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Témoignage de Jean-Paul Maindiaux
N° 015

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J'ai vécu durant la colonie belge au Congo, j'ai du fuir en 1960.

Histoires de crocodiles, souvenirs.

Je relis avec plaisir  le livre de Lieve Joris « Mon oncle du Congo », cette journaliste partie en 1985 sur les traces de son oncle, missionnaire de 1923 à1970.

Elle raconte l’atmosphère qui règne dans l’ancienne colonie, 25 ans après son indépendance :

un grand dénuement, l’insécurité, la débrouille et parmi les plus vieux, souvent la nostalgie du temps passé. Me reviennent les odeurs, la chaleur oppressante, les paysages luxuriants, le langage et  le caractère attachant de ces populations d’Afrique centrale. Un passage de ses récits me rappelle une histoire vécue en 1953 dans le Bas-Congo.

Après une journée de piste inconfortable, dans la chaleur étouffante et humide de la fin de saison des pluies, je devais faire étape dans un petit poste situé sur la rive droite du fleuve en amont des rapides d’Inga. Arrivé trop tard à l’embarcadère, nous avions vu le dernier bac s’éloigner dans la nuit tombante, vers l’autre rive distante de plus de 2 km. Il ne restait plus qu’à passer la nuit dans le véhicule, le chauffeur et les travailleurs allèrent dormir au village voisin. Le lendemain, samedi, nous traversions et je trouvais près du fleuve un abri sommaire réservé aux fonctionnaires de passage. Le dimanche matin, je fus réveillé par un grand remue ménage dans la ruelle voisine : le quartier était en émoi car une femme venait de se faire attraper par un crocodile, au bord de l’eau. C’est chaque année la même chose à cette saison, me dit-on, malgré les recommandations les femmes s’avancent toujours plus loin dans l’eau pour laver leur linge et il y en a toujours une qui finit par se faire attraper.

C’est ici que je reviens au livre de Lieve Joris. Elle se trouve au même endroit 32 ans plus tard ; voici ce qu’elle écrit :  « La brume du soir tombe déjà sur le fleuve quand le bac arrive enfin. Des camions, des voitures, des commerçants, des jeunes gens qui se saluent gaiement, lentement le bac se remplit et se met en branle. Je monte sur le pont supérieur vers un petit groupe de Zaïrois en grande conversation. Mi-français, mi-kikongo, ils parlent d’une femme qui a été attrapée hier par un crocodile. Un crocodile ? Je regarde le fleuve sur lequel on ne distingue pas une ride. Il y a des crocodiles ici ? C’est comme si je sortais d’un rêve ».

En 1958, alors que je me promenais avec Colette au bord du fleuve à Léopoldville et qu’Olivier, 3 ans, marchait les pieds dans l’eau à coté de nous, un bruit précipité de pas se fit entendre derrière nous. Olivier fut soulevé du sol par une main vigoureuse. Ne faites plus jamais marcher votre enfant au bord de l’eau, nous dit le promeneur, la semaine passée notre chien a été happé par un crocodile à cet endroit.

                                                                                                          J.P.Maindiaux