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Le retour vers le Congo après l'indépendance.

Les récits des Européens qui sont retournés vers leur pays natal, le Congo.

L'album photo de Brigitte Bequet

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Le voyage de Brigitte Bequet en juin - juillet 2011.

vers KisanganiYangambiBasokoLokutuIsangi - Kinshasa

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Brigitte nous raconte:voyage vers kisangani avec les anciens de la colonie belge

J’ai quitté le Congo à l’âge de 2 ans et demi, en février 1960. Si petite et pourtant quelque chose d’Afrique est resté en moi.

Mon père, Jose Bequet, travaillait à la Force Publique.  Mes parents se sont mariés à Lisala en 1946 et ont déménagé souvent pendant leurs années congolaises.  «De mon temps» ce fut Stanleyville. Toute ma vie, j’ai entendu parler du «camps km10» et bien sur de tous ces autres endroits où je n’ai pas vécu, comme Kindu ou Gombari. Cela fait de nombreuses années que je voulais y aller, voir ce camp et cette ville dont mes parents parlaient tellement.  Deux ans de recherches pour enfin finaliser cette quête : voyage à Kisangani du 27 juin au 7 juillet 2011.

Un petit groupe de 6 personnes se créa :

Notre organisateur/coordinateur René Steve Stevens, ancien de Kinshasa de 1952 à 1964 où sa mère donnait cours au Foyer Social et au Sacre Cœur et son père à l’Ecole Technique Secondaire (des Frères des écoles Chrétiennes).  De plus, il est fondateur de « AFFINITÉ RD Congo » et est Consultant RDC dans plusieurs domaines (Huilerie de Palme, énergie, tourisme).

Alain Beguin a vécu à Stan en 1956 et de 1959 au 13 juillet 1960, musicien avec son père dont le nom d'artiste était Mickey Brunner. Avant et après Stan, il a résidé a Kinshasa, Lubumbashi, Kananga, Bujumbura. De plus, il a aussi parcouru pendant un an le Congo en vendant des 33-tours entassés dans le coffre de sa voiture. Vous pouvez visualiser les films d'Alain via ce lien-ci.

Freddy Korthoudt est arrivé en 1948 en Province Orientale - pleine brousse - où son père construisait des ponts, centres sociaux,hôpitaux et accès au bac pour l’Etat belge. Il vécut ensuite a Stanleyville, où son père travaillait pour les Travaux Publics, de 1955 au 13 juillet 1960,  pour y revenir très vite mais requitter en 1964, destination Leo où son père donnait cours à l’école technique pour adultes jusqu’en 68.

Micheline, son épouse, mettait les pieds en Afrique pour la 1ère fois.

Mon mari, Philippe Gaviola, a vécu à Bukavu en 1962 et 1963 où son père était le représentant des Nations Unies.

Voici  le récit de ce fabuleux voyage:

Jour 1 : le grand départ

Départ pour Kinshasa.

Alain et Freddy disent qu'ils sont nerveux d'y retourner. Ca fait 1 semaine qu'Alain dort mal. Comme je réagis toujours avec retard, je prévois de me retrouver dans le même état dans quelques jours.
19h30 Atterrissage à l'aéroport de Kinshasa, N'Djili. Il fait déjà noir. Nous ne voyons donc pas vraiment le chemin qui nous mène au centre ville, dans le quartier de Gombe, à la Procure Sainte Anne avenue Dumi non loin de la gare centrale, où nous passons notre première nuit.

Jour 2 : en route vers Kisangani …enfin !!!!

Réveillée par un coq insomniaque à 4 heures du matin, il fait encore noir. Quel calme. Mais il faudrait quand même lui acheter un réveil, à ce volatile.

Arrivée à Kisangani, redevenue Stanleyville dans notre cœur, où la première chose à faire est de saluer les « chefs »…principeaux que René tient beaucoup ! Le premier bâtiment qui me frappe est l’hôtel de ville, justement, anciennement la résidence du gouverneur de province : belle demeure fière mais délabrée et triste d’un côté, de l’autre une partie plus basse toute pimpante repeinte en blanc et bleu avec toit rouge. Le contraste est saisissant. Nous y sommes donc reçus par le bourgmestre, Augustin OsumakaLofanga, qui nous accueille dans ses bureaux où la jolie couleur bleu roi règne.

Le matin, retour vers l'aéroport, à 20 km. La route vers N'Djili est moche, sale, grise, triste, pauvre.

Dans le hall de l'aéroport, un voisin congolais parle du « parcours du combattant ». En effet, la foule est vraiment très dense (rentreront-ils tous dans l'avion ?). De plus, nous passons par 2 contrôles identiques à 10 mètres d'intervalle. La patience est une vertu !
Les 2 voisins du rang précédent sont des membres de la société nationale des chemins de fer qui se rendent à Kisangani afin de payer 12 mois de retard aux fonctionnaires retraités qui n'ont pas pu acheter de maison (je ne sais pas pourquoi ce détail est important, mais il semble l'être).

Salaires : nous apprendrons plus tard que le salaire moyen d'un enseignant est de 30 $ par mois, celui d'un lieutenant colonel de 50 $.

Atterrissage à l'aéroport international de Bangboka à l'est de la ville, qui n'est donc pas celui «d'antant», de la Sabena à l'ouest, SimiSimi, qu'on voit dans les anciens films (l'arrivée de Saint Nicolas en 1958 ou '59, ca vous dit quelque chose ?)

Notre organisateur René se rend dans le bureau du contrôleur. Heureusement qu'il est là, il nous aurait été possible mais ô combien difficile de suivre ce parcours du combattant sans s'énerver.

Nous faisons la connaissance de Roger notre guide boyomais (l'adjectif de 'Kisangani' car on ne dit pas kisanganois alors qu'on dit stanleyvillois – allez comprendre la logique). Les 10 prochains jours, nous nous rendrons compte qu'il sera indispensable, irremplaçable, qu'il connaît quasi tout le monde, possède des connaissances approfondies sur plusieurs sujets et, qu'en plus, il est super sympa.

J'ouvre ici une parenthèse : il m'a été difficile de situer le camp km10. Comme mes parents l'appelaient toujours ainsi, je pensais que c'était son nom officiel. Pourtant, aucune mention sur le web malgré des recherche via Google. Il m'a fallu envoyer des courriels et passer des coups de fil pour apprendre - il y a quelques semaines à peine - que ce camp servait en son temps de base et serait situé sur la route de Wanie-Rukula/Ituri. J'ai de suite vérifié sur le site Google Earth, cherchant un camp abandonné semblable au camp Prince Charles sur la rive gauche, sans succès (au retour de ce voyage, je regarderai de nouveau et ne pourrai croire à quel point il est visible !). Bref, informations assez vagues; du moins, c'est ce que je pensais.

Mais voilà que Roger me raconte – suite à mon éternelle question - sur un ton tout à fait dégagé qu'il s'agit du Camp Base sur la route de l'aéroport, utilisé de nos jours par les Américains comme centre d'instruction. Le choc ! Il n'est donc pas abandonné ?

Après +/- 12 km nous passons devant un endroit où Roger dit qu'il y avait une grande ferme. Mon cœur ne fait qu'un bond …. la fameuse ferme. Notre maison s'appelait «maison De Gryse» car située à côté de cette ferme. Je ne peux pas le croire et suis sur un petit nuage, tout cabossé comme la route. Ohlala, il commence sur les chapeaux de roue, ce pèlerinage émotionnel. Et ce n'est pas fini car 1km plus loin, sans que j'y sois préparée, Roger signale «voilà à droite le chemin qui mène au Camp Base, cette route en terre rouge ». Re-choc : c'est ici que travaillait papa, j'y suis ! Je croyais que j'allais avoir le temps de me préparer psychologiquement à revoir ces endroits, 1 jour ou 2, voire 3. Mais non, on est à Stan depuis 30 minutes et boum, je suis bombardée dans le passé. J'ai de nouveau 2 ans, papa rentre au camp par cette route; maman, moi et notre adorable chienne Diane venons parfois l'y rencontrer en fin de journée. Impossible de décrire les émotions qui me submergent. Et je n'avais que 2 ans … qu'est-ce que ce sera pour Alain et Freddy qui étaient grands adolescents et ont tellement de souvenirs concrets !

 

Arrivée à Kisangani, redevenue Stanleyville dans notre cœur. Le premier bâtiment qui me frappe est l'hôtel de ville, anciennement la résidence du gouverneur de province : belle demeure fière mais délabrée et triste d'un côté, de l'autre une partie plus basse toute pimpante repeinte en blanc et bleu avec toit rouge. Le contraste est saisissant. Nous y sommes reçus par le bourgmestre, Augustin Osumaka Lofanga, qui nous accueille dans ses bureaux où la jolie couleur bleu roi règne.

  • Accueil : Tout au long du voyage nous aurons un accueil très chaleureux, autant de la part des officiels locaux que de la population. Tout le monde s'interroge sur la raison de notre présence. Notre explication résultera toujours en une réaction positive et parfois même émue de savoir que ces mondeles (blancs) font un si long voyage afin de revoir les endroits où ils ont grandi, et engendrera régulièrement des questions sur l'histoire des lieux. Personnellement, je dirais que 98% étaient accueillants et 2% indifférents ou hostiles.

A la Procure derrière la cathédrale, nous prenons notre premier diner : bananes, riz, pommes de terre, délicieux poisson et sakasaka (feuilles de manioc). Nous y rencontrons Thomas Elanga Mambo, le beau-père de Kim Gevaert, ancien diplomate et un des 4 représentants des 'Diplomates abandonnés par le Congo à l'étranger'.

Nous visiterons Kisangani à l'aise dans 3 jours à notre retour.

  • Articles intéressants sur Kisangani
  • Car nous voilà partis pour 90km en Toyota Landcruiser 4x4 vers Yangambi. Nous avons un jeune chauffeur accompagné de son mécanicien et sommes donc 9 au total dans le véhicule. La route, autrefois bien carrossable (je m'en réfère au film super 8 de mes parents) est toujours praticable, soit, mais pleine de trous et rapetissant de plus en plus vers la destination.

     

    A Yangambi, nous logeons dans la maison d'un ancien directeur, actuellement la Guest House du Centre de Recherches qui jouit d'une vue imprenable sur le fleuve. Nous sommes entourés de beaux arbres majestueux. Un orage au loin, sur l'autre rive. Un magnifique ciel étoilé. Pendant quelques minutes nous nous trouvons transportés dans les années '50.
    Je me souviens d'une histoire que racontaient mes parents, celle d'une nuit de Noël où ils avaient fait tourner à plein volume la bande sonore d'un concert de carillon enregistré à Alost. Il paraît que cela résonnait de façon magique dans la forêtet ceux qui ont vécu cette expérience en parlaient encore des années plus tard. Ici, ce soir, entourée de cette belle nature sombre et calme, j'arrive presqu'à entendre ce carillon (d'accord, avec beaucoup d'imagination, je le concède).
    Salle de bains «d'époque», c'est à dire complète mais ne fonctionnant pas vraiment : première d'une série de douches sans eau courante, de wc sans chasse opérationnelle, de robinets giratoires…. Mais ça, on s'y attendait et on ne va pas se formaliser pour si peu.

    • A noter : Pendant les 10 jours que nous avons passés au Congo, aucun de nous 6 ne s'est plaint du manque d'eau, d'électricité, d'air conditionné... A la guerre comme à la guerre et au Congo comme au Congo. Nous en avons même souvent rigolé.

    Nous passons notre première nuit dans la brousse, heureux d'être enfin de retour dans ce beau pays. Cette première journée fut belle, les prochaines le seront tout autant.

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