Theo Fabes

Kamina 1954..

Dans notre série : L’obscurité, le coeur noir de l’Afrique

Les ex coloniaux relatent leur fuite 25 ans après leur fuite en 1960. 16 témoignage rassembler par Gust Verwerft journalist dans la revue "De Post" et traduit du neerlandais a votre disposition pour qu'on oublie jamais le vécu des anciens et l'exode de tous les Belges!

Les témoignages de : Jean, Ann, Madeleine, Ernest, Jos, Jack, Gusta, Piet, Gil en Bernard, Theo, Frans, Albert, Louis, André , René, Jan


Le coeur noir de l'Afrique témoignage de Théo Fabes

Kamina 1954.

Mia Fabes travaillait à « l'Economat militaire » et flanaisrégulièrement vers les villages, à la recherche de nourriture fraîche bon marché. Ici avec Mme De Greef , embrassés par un chef de tribu qui a pu toucher pour la première fois, une femme blanche. Ont a mis sur sa tête un casque tropique

Theo Fabes, résident de Diest, 72 ans, a été envoyé par l’armée belge en 1950, avec cinq compagnons à Kamina pour y rédiger une école technique de l’aviation. Une tache qui devait être prise à la lettre. Sur place, un vaste terrain immense désert. Ces pionniers devaient construire six classes, des dépôts, un hangar pour y abriter la vieille Oxford et le SU4, divers bureaux et des logements pour eux-mêmes. Après quelques mois de travail acharné on informait Bruxelles : nous avons des instructeurs blancs, des élèves noirs venus de tous les coins du Congo, recrutés par les missionnaires.

Rassemblés différentes ethnies sur un seul lieu, était la garantie de problèmes inévitables. Dès les premiers jours la tension régnait. On acceptait le commandement blanc mais on ignorait totalement les ordres donnés par un noir d’une autre tribu.

Theo Fabes, était comme enseignant, confronté à des multiples problèmes.

Theo Fabes : » Je me souviens encore vivement de mon arrivée après avoir vécu dans le luxe sur un navire pendant quelques semaines. Arrivé à Lobito on prenait le train. Un véritable calvaire à travers l’Afrique Portugaise et cela pendant six jours. Une chaleur suffocante de 50 C°, une nourriture infecte. Des milliers de blancs sont passés par la.

0A Kamina pas d’électricité ni eau courante, ni approvisionnement régulière. Après quelques jours on souffrait tous d’une diarrhée sanglante. On ne pouvait rien faire ‘autre que s’appliquer au travail immense. On a vu grandir Kamina du néant, un désert transformé en un endroit agréable d’y vivre, une base militaire de réputation internationale avait vu le jour…

 

Avant d’arriver à ce résultat nous avons connus des révoltes noires. Une fois j’ai été témoin d’une dispute entre un « Kapido » et des travailleurs. Cette dispute s’est terminée par l’amputation à la machette d’une main du Kapido. Cette image m’est restée jusqu’à ce jour !

kamina base

Photo :

Matadi 1952: Adjudant Théo Fabes avec son fils Yvo à côté du container de pétrole pour le frigo

Les adjudants Pauwels et Fabes, et au milieu le commandant Jean le Rijcker. Le premier hangar pour le premier avion a été bâti avec propres mains.

Matadi 1950.

Ainsi le rêve de Matadi a commencé. Les adjudants Pauwels et Fabes, et au milieu le commandant Jean le Rijcker. Le premier hangar pour le premier avion a été bâti avec propres mains.

0On n’aurait jamais tenu le coup sans la présence de nos épouses. Au départ les autorités militaires s’opposaient au départ simultané. Je me rappelle de l’intervention de l’adjudant Lescaillier auprès du Ministère de la Défense afin que le ministre responsable revienne sur sa décision. Sur le niveau intellectuel de mes élèves, il n’y avait pas de quoi être fière, 500 élèves sur trois ans et seulement dix réussites. Une récolte totalement insuffisante comparée à l’investissement réalisé. Je ne mettais pas en doute leur capacité intellectuelle mais les notions élémentaires techniques faisaient défaut.

Par exemple la façon de compter. Ils ne voyaient aucune corrélation entre 1 ou plus, entre cinq, sept ou douze. Plusieurs années après l’indépendance un ancien élève m’écrivait une lettre, mon adjudant j’ai trois enfants et demi!

Par contre le noir excellait dans les prestations physiques, la danse et la musique. A Kamina j’avais mis sur pied une équipe de foot, appelée Canans. Les noirs jouaient avec passion, maîtrisaient la technique du ballon et avaient un sens inné du spectacle. On jouait à pieds nus. Les blancs jouaient avec des souliers. Les noirs voulaient nous imiter, on les procurait des souliers. Seulement les plus courageux terminaient le match avec les chaussures. Nouer de façon correcte les lacets était un obstacle insurmontable! Sur les foto’s on constate qu’ils mettaient les lacets dans leur chaussettes. Au fur et à mesure que les années passaient, la base de Kamina devenait de plus en plus grande

Fouetter pour ramener le calme.

kamina

Spécialement sur le terrain on pouvait créer l’illusion que le noir était égal au blanc. Chaque fois qu’un match se jouait entre blancs et noirs on courait des risques de troubles. Rassembler des noirs par centaines, des milliers, dans un lieu restreint représentait un risque réel. Cela nous faisait penser à la représentation de « La Muette de Portici » !

On nous mettait en garde contre des réactions spontanées de la foule. Les notes de service étaient claires et nettes, réagir sur place avec fermeté l’ors du moindre incident! Pendant que le match continuait on fouettait le fouteur de troubles…

Theo Fabes n’a jamais pratiqué ce châtiment, il était dégoutté par des actions pareilles. Au départ le foot était une activité scolaire pris au plus grand sérieux.

Theo Fabes raconte :

»Les élèves voyaient les militaires jouer au foot, les noirs étaient fascinés par les attributs tels que les souliers, protège jambes, de multiples bandages autour des cuisses et mollets etc. Après quelques mois j’avais une équipe noire sur le terrain qui ne se différenciait en rien de l’équipe blanche. Pourtant ils jouaient à pieds nus comme des véritables athlètes ! Je n’ai jamais réussit à leur faire nouer correctement les lacets.»

Ce qui était blanc pouvait devenir noir.

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Le recteur Gillon de l'université Lovanium tend le diplôme au premier licencié noir, Monsieur Pierre Lebughe, juillet 1959.

 

 

 

 

 

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L'équipe de football de l'aviation de Kamina 1954.

Dessus : le colonel Galwyck. Giminne (décédé) Rigaux de Tongres Brees de Tirlemont. Fortomme de Tirlemont

En desssous : Ausloos de Tirlemont Georges (ex-Cercle) le colonel De Man d'Aalst ex-Daring joueur Theo Fabes (Diest) et Aerts (ex-Beringen).

Le foot, au Congo, était jusque 1950 une initiative blanche.

Les noirs le pratiquaient aussi mais la façon de jouer n’était pas appréciée. Cela changeait quand des joueurs comme Mukina, Bonga-Bonga, Lolinga etc…renforçait les équipes belges. Seulement alors on réalisait qu’il y avait des ressources importantes sur place !

Le foot blanc au Congo était composé d’équipes d’usines qui avaient formées une ligue. On jouait dans la ville, plus tard on se déplaçait. Des coloniaux venant de l’Angola, la Rhodésie, le Mozambique et l’Afrique équatoriale Française jouaient dans les stades magnifiques de Léopoldville et Elisabethville des tournois internationaux. Les matches de retour se déroulaient à Pointe-Noire, Luanda ou Brazzaville. Pour appuyer l’importance de rencontres pareilles on donnait des trophées prestigieux au vainqueur, tel que la coupe du gouverneur général Jungers ou la coupe du gouverneur-général Ryckmans. Cette dernière trophée a été gagnée par les Dragons.

Après la deuxième guerre mondiale le foot se pratiquat dans le Congo entier, à Boma,Matadi,Thysville,Manono, Costermansville, Usumbura, Jadotville, Stanleyville etc…Les noirs jouaient avec le même enthousiasme mais ne respectaient pas les règles, ni les dimensions prescrites du terrain. Pour eux c’était une invention superflue des blancs. Trouver un référé noir neutre était mission impossible ! Les arbitres blancs se tenaient à l’écart de peur des réactions violentes l’or d’un coup de sifflet sanctionnant une intervention fautive d’un joueur.

Les noirs copiaient le répertoire blanc pour donner un nom à leur équipe. C’est ainsi qu’on povait lire l’Antwerp, Bombardiers, Coqs, Daring, Dragons, l’Excelsior, Lions, Racing, Victory et tant d’autres…

Pour endiguer le fléau de nouvelles équipes on créait la fédération UFASI (Union des fédérations et associations indigènes). Comme tous les footballeurs Anglais rêvent de jouer une finale au stade de Wembley, chaque joueur noir rêvait de jouer une fois dans sa vie aux stades prestigieux de Leopold II ou au Parc Général Ermens.

Theo Fabes a non seulement appris au étudiants noirs comment construire l’avion.

Les militaire belge à Kamina sont devenu des soldat fait tout.

0Fabes a été pendant plusieurs années le coiffeur du camp.

Des centaines sont venu chez lui pour se faire coiffer..

Plus malin qu’un niveau à bulle d’air !

Il va de soi que le foot n’était pas le seule occupation, ni la raison d’être à Kamina de Theo Fabes. Le foot occupait son temps libre. Pendant que son épouse Mia s’occupait de l’administration sociale de la base et multiples autres besognes, Theo essayait d’apprendre aux noirs la spécificité technique de l’aviation.

A la base on coupait les cheveux dans un salon improvisé, on écrivait des sketches, on prenait soin de la rédaction d’une revue etc…Il cite : » J’ai toujours aimé mon boulot et la diversité. Je n’ai jamais pensé à quitter ce paradis terrestre, le Congo. Néanmoins j’étais déçu par les prestations de mes élèves. Je ne dis pas qu’ils étaient bêtes. Non c’était la logique même qu’ils avaient hérité de leurs ancêtres. Prenons comme exemple l’emploi du niveau à bulle d’air. Pendant des jours entiers on avait enseigné l’emploi de cet instrument et le pourquoi de la bulle d’air. Après il y avait la pratique. Pour vérifier leur progrès ils devaient installer un chambrant de porte. Le travail fini je remarquais à vu d’œil que le chambrant de porte était loin d’être perpendiculaire, il y avait une différence d’au moins trois centimètres ! A ma remarque l’élève prétendait que le montage était correct. Par acquis de conscience je prenais le niveau à bulle d’air et à mon grand étonnement je constatais que la bulle se trouvait en plein milieu ! Je n’en croyais pas mes yeux ! Soudainement je remarquais qu’on avait traité l’outil. Les élèves avaient placé le chambrant, remarqué que l’installation n’était pas correcte et avaient simplement raboté l’outil de travail au point que la bulle à air se trouvait en plein centre…Des trucs pareils ils en avaient des dizaines pour tromper l’instructeur! A ma remarque qu’une attitude pareille était indigne d’un bon élève on répliquait que la notion d’une ligne droite était une invention des blancs. La notion de temps, cela aussi était source de palabres interminables. Pourquoi se dépêcher ? Aussitôt un travail fini le blanc imposait autre chose !

Cette manière de penser nous mettait souvent avec le dos contre le mur.

Plus tard je doutais de notre présence. Après tout c’était le blanc l’intrus, c’est lui qui a détruit l’équilibre mental du noir, bouleversé ses traditions, sa façon de penser. Je me consolais en disant que le blanc avait arrêté les épidémies, l’esclavage.

Cela ne sont pas mes épouses, ce sont mes sœurs !

Theo Fabes : » Un autre problème était la polygamie. Les missionnaires imposaient une seule épouse, un véritable choc de culture ! Pour les noirs c’était chose naturelle. De plus ils savaient que les blancs aussi ne respectaient pas toujours cette règle. Dans la base la règle était stricte ; on n’admettait pas plusieurs épouses ! Conséquence on désertait l’école. Finalement c’était eux qui solutionnaient le problème ! Des nouvelles recrues étaient accompagnées par leur épouse et…plusieurs sœurs. Comme la carte d’identité n’existait pas encore

On ne pouvait vérifier et prouver le contraire. On s’inclinait devant cette logique…Le noir avait le don de lire dans nos pensées et de prévoir nos réactions. J’en ai fais l’expérience durant nos randonnées dans les villages. Avec un seul sac de sel on pouvait acheter la moitié d’un village, la condition absolue était de honorer le chef du village et le sorcier ! Ces deux hommes importants étaient malins et perspicace, ils régnaient en maître absolu. Il était normal qu’un noir propose sa femme ou une fille au blanc solitaire. En échange il espérait recevoir une femme blanche pour se distraire…

Si le noir décidait d’apprendre quelque chose chez le blanc c’était par pur égoïsme, il n’attachait aucune importance aux leçons techniques, dans son milieu naturel il n’en faisait pas d’usage ! Est ce que nous avons réalisé une fois que le noir vivait heureux dans sa jungle comme on dit chez nous vivre comme Dieu en France…Ces femmes travaillent pour lui et la nature prévoit à ses besoins.

Mon instinct ne me trompait pas !

Mia et Theo sont restés sept ans à Kamina, sept grasses années ! Theo voyait les choses comme ce qui suit : » En 1957 je n’ai pas renouvelé mon contrat pour un troisième terme et cela à la grande surprise de mes collègues. J’ai du m’expliquer auprès de mes chefs. Pourquoi quelqu’un quitte ce paradis ? Un paradis sécurisé. Kamina était une base militaire solide et avancée. Cette fois je suivais mon instinct plus développé que jamais. Comme instructeur je sentais chez mes élèves une méfiance, une sorte de rébellion grandissante. On recevait des nouvelles recrues plus militantes que jamais, le mot indépendance se faisait entendre dans la base. On refusait de marcher au pas, on boycottait les examens.

Nos élèves n’étaient pas des militaires et donc pas susceptible d’être punie par le règlement militaire. Envers ce changement d’attitude on ne pouvait rien faire.

Ce n’était ni serpents, ni insectes qui m’ont convaincus de quitter ce paradis, mais bien l’insubordination grandissante de nos élèves, en quelque sorte des évolués ! Sous cette pression je ne pouvais rester. L’avenir proche du régime était couvert de nuages noirs. En 1957, trois ans avant l’indépendance, j’étais de retour à Diest avec mon épouse et mon fils de huit ans. J’habitais la campagne et voulais vieillir en toute tranquillité, un petit paradis terrestre comme à Kamina. Cela n’a pas duré longtemps. Sur les lotissements de terre on construisait, des autostrades longeaient notre parcelle, partout du béton et asphalte…Façon de parler, les camions traversaient notre véranda.

Peu de gens comprennent mon désir intense de retourner au Congo, pays du soleil, de la verdure, espace et amitié !

Beaucoup de blancs n’ont pas vécu le changement du régime colonial à la naissance d’un état souverain. Ils étaient déjà dans la métropole.

Theo Fabes, 72 ans, était à Kamina de 1950 à 1957. Kamina avait la réputation en 1960 d’une base militaire d’une importance internationale. En 1950 c’était un lieu désert ou Theo Fabes construisait…

J’ai quitté le paradis terrestre en beauté, je n’ai pas du fuir en panique ni laissé mes biens sur place. Je n’étais pas naïf, mes collègues et moi avions le sentiment d’un mauvais présage, le Congo est une boîte de souvenirs inoubliables !

kaminaTheo Fabes a organisé et a écrit les revues dans Kamina.

Il se trouve ici sur le podium. avec le Piet Van Geel D’ Anvers et Keldermans de Bruxelles.

Football pour les noirs.

Theo Fabes de Diest, 72 ans, respire la vie à pleins poumons. Intelligent, de nature tranquille, il composait à Kamina des sketches, était rédacteur d’une revue. Il a continué a écrire, plusieurs pièces de théâtre ont vu le jour. Sa carrière militaire, adjudant-chef à la Force aérienne, était terminée mais son esprit vivace fonctionne toujours. A Diest on l’a fêté pour ces 50 ans d’acteur et régisseur. Il porte ses médailles avec fierté, elles sont civiles et militaires, méritées durant la guerre en Belgique, l’Angleterre sans oublier le Congo.

On bâtissait les classes de nos propres mains, on était des hommes à tout faire. The Fabes : » Durant la guerre 1940-45 on m’a obligé de travailler en Allemagne, dans le complexe industriel Junkers à Maagdenburg. La j’ai appris le décès de mon père. On m’accordait un congé temporaire que j’ai refusé. C’était une période de tension et incertitude, j’avais peur d’être déporté. A la fin de la guerre je suis parti en Angleterre pour rejoindre la Royal Air Force. Je voulais connaître d’autres pays. A l’age de 17 ans l’occasion se présentait pour joindre le Congo. Avec quatre adjudants, Gaston Rigaux de Nivelles,Lescalier de Liège, Pauwels, moi-même et le commandant Jean De Rycker de Safraanberg et le capitaine Lallemand,

Les souvenirs Africains lui sont agréables. Dans le salon des statuettes en ivoire, des portraits, peintures et objets d’art local. Tout cela prouve que l’Afrique n’avait pas été un rêve mais bien une réalité ! Le sourire continu à éclairer son visage. Avec enthousiasme il raconte les exploits de ses footballeurs. Ancien joueur de Diest il leur avait apprit la technique. Pieds nus, car les « shoes » empêchaient de jouer avec élégance. Cet homme, optimiste indestructible, n’était ni aveugle ni sourd. En 1957 il voyait clair et refusait de signer un nouvel engagement, il a vendu ses biens sur place et choisit la date de son retour en Belgique. Seulement pendant les troubles il s’en est pleinement rendu compte de son intuition…En 1965 à Kleine Broghel il a prit sa retraite. Je ne suis jamais retourner au Congo consciencieux de pouvoir vivre avec mes souvenirs du paradis terrestre que fût le Congo pour moi.

on avait comme tache de construire à Kamina une école technique de l’aviation. Ceux qui ont connu la base en 1960 ne peuvent pas s’imaginer l’état des lieux en 1950. Sur un terrain désert on bâtissait des classes, littéralement avec nos mains comme seul outil. On devait tout savoir faire, on vivait comme des boyscouts. On nous avait envoyé en tant qu’instructeur. On ignorait qu’il fallait d’abord tout construire avant d’enseigner. A aucun moment on a regretté ! Ce fut une expérience unique de modeler, brique par brique, une école entière, des maisons de logement et tant d’autres bâtisses. Je nous vois encore placer l’enseigne de l’école à la grande entrée : Ecole technique ! On était fière comme un paon !

La première phase était la construction, ensuite on devait enseigner notre savoir à des élèves noirs recrutés de coins divers du Congo par les missionnaires. Je ne sais pas si les noirs comprenaient pourquoi ils étaient sélectionnés. En tout cas nous voulions en faire des techniciens valables. A-t-on réussit ? Je ne le crois pas. Le noir n’avait pas le feeling technique, aucune formation à ces fins. Il n’avait pas d’intérêt direct ; La nature lui procurait tout sans disposer de moyens techniques ! En plus notre enseignement était branché sur l’aviation et le noir n’en voyait pas l’utilité. Le plus grave est que les ethnies différentes ne pouvaient s’accommoder sous un même toit. On s’ignorait, on ne parlait pas. Certains d’entre eux préféraient parler l’Anglais afin de mettre leurs collègues dans un désarroi total. Ce problème était présent dès le début et ne faisait que s’accentuer. D’Abord ils se disputaient entre eux, ensuite ils refusaient d’accepter l’autorité du blanc. Les théories révolutionnaires promulguées dans le livre de Lumumba prenaient possession de leur esprit.

Je comprends le général Janssens, s’exprimant devant la statue de Leopold II à Léo : » Sire, ils ont tout gâché ! »


veterans kamina

Les vétérans de Kamina doivent se rappeler indubitablement ce « Canaris ».

L'équipe a été fondée et a été entraînée par Theo Fabes et ils ont rarement perdu le match..

Les lacets du shoes se cachaient dans les bas.

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Dans l'école pour l'administration dans la ville de Léopoldville de l'époque,

la carte « de la métropole » de la Belgique pendait évidemment au mur.

kamina écolefabes kamina

Pas de racisme, la lecture bien moderne et les locaux flambant neufs dans le nouveau collège d'Usumbura.

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Une photo de l'année 1960.

Les élèves infirmières noires au microscope dans l'institut de formation de la clinique de l’université Lovanium.

L'étude pour les infirmières noires et blanc dure au moins trois ans.

 

© 2002 Gust Verwerft - Congo-1960

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Een auteur van een programma kan de namaker van zijn werk strafrechtelijk laten vervolgen, maar dat kan alleen als het namaken kwaadwillig of bedrieglijk is gebeurd. Niet alleen de namaker is strafbaar, ook wie namaakprogramma's voor handelsdoeleinden verkoopt, in voorraad heeft voor verkoop of invoert in België, overtreedt het auteursrecht.
Delcol Martine