5 canons Krupp et de 2 canons Nordenfeld. Tous les environs avaient été repérés au point de vue tir et la passe navigable du Nil située à 650 mètres était commandée par une batterie. Sur le fleuve navigueront rapidement un steamer armé de canons Hotskiss et huit baleinières armes de mitrailleuses. Les troupes régulières seront portées à 2.000 hommes  et lorsque Hanolet reprendra le commandement de la région, la place de Redjaf est réputée inexpugnable. Malgré des moyens de défense très importants, la place forte de Redjaf n’était pas pour autant à l’abri des attaques des Mahdistes toujours très bien implantés plus au nord dans le Soudan.


En mai 1898, le chef mahdiste Arabi Pacha harcèle constamment la petite colonie belge ; il dresse des embuscades, utilise de nombreux espions et parvient même à tuer dans un engagement  de patrouille le commandant Walhousen, le lieutenant Coppejans et les sous-officiers Dieupart et Bienaimé. Quelques jours après cette attaque, une canonnière mahdiste s’approche même de Redjaf.


Quelles sont les forces de l’Etat Indépendant du Congo dans la place forte au mois de juin 1898 ? Il s’y trouve 17 européens et 850 soldats africains ; mais 3 pelotons ( 3 européens et 300 congolais ) sont en permanence hors du camp à la recherche de vivres car il n’y a aucun village à moins de dix jours de marche. Au menu on trouve donc de la viande d’hippopotame, de girafe, d’éléphant ou d’antilope accompagnée parfois de pain grossier de sorgho, de millet ou d’éleusine.


La protection du camp retranché est relativement bonne ; canons, mitrailleuses Maxim, 800 fusils et 40.000 cartouches. Malheureusement, le peu de place disponible oblige la troupe à s’établir hors de l’enceinte où dorment les Européens séparés les uns des autres, pour être plus près de leur peloton. Parmi ces Européens, le Tirlemontois De Grez.

Etendard des troupes mahdistes

Etendard des troupes mahdistes

Le soir du 3 juin 1898, tout est calme ; le peloton de De Grez vient de rentrer de patrouille et se repose tandis que les pelotons Nullens, Nagels et Vincent viennent de partir en reconnaissance. Avant l’arrivée de la pénombre, le lieutenant Desneux, qui a un pressentiment, prend l’initiative de distribuer 2000 cartouches à chaque peloton. Brusquement,, vers une heure du matin, des coups de feu éclatent  vers l’enceinte nord et les Mahdistes, commandés par Adlem Boukara, adoptant leur tactique classique d’attaque de nuit, investissent les bivouacs des soldats, qui, surpris, rejoignent l’enceinte en se défendant à l’arme blanche. Les Mahdistes qui les suivent pénètrent également dans l’enceinte tirant de toutes parts et tuant sans distinction soldats, femmes et enfants. Le lieutenant Desneux qui à pu rallier son peloton, subit la plus grande part de la charge mahdiste. Avec ses hommes, il se battra jusqu’à la mort avec abnégation ; et, le lendemain, on retrouvera son corps criblé de coups de lances, tous les membres brisés. Autour de lui, 57 de ses 80 Congolais l’auront suivi dans l’au-delà.

Uniforme des troupes mahdistes

Uniforme des troupes mahdistes

Cette défense acharnée permet à d’autres de rejoindre le commandant Hanolet et le magasin de munitions que convoitaient les Mahdistes et qui avait été sauvé de justesse par l’adjudant congolais Banza Koudu. Des deux côtés les pertes sont très importantes d’autant plus que la lune qui vient d’apparaître permet aux troupes de l’Etat Indépendant du Congo de bien meilleurs impacts à leurs tirs. Brusquement le calme revient ; on n’entend plus de temps à autre que les plaintes des blessés et les rares coups de feu de soldats isolés qui tirent sur la moindre ombre en mouvement. Soudain, on entend gémir un Européen : « Touquetone (soldat), je suis un blanc, achève-moi, je souffre trop » ! C’est le commis Lauterbach. On le retrouvera évanoui à l’aube ; il a reçu quatorze coups d’armes blanches dans le dos et dans le ventre, son épaule est démise et, au bout de son bras droit brisé, sa main serre toujours son révolver. Sept Mahdistes sont morts autour de lui. Lauterbach se rétablira et mourra, quelques mois plus tard … de la malaria.


Le combat reprend pendant une grosse heure pour repousser les Mahdistes hors de l’enceinte. Hanolet, et les trois européens valides qui lui restent, réorganisent la défense et répartissent les tâches. On attend l’aube en frissonnant dans le brouillard matinal. Lorsque celle-ci arrive, on compte les morts et les très nombreux blessés et on commence à soigner ces derniers. A neuf heures du matin, les défenseurs de Redjaf voient arriver avec soulagement les trois pelotons partis en reconnaissance la veille et qui sont revenus en hâte après avoir été avertis par des fuyards. Ce renfort est évidemment le bienvenu d’autant plus qu’il faut enterrer les morts rapidement. La journée du 4 juin suffira à peine à ce devoir. Les jours suivant sont occupés à réorganiser le poste avancé de Redjaf.


Deux semaines plus tard, le commandant Josué Henry et ses 600 hommes de troupe arrivent en renfort au grand soulagement de la garnison. Il venaient de faire une marche forcée depuis la Lindi où ils avaient décimés les révoltés de la colonne Dhanis. Ces nouvelles troupes permirent de créer et d’occuper des postes situés plus au nord de Redjaf er de rétablir définitivement la navigation sur le Nil.

La plupart des officiers et sous-officiers rescapés de la bataille de Redjaf moururent au champ d’honneur dans les tranchées de l’Yser. Pour avoir survécu à la grande guerre, le Tirlemontois De Grez sera, durant longtemps, le dernier survivant de cette bataille décisive.

La colonie du Congo

L’Etat indépendant du Congo vécut vingt-trois ans ; en 1908 il devint une colonie belge. Cette transformation d’un état libre en colonie ne fut pas le fait du hasard, mais d’une préparation minutieuse qui trouva son origine dans la volonté du Souverain mais aussi à l’aide financière capitale que la Belgique avait apportée à l’Etat à une période difficile de son existence.


En 1889, Léopold II fait un testament dans lequel il « lègue et transmet tous ses droits souverains sur l’Etat Indépendant du Congo ». L’année suivante, en 1890, la Convention consent, à l’Etat Indépendant du Congo, un prêt de 25 millions de francs en contrepartie duquel la Belgique pouvait, au bout de dix années, s’annexer les territoires de l’Etat Indépendant du Congo, si celui-ci n’avait pas remboursé  le prêt à cette date.
Le 7 août 1901, une nouvelle étape est franchie puisque la Convention venait à échéance  et que la Belgique pouvait exercer son option. Une proposition d’annexion fut déposée au Parlement, mais les Chambres ne firent pas un accueil très empressé aux textes proposés.  Pendant cinq ans ces textes furent relégués dans les archives, ne refaisant surface qu’à de rares réunions de commission.


Le 2 mars 1906, à la suite d’une interpellation, on décida l’examen du projet de loi de 1901. Il fallut attendre Noël de la même année pour mettre en place une commission centrale renforcée dont la tâche fuit de présenter un rapport circonstancié sur cette matière. Le 2 mai 1907, un nouveau Ministère récemment élu (De Troz), marqua clairement son intention d’annexer l’Etat Indépendant du Congo et le 3 décembre de la même année le projet de loi fut déposé devant les Chambres. Ce projet consacrait la cession, à la Belgique, de la souveraineté des territoires composant l’Etat Indépendant du Congo avec tous les droits et les obligations y attachés. Des négociations difficiles sur les textes durèrent près d’une année et se terminèrent par des débats mémorables le 20 août 1908, consacrant la loi qui réalisait l’annexion de l’Etat Indépendant du Congo. La même année, le 15 novembre, cet état cessait d’exister pour devenir le Congo belge.

La Belgique se trouvait donc à la tête d’un territoire 80 fois plus grand qu’elle, territoire où il s’agissait avant tout de continuer l’œuvre du développement et de l’améliorer. Un ministère des colonies fut créé pour remplir cette mission et le premier Ministre belge des colonies fut Jules Renkin.

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Sommaire

Liminaires Avant 1885

L’Etat Indépendant du Congo

Les campagnes anti-esclavagistes

La Bataille de Redjaf

La colonie du Congo
La campagne d’Afrique 1914-1918

L'Association tirlemontoise «Les Journées coloniales»

Les Tirlemontois au Congo (voir aussi dans la rubrique personnage congo belge)
Annexe: Les débuts de l’aviation au Congo belge Par J. Koninckx

Les Pionniers Belge du Congo

Alfa de A à B

  1. . Blocteur, E.C. 1864-1896

alfa de C à D

  1. . De Grez, R.E. 1874-1953
  2. . Dehertog,A.M.H. 1871 -
  3. . Delvin,L.H. 1871-1907
  4. . Detiège, M.E. 1867-1940
  5. . Devos, H.F. 1875-1959
  6. . Devroye, R.E. 1863-1938
  7. . Dewalhens, L.S. 1883-1970

Alfa de F à G

  1. . Festraets, F.A. 1898-1939
  2. . François, N.F. 1886-
  3. . Franssen,W. 1885-1913
  4. . Geerts, A. 1872-1903
  5. . Genesse, F.J. 1851-1887
  6. . Grossen,J.L. 1861-1930

Alfa de H à L

  1. . Hamoir, F.L. 1856-1931
  2. . S'Heeren, L.J. 1880-1948
  3. . Hendrickx, P.A. 1865-1900
  4. . Janssens, P.E. 1882-1938
  5. . Lallemand, A.J. 1855-1896
  6. . Lmbrechts, Th. 1884-1956

Alfa de N à Q

  1. . Naveau, A.P. 1876-
  2. . Nevelsteen, E. 1877-1929
  3. . Nevelsteen, H. 1874-1906
  4. . Putzeys, E.J. 1880-1916

Alfa De R à V

  1. . Rens, C.J. 1889-1961
  2. . Sillen, C.J. 1872-
  3.  . Storms, M.J.A.M.R. 1875-
  4. . Van den Bergh, M.T. 1865-1830
  5.  . Vanden Plas, V. 1884-1921
  6. . Vanden Plas, H. 1891-1946
  7. . Vangoidsenhoven, A. 1883-
  8.  . Vangoidsenhoven, Ch. 1881-1969
  9. . Vangoidsenhoven H. 1886-1920 et Cordi, M. 1895
  10. . Vangoidsenhoven Th. 1877-1929

Alfa W

  1. . Wangermée, E.A. 1855-1924

 

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Een auteur van een programma kan de namaker van zijn werk strafrechtelijk laten vervolgen, maar dat kan alleen als het namaken kwaadwillig of bedrieglijk is gebeurd. Niet alleen de namaker is strafbaar, ook wie namaakprogramma's voor handelsdoeleinden verkoopt, in voorraad heeft voor verkoop of invoert in België, overtreedt het auteursrecht.
Delcol Martine