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Nous avons vécu ses histoire au Congo ma maman nous les a raconter

Histoires amusante du Congo Belge

UN "Bambi" qui fumait : A la brousse nous avions un Bambi. Dès que ma mère allumait une cigarette, il mendiait une cigarette parcequ'il aimait mâcher le tabac.

Quand ma mère renouvelait son stock des vivres, le boy était heureux. Tout le monde était au courant qu'elle était généreuse. elle distribuait du riz, pâtes et farine à son boy.

Une chemise blanche, un peut usée, était jetée déliberément à la poubelle, pour que le boy puisse l'emmener à la maison. Cela était permis. Voler non, en plus c'était puni sévèrement.

Un jour ma mère demanda au boy de nettoyer la baignoire à l'eau de javel. Il refusa obstinément, croyant que ses mains deviendraient blanches comme la baignoire.

Mon frère avait trouvé une occupation. Après avoir hésité quelques jours, il voulait coûte que coûte capturer des lézards. Il criait : Maman je vais en attraper un. Elle pensa : "ce n'est pas possible, ces bêtes sont tellement agiles." Elle alla voir et tomba presque à la renverse. Un serpent à lunettes était pret à l'attaquer. Elle cria. Heureusement le boy, qui avait aussi remarqué l'animal, se concentrait sur le serpent, et jeta une pierre droit entre ses yeux. Mon frère était sauvé.

Tout les matins, ma mère allait à la chambre des enfants. Elle constata qu'un mur était rouge au lieu d' être blanc. Elle ne croyait pas ses yeux. Des fourmis rouges avaient pris possession du mur et de la maison. La seule chose à faire était d'attendre qu'elles partent. Certainement pas les chasser avec produits chimiques. On a dû attendre plus de 2 semaines.

Un jour nous avions un énorme Boa dans le jardin. Les serpents, dés qu'ils sentent le danger s'enfuient. Mais il avait déjà avalé quelques poules en entieres, et de ce fait c'était difficile pour lui de fuir et il les recracha. Comme l'herbe était très haute il était dangereux et très difficile de le chercher. Le boy devait contacter mon père et celui ci devait nous envoyer de l'aide. L'aide en question etait un trés grand et fort villageois. Il ordonna à une dizaine de villageois de couper l'herbe et à un certain moment tout le monde s'enfuia, excepté le grand gaillard. Il prit le boa par la queue, le fit tournoyer au dessus de sa tête. Tout le monde était stupifié, parce que c'était un serpent étrangleur, mais calmement il frappa 3 fois la tête de l'animal contre le mur, et il fut assoné. Les noirs dansèrent de plaisir, et s'en allèrent avec le serpent. Pour eux c'était un vrai festin. Ils aimaient cette viande. Ma mère était invitée à prendre part au festin et de goûter à la friandise, et de surcroît elle aimait ça, disant "ça a le goût de poulet".

Quand il pleuvait, on prenait une douche en pleine nature, un vrai plaisir.

"Pusta", "Pusta", criait mon frère (son propre mélange de français et un dialecte local) ce qui voulait certainement dire pousser. Il jouait dans la voiture de mon père. "Pusta", "pusta" et le boy obtempéra, poussa la voiture pour finalement arriver dans le fossé.

Un certain jour ils allèrent nager en groupe, entre collègues, dans un étang, magnifiquement situé, ou il y avait une belle cascade. Jusqu'au moment où ils constatèrent que ça fourmillaient de serpents- d'eau. Le plaisir était brusquement intérrompu.

Comme animal domestique, ma mère avait un perroquet sauvage ("Coco") qui était toujours avec d'elle. Elle pouvait aller n'importe où, il la suivait.

Après Une belle soirée, après un repas de Moambe, les hommes et les adolescents partirent chasser des chauve-souris comme distraction. Il laissèrent leurs fusils dans la cuisine. Le Serge, agé de 4 ans (comme moi) m'interdisait de boire. Ce qui me fît répondre : "Je boirai quand-même". Il me tira en pleine poitrine, et je fus blessé. Trouver un médecin dans la Brousse. Oubliez-le. Ils ont dù faire plusieurs kilomètres afin de trouver un petit hôpital.

Faire un voyage en barque et traverser pour la première fois l'équateur, équivalait à être baptisé. Amusement et plaisir pour tout le monde. On peut comparer cela aux baptêmes des étudiants en Belgique.

Mes parents étaient invités pour manger chez le pasteur. « Pasteur », disait mon père, »comment faites-vous pour avoir des oeufs si délicieux? » Moi, j’ai des poules mais elles ne pondent jamais. Le pasteur répondit "Ce sont des oeufs que j'achète à votre boy" demandez-le lui. « Certainement que sa femme les achète du marché ». Vous avez deviné ! C'étaient nos oeufs qu'il vendait.

Nous avions aussi un chat sauvage. Chaque fois qu'elle capturait un serpent elle jouait avec, le tuait et puis le mangeait parce que elle aimait bien la viande. Seule la tête restait et elle l'emportait comme trophée, au garage.

Un jour, ma mère reçoit la visite d'un Noir, qui avait des grandes chances de devenir le nouveau gouverneur. (Période 1960) Tambour battant, il entra chez-nous pour voir comment vivaient les blancs. Ma mère était dans tous ses états Une fête fut organisée. Mon père en rentrant dit : « on fait tout normalement, sans trop de cérémonies ». Il dit aussi « il fait trop chaud et enlève sa veste et cravate ». Ma mère pensait, « Jésus qu'est-ce qu’ il fait ?» . Mais cela fut une très belle fête et tout le monde était heureux. Le Congolais dit aussi « que mon frère était très intelligent et que plus tard il aurait l'occasion d'occuper une très belle situation, et que c'était lui qui prendrait soin de ça ». Le nom de ce noir, ma mère ne se souvient plus.

Un jour, quelqu'un débarqua du bateau à Basankusu. Mon père avait beaucoup de travail. Une réparation urgente à un bateau ancré et qui ne pouvait plus naviguer. L'homme blanc, ne voyant personne d'autre que cet homme travaillant en plein soleil, martelant et jouant de ses clefs pour réparer le bateau, s'approcha et lui demanda. « Monsieur, pourriez vous m'indiquer où je peux trouver l'administrateur directeur ». Mon père s'empourpra et cria : « administrateur, administrateur, directeur, directeur !!! C'est moi l'administrateur, le réparateur et tout ce que vous pouvez vous imaginer ». « Ici, les noirs refusent de me donner un coup de main et comme ça je dois tout faire moi-même. Ne venez pas m'embêter, parce que je n'ai pas le temps ». L'homme éclata de rire et se présenta. « Je suis envoyé par l 'OTRACO, pour jeter un oeil sur la comptabilité et l'administration, mais je peux le constater : vous avez trop de travail. Je reviendrai une autre fois ». « Non, » dit mon père, « on va manger chez moi. Le capitaine de ce bateau a des moules et mon épouse peut les préparer ».

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© création 2000 revision 08-2007
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