LES HERITIERS DE LEOPOLD II

Par Guy De Boeck (Dialogue des peuples)

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« Le Temps du Roi » : Des origines à la reprise - Le Temps des Héritiers de 1908 à 1940 - Le Temps du Refus de la guerre à 1960

Auteur : Guy De Boeck

Né le 20 mars 1946, est licencié en Philosophie et Lettres de l'Université Catholique de Louvain.

Coopérant dans l'enseignement secondaire au Zaïre, il s'intéresse parallèlement à l'enseignement pour adultes, d'où son intérêt pour la linguistique, l'ethnologie et l'histoire de l'Afrique.

Il est l'auteur de Langues et Démocratie en Afrique noire, a collaboré à plusieurs ouvrages collectifs et à un certain nombre de publications.

Il fait partie du comité de Lecture des Cahiers Nord-sud de l'ULB.

On ne laisse pas passer un 100° anniversaire sans rien dire !!! En 2008, il y aura 100 ans que la Belgique a repris le Congo, jusqu'alors colonie personnelle de Léopold II…

Cette reprise a eu lieu en raison d'atrocités qui se passaient dans l'Etat Indépendant. L'opinion internationale d'alors attendait de la Belgique qu'elle y mette fin.

Quelle a été l'attitude de la Belgique envers cet héritage lourd à porter ? s'efforce de répondre à des questions comme : On a utilisé au sujet du Congo léopoldien les mots « génocide » et« holocauste ». Etait-ce justifié ? Qui a tiré profit de l'EIC ? La Belgique ? La famille royale ? La Société Générale ?

Le Congo de 1960 était très différent de celui de Léopold II. Quand ce changement a-t-il eu lieu ? Qui ont été les vrais « Héritiers » ? La Belgique ? Ou certains Belges seulement ? Est-ce uniquement par suite d'un concours de circonstances que l'Indépendance du Congo a été bâclée

Au mois d'août 1908, juste avant la reprise du Congo par la Belgique et par un été chaud, les chaudières du bâtiment qui abritait le gouvernement de l'Etat Indépendant du Congo brûlèrent pendant plusieurs jours hors saison. Le combustible, c'étaient les archives de l'EIC. « Ils auront mon Congo, aurait dit le Roi, mais ils ne sauront jamais ce que j'y ai fait… ». Cette citation a d'ailleurs beaucoup de chances d'être aussi fausse que la plupart des autres « mots historiques ». Cela donne quand même à penser.

Quand un homme brûle ses papiers, ce n'est en général pas par modestie, pour faire disparaître la liste de ses gestes d'altruisme, de ses charités secrètes et de ses actes de bienfaisance… Spontanément, on soupçonne plutôt le feu d'être alimenté des traces écrites de crimes et de noires turpitudes. D'où surgit la question : cette chaudière a-t-elle été le four crématoire où partaient en cendre les traces du génocide de quelques millions de Congolais ?

Qu’a-t-on détruit ?

Il faut faire quelques remarques à propos de la destruction desarchives de l’EIC en 1908. D’abord pour faire état d’une légende. Il y a eu des gens pour penser que le Roi avait, c’est le cas de le dire, usé là d’un « rideau de fumée» en ne consumant que des pièces sans intérêt après avoir mis à l’abri les archives vraiment importantes. Connaissant la duplicité de Léopold II, on est bien forcé d’admettre qu’il aurait bien été capable de « faire ce coup-là »… Néanmoins, on a toujours tendu à considérer Grand serpent de mer et le Monstre du Loch Ness, les chercheurs de trésor, l’Eldorado ou le Trésor des Templiers, les historiens ont aussi leurs légendes, sur des documents que nul n’a vus, mais dont on dit qu’ils existent… Souvent, on précise qu’ils se trouvent, bien gardés, au Vatican.

Il faut toutefois mentionner le fait que, en 1996 si mes souvenirs sont bons, on a vu revenir à la lumière un document d’un intérêt très secondaire (un « Rapport au Duc de Brabant » datant des années où la colonisation était encore le rêve de jeunesse du Prince Héritier) qui, logiquement, aurait dû faire partie des documents brûlés.

Alors ? A propos de Léopold II, tous ceux qui se mêlent d’histoire n’ont qu’une seule certitude : avec lui, on ne s’ennuie jamais !

Deuxième remarque. La disparition des archives de l’EIC doit s’entendre dans ce sens que, contrairement à ce qui se passe normalement avec les archives d’un Etat dans la période moderne, nous ne disposons pas d’un tout, d’un « corpus » complet et numéroté…

La machine a écrire a été inventée en 1868, et produite en série à partir de 1873. Depuis lors, toutes les administrations usent et abusent du papier carbone et des copies multiples. Ni la Belgique, ni l’EIC ne font exception à la règle. On a donc affaire à des documents qui en général ont existé à de multiples exemplaires. Et, de tous ceux-ci, un seul demeurait dans les bureaux de l’EIC. Les autres atterrissaient dans les archives des destinataires, où elles ont pu être sauvées de l’oubli. Nous disposons donc encore d’une importante masse d’archives de l’EIC. Seulement, nous ne pourrons jamais être surs d’avoir tout.

Troisième point. Si l’intention de ne pas laisser de traces a sans aucun doute existé dans la pensée de Léopold II, ce qu’il cherchait à dissimuler ne concernait pas forcément les crimes de sang auxquels on pense. Si l’on se réfère aux discussions qui, de 1901 à 1908, ont entouré la reprise du Congo, on s’aperçoit qu’un sujet sur lequel des discussions acrimonieuses ont eu lieu entre le Roi et le gouvernement belge, ou plus exactement la Commission des XVII, a regardé des questions d’argent. Cela concernait avant tout deux points : le refus de Léopold II de donner les comptes exacts de l’EIC avant la reprise, et les fonds et bien à réserver à la Fondation de la Couronne exigée par le Roi en contrepartie de son « don ».

De plus, à diverses reprises dans la carrière coloniale du Roi, celui-ci s’est livré à des pratiques ou cachotteries qui n’étaient pas, c’est le moins que l’on puisse dire, d’une stricte orthodoxie financière. Une bonne partie des bénéfices de l'Etat Indépendant du Congo aété employée pour « l'embellissement » de la Belgique et pour des dépenses privées du Roi. Et beaucoup plus pour les embellissements qu’à des fins privées, même si Léopold II a dû faire face, surtout à la fin de sa vie, aux dépenses qu’engendrait une vie privée assez joyeuse.

Les critiques furent d’un tout autre ordre, et basées précisément sur le goût du Roi pour le grandes avenues et les beaux bâtiments. L’opinion qui montait alors, parmi les experts en matière coloniale, était que les profits coloniaux devaient profiter à la colonie elle-même, non à la métropole, thèse que Léopold II ne voulut jamais admettre. A ses yeux, les bienfaits apportés par le colonisateur méritaient une « juste récompense ».

Ici, comme dans l’admiration pour Java, il resta fidèle aux idées de sa jeunesse, alors qu’autour de lui les conceptions coloniales évoluaient. Voici ses propres termes : « Soutenir que tout ce que le Blanc fera produire au pays doit être dépensé uniquement en Afrique et au profit des Noirs est une véritable hérésie, une injustice et une faute qui, si elle pouvait se traduire en fait, arrêterait net la marche de la civilisation au Congo. L’Etat qui n’a pu devenir un Etat qu’avec l’actif concours des Blancs doit être utile aux deux races et faire à chacune sa juste part. »Livre cadeauVous aimeriez connaître la suite ?

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BAONI

Auteur : Guy De Boeck,

BaoniLéopold II établit son pouvoir sur l'Etat Indépendant du Congo, créé en 1885, par la conquête militaire. Il caressait même des rêves encore plus ambitieux d'expansion vers le Haut-Nil et le Sud du Soudan.

A ces fins, il dota son empire africain d'une armée de soldats indigènes, encadrée par des officiers européens de toutes provenances: la Force Publique.

En 1895, 1897 et 1900, ces soldats se révoltèrent contre l'EIC et ce n'est qu'en 1908 que ces révoltes furent définitivement étouffées, après une répression qui s'étala donc sur treize années.

Habituellement, les historiens évoquent ces événements en ordre dispersé et sous des noms divers: mutinerie de Luluabourg, révolte des Batetela, rébellion de l'expédition Dhanis, mutinerie de Shinkakasa, voire opérations de maintien de l'ordre à la suite de violences tribales.

Les révoltes miliaires de la fin du XIXe siècle ne font, dans la bibliographie pourtant abondante de l'EIC l'objet d'aucun ouvrage qui ne déforme pas le sujet, soit en l'atomisant par une approche anecdotique, soit en le noyant dans une foule d'autres considérations.

Et pourtant, on s'accorde à dire que ces révoltes faillirent mener l'EIC à sa perte. Malgré les dénominations plaquées fort peu innocemment sur ces événements, ce furent, étonnamment peu de temps après le début de la colonisation, les premières révoltes de congolais qui ne relevaient plus de la résistance des sociétés tribales traditionnelles.

Un corps social nouveau, engendré par la colonisation se retournait contre elle. La lacune qu'on s'efforce de combler par le présent ouvrage, c'est l'histoire du premier acte politique congolais

 

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Delcol Martine